Mon Papa 2
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Tu le sais cher lecteur, mes relations avec ma famille sont, ont, toujours été compliquées.
Tout au long de ces années durant lesquelles j'ai essayé d'être celle qu'on voulait que je sois, j'ai toujours senti le regard désapprobateur des miens, spécialement de mon papa.
Lire la déception dans ses yeux fut un crève-cœur permanent. J'ai essayé pendant si longtemps de faire en sorte qu'il soit fier de moi!
Rien n'y faisait. Faut dire aussi que j'étais pas douée pour satisfaire mon entourage.
Toujours à côté de la plaque, j'en ai parlé si souvent ici cher lecteur, que je t'invite à consulter mes autres articles.
Bref, j'ai souffert quand celui qui est devenu mon ex-mari a demandé ma main à mon papa, qui lui a refusé sous prétexte que je n'étais pas fiable, et que je ferais son malheur. (oui, il avait raison, mais j'aurais voulu que mon promis le découvre par lui-même....)
J'ai souffert quand mon mari et mon papa ne se parlaient plus. Prise entre eux deux, je n'entendais que des critiques pour l'un de la part de l'autre. Pendant 2 ans je me sentais déchirée entre les 2 hommes que j'aimais le plus au monde.
J'ai souffert quand je suis allée une journée entière chez mes parents expliquer à maman pour quelle raison je demandais le divorce et quittais ce qui était légalement mon foyer.
J'ai souffert quand le lendemain j'ai appelé maman pour savoir ce que papa pensait de ma situation et qu'il avait simplement dit que comme elle il pensait que "ce sont des gamineries".
J'ai souffert quand j'ai appris que mes enfants ne voulaient plus voir leurs grands- parents à cause des différences visibles qu'ils ressentaient par rapport à leurs cousins et cousines, qui leur étaient préférés.
J'ai souffert de devoir pendant vingt ans demander la permission une fois par mois d'aller voir mes parents un après- midi, alors que mes neveux et nièces y allaient toutes les semaines.
Oui, bon, je t'arrête tout de suite cher lecteur, tu as raison, j'ai laissé faire, à m'apitoyer sur mon sort, au lieu de réagir et de me libérer de cet enfer plus tôt.
Bref.
C'est à mon départ que l'attitude de mon papa a changé. Plus disponible, plus intéressé, je l'ai vu enfin fier de moi le jour où il m'a vue pour la 1ère fois en uniforme.
Lire un peu de fierté dans ses yeux fut une expérience on ne peut plus enrichissante, et j'ai encore ce regard dans le coeur.
Regard qui m'accompagne parfois, les jours de bleus.
Lorsque sa santé s'est dégradée, je n'ai pas compris qu'il était devenu un vieil homme.
Pour moi, il restait le héros de mon enfance, grand, fort, sage, respectueux et respectable.
C'est quand il a fait une méningite que j'ai enfin compris qu'il n'était pas immortel.
C'est quand je suis allée le voir à l'hôpital que j'ai compris qu'il avait un avis différent de celui de maman, mais qu'il n'osait pas le lui dire.....
Je revis comme si c'était hier cet après-midi là quand je suis allée lui rendre visite à l'hôpital. Bourré de médicaments, il n'avait plus toute sa tête, mais cela ne l'a pas empêché de me reconnaître, et de dire à l'infirmière que j'étais sa fille. Laquelle a t'elle demandé, je sais que vous en avez plusieurs....Sa réponse: " C'est Michèle, la 3ème, celle qui a divorcé parce que....elle était trop malheureuse......"
Cette petite phrase, dite sans réflexion aucune, fut comme un coup de poing pour la fragile personnalité que j'étais.
Papa savait que je vivais un enfer. Il savait, mais ne disait rien. Qui l'aurait approuvé? Qu'aurait-il pu faire? venir me chercher avec mes 3 enfants? m'envoyer vivre dans un couvent? casser la figure à mon mari???
J'ai alors compris qu'il a juste respecté mon choix. Cher papa, tellement discret, tellement bienveillant, même quand il s'agit du bonheur de l'une de ses filles....
Après cet épisode, j'ai posé un autre regard sur lui.
En l'observant, je me suis rendu compte qu'il savait combien j'étais malheureuse parce que lui aussi l'était.
Bien sûr, il aimait maman. De tout son cœur, de toute son âme, et je ne juge pas du tout le couple qu'ils formaient, ce n'est pas mon rôle, pas mon histoire, pas ma vie.
56 ans durant, ils sont restés mariés, difficile d'imaginer l'un sans l'autre.
Pourtant, deux ans après sa méningite, il fit un AVC. Je me rappelle son départ en ambulance, la tête penchée, tout incapable qu'il était de la remettre droite, il trouvait ça bizarre, en rigolait même, il était à des lieues de penser que son état était inquiétant, voire grave.
La peur de maman, qu'elle n'a jamais exprimée, fut je pense l'un des plus grands chocs de sa vie. Bien sûr, elle a tout fait pour ne pas y succomber. Elle s'est battue pour que personne ne s'en rende compte, comme une lionne, comme à chaque fois qu'il se passe un truc. Donner le change, montrer sa force, c'est ce qu'elle fait de mieux. Je l'ai admirée tellement souvent pour ça! malheureusement, la peur laisse des traces, qu'on ne soupçonne pas.
Quand papa est revenu, amoindri mais pas handicapé, La joie d'avoir retrouvé son mari pratiquement aussi fringuant qu'avant a vite fait place à la colère.
Colère d'avoir eu aussi peur de le perdre, colère d'avoir perdu la vie d'avant, colère de le voir affaibli. Tout ça n'était pas conscient de sa part, évidemment.
Maman est une belle personne, jamais elle ne ferait de mal à quiconque. Sa gentillesse et son dévouement sont admirables. Je le dis sincèrement, et jamais je ne lui jetterais une pierre, surtout pas une qu'elle m'aurait lancée.
Ceci dit, il est devenu difficile pour moi d'aller leur rendre visite par la suite. J'avais l'impression que maman en voulait à papa et qu'elle lui faisait payer ses peurs.
Je ne compte plus ces moments si désagréables pour moi quand elle lui râlait dessus, qu'elle lui faisait des reproches, qu'il ne disait plus rien, parce qu'en présence de visites, elle le contrdisait.
Moi ça me faisait mal, de voir papa se taire, subir, accepter de passer pour un bouffon ingrat, simplement parce qu'il l'aimait.
Je réalise en écrivant ces mots que lui et moi nous étions pareils. Laisser tomber plutôt que créer un conflit.
La paix plutôt que la dispute.
Plus j'y pense, et plus je comprends pourquoi je me sentais si proche de lui.
Maman me reprochait souvent d'être sa préférée ( bien sûr...tu es sa seule blonde entendais je avec une sorte de rage sourde dans la voix..), mais c'était plus que ça. Comme lui je suis hypersensible. Comme lui je ne comprends pas ce monde dans lequel j'évolue. Comme lui, je fais en sorte de ne pas sortir du cadre, d'être bien comme il faut, de ne pas faire de vagues. Sauf que lui y est arrivé, moi pas.
Si je raconte à quel point cette situation me pesait, c'est parce qu'un jour, en fin d'après- midi avant de prendre mon service, je me suis arrêtée chez eux, pour dire bonjour.
Il était seul, et m'a ouvert sa porte, comme à son habitude. En parlant de choses et d'autres, tout à coup, il s'est laissé aller à cette confidence:
Tu sais, m'a-t-il confié des larmes dans les yeux, je sens bien que je suis en trop et que j'aurais mieux fait de mourir quand j'ai fait mon AVC....Ta maman serait aujourd'hui une veuve heureuse, et elle n'aurait plus à s'occuper de moi.
Entendre cela de sa bouche m'a ébranlée comme jamais aucune autre personne n'a réussi à le faire, j'en suis encore toute chamboulée maintenant que je l'écris, pas loin de 10 ans après.
Que faire d'une telle information?????
J'y reviendrai, mais sur le moment, je n'ai pas su faire autrement que la ranger dans un coin de ma tête, en me disant que jamais personne d'autre ne saurait ce qu'il s'était permis de me confier.
C'est avec beaucoup d'amour pour lui ( tu te doutes bien cher lecteur qu'il y en avait beaucoup moins pour maman...!) que je me suis mise à aller souvent leur dire bonjour, et j'avais l'impression que même si ça dérangeait maman, papa prenait plaisir à mes visites.
Un jour, alors qu'il était seul toute la journée et que j'étais allée lui faire à manger, j'ai pris mon courage à 2 mains pour lui demander si il m'en voulait d'avoir divorcé.
Il a posé son couteau, lentement, et gentiment m'a répondu que non, mais qu'il m'en voulait d'avoir attendu si longtemps avant de partir.
C'est cet aveu qui m'a réellement permis de réaliser à quel point il laissait la place à maman, la laissant exprimer ce qu'elle ressentait en leurs deux noms, sans essayer de la contredire, ç'aurait été peine perdue.
Bref.
C'est au printemps 2020 que nous apprenons qu'il est atteint d'un cancer du poumon.
Après avoir passé plus de 60 à fumer la pipe, il fallait s'y attendre, le chos de cette nouvelle n'en fut pas moins un cataclysme.
Séjours à l'hôpital, tuyau d'oxygène dans le nez, examens en tous genres deviennent son quotidien.
A l'époque, je vis une idylle avec Olivier Ph qui m'encourage à passer un maximum de temps avec ce papa que j'aime tant. Lors de l'un de ses séjours à l'hôpital (un de plus, je ne les ai pas comptés, mais sache, cher lecteur, qu'ils ont été nombreux), je l'appelle pour prendre de ses nouvelles. C'est au cours de cet appel qu'il me dit qu'il en veut plus d'examens, qu'il veut partir, et qu'il aimerait rentrer à la maison, pour y mourir tranquille. Il me dit qu'il a eu une belle vie, qu'il ne veut pas qu'on le tarabuste dans tous les sens jusqu'à ses 100 ans, qu'il est fatigué de tout ça, et qu'il veut qu'on lui laisse la paix de partir comme il le veut. Moi je le comprends, et même si cela m'est insupportable, je m'engage à ce que cette volonté de partir en paix soit respectée. (en fait, je ne me sens pas trop de le faire, mais comme Olivier me le dit, si il me 'a dit à moi, c'est parce qu'il sait que moi seule peux l'aider )
Donc, le lendemain, armée de mon courage, je monte vers maman en lui disant qu'elle doit se préparer, nous allons chercher papa, c'est ce qu'il m'a demandé après tout.
Evidemment...que crois-tu qu'il se soit passé cher lecteur????
Elle refuse tout net.
Argumente avec force que les médecins peuvent encore le soigner, qu'il y a encore plein d'examens à lui faire, qu'il est mieux là bas qu'à la maison, car , aussi, et ça j'en conviens, elle ne pourrait pas s'en occuper seule.
Je balaie chacun de ses arguments avec le peu de force dont je suis capable ( il s'agit de ma maman, et je n'arrive pas à l'affronter..) et c'est là que malheureusement je lui dis ce que papa m'avait confié, ce fameux jour, quand il m'avait touchée si profondément....en le disant, je sais que je merde comme jamais, et maintenant encore je sais, je sens qu'elle m'en veut pour lui avoir révélé ça.
Je rentre chez moi, bredouille, tellement mal d'avoir blessé maman, de n'avoir pas pu aider papa.
Quelques jours après, j'apprends qu'elle lui a raconté ma visite, et qu'au lieu de lui dire que oui, il voulait vraiment rentrer à la maison, il l'a juste rassurée en lui confirmant que " tu sais bien que Michèle on pas croire ce qu'elle dit...!"
C'est là que je réalise que jamais je ne serai prise au sérieux par personne, surtout pas au sein de ma famille. Mes sœurs m'engueulent parce que j'ai "poussé" papa à ne plus se battre, je passe pour une fille égoïste, cruelle, inconsciente, mauvaise dans cette famille qui pourtant est sensée 'aimer, m'aider, me protéger.
Je laisse tomber, je n'ai plus grand chose en commun avec ces gens qui semblent savoir mieux que moi ce qui est bon pour moi.
Je réussis malgré tout à passer un moment seule avec mon papa dans sa chambre d'hôpital, encouragée comme toujours par Olivier Ph. qui se montre exemplaire au cours des dernières semaines de vie de cet homme qui reste mon héros, même dans cette putain de maladie.
Je ne dévoilerai pas ici ce que fut cette dernière vraie conversation avec lui, sache juste, cher lecteur, qu'elle m'a permis de le laisser partir avec calme, sérénité, amour et tendresse.
Par contre, j'aime à raconter cette anecdote:
La dernière fois que je l'ai vu en pleine possession de ses moyens, il était couché dans son lit d'hôpital. Au moment de partir, je me suis penchée au-dessus de lui, afin de lui poser un baiser sur le front. A ce moment-là, il me demande où et maman, car il ne la voit pas. Je lui dis elle est là, derrière moi. Ah, répond-il, elle est cachée derrière toi, parce que qu'est-ce que tu es devenue grosse !
Ces mots furent les derniers qu'il m'ait adressés. Je reconnais bien là son sens de l'humour, et je me rappelle encore cette étincelle dans ses yeux, celle qui brillait quand il disait une bêtise, qui me faisait rigoler, qui faisait souvent enrager maman.
C'est un matin d'octobre que je reçois un appel me disant qu'il fait me dépêcher d'aller le voir car selon les médecins il n'en a plus pour longtemps.
Nous prenons la voiture Olivier Ph. et moi, pour arriver dans une chambre d'hôpital où sont déjà mes sœurs, mes beaux-frères, maman. Il cherche son souffle, en panique, essaie de se lever, de se coucher, de s'asseoir. Le médecin arrive, lui propose une piqûre qui le plongera dans le coma, jusqu'à la fin. Il accepte.
Au moment de ce geste, je cherche la main de ma sœur aînée, qui me repousse, je me réfugie dans les bras de mon homme.
Me reste la soudaine sérénité endormie de cet homme qui fut tellement pour moi. je décide de laisser la place dans la chambre à sa sœur qui vient d'arriver, rentre chez moi, envoie mes meilleures ondes pour qu'enfin il puisse s'en aller calmement.
C'est vers 21h00 que ma sœur m'appelle pour me dire que c'est fini.
Ainsi s'achève l'histoire terrestre de cet homme sans lequel je ne serais pas celle que je suis. Il m'a tant appris. Continue encore maintenant de m'apprendre. Par son comportement, sa droiture, sa respectabilité.
Je le sais bien là où il est, entouré de ceux qu'il a aimés, à attendre ceux qu'il aime.
Il lui arrive de venir me rendre visite, dans mes rêves, ou pendant une séance d'autohypnose, il est venu peu de temps après le départ d'Anne- Claude, me dire qu'elle était là, à ses côtés, et que je devais continuer à faire confiance à la Vie.
Ce que j'essaie de faire jour après jour.
Je le lui dois bien.
coupable de vivre
Entendre mes tantes lors de l'enterrement de ma petite soeur dire que c'est Michèle et non Anne-Claude, toujours si gentille et souriante, qui aurait dû mourir, ça aurait fait moins de mal à ma maman, ça m'a ébranlée plus que ça n'aurait dû.
Pas parce que ces vieilles pies sont irresponsables, stupides et médisantes, mais parce que si elles en sont arrivées à cette conclusion, c'est parce que maman leur a brossé un portrait de moi tellement peu flatteur qu'elles sont persuadées que depuis qu'Anne Claude est partie je n'ai plus ma place dans leur sacro-sainte famille.
Soit.
Cette famille refuse de me reconnaître comme l'une des leurs, grand bien leur fasse, je ne me battrai pas pour leur montrer que mon sang est pareil au leur, c'est gâcher une énergie que je n'ai pas, et j'ai pas envie d'être membre d'une famille aussi peu ouverte sur le monde. Qu'ils restent entre eux, ça me va très bien.
Ce qui blesse par contre, c'est ce que Maman leur a raconté qui me pose problème. Oh bien sûr, je n'ai pas les qualités de mes soeurs, et c'est pas faute d'avoir essayé de leur ressembler...Je suis juste différente, et je le regrette.
Mais je peine à trouver des excuses à cette femme qui jure par tous les Dieux de la création qu'elle aime tous ses enfants de la même façon, alors que ce n'est pas vrai.
Bref, je m'égare, parler des relations conflictuelles entre Maman et moi n'est pas le but de cet article.
Quand Océane et moi avons découvert le corps sans vie de sa belle maman, j'ai été choquée. Choquée par ce cadavre inerte, froid, défiguré, ensanglanté et déjà bouffi par la mort, intervenue plusieurs heures auparavant.
Ce spectacle, bien que pas joli à voir, m'a donné à réfléchir, et une des premières choses qui me soit venue à l'esprit a à été pourquoi elle et pas moi???
Si Nao devait perdre une grand maman, pourquoi n'est-ce pas moi qui m'en suis allée?
Qu'est-ce que j'ai encore à montrer à ce monde dégueulasse qui me retient ici?
N'ai-je pas encore assez créé de déceptions, larmes et colères autour de moi?
Cette femme à laquelle nous avons dit au revoir, c'était une femme exceptionnelle de gentillesse, de sourires, de compréhension, de patience et d'abnégations. Tous le contraire de moi...
Qu'a donc fait Nao pour mérité que le seule grand ère qui lui reste soit justement celle qui n'a rien en dedans, qui passe son temps à se plaindre, à se créer des problèmes, et à décevoir son entourage.?
Quand je vois ce petit bonhomme si adorable, doux, curieux et intelligent, je ne peux m'empêcher de me dire qu'un jour lui aussi va me regarder avec des larmes de déception dans les yeux. Peut-être est-il appelé à vivre ce moment-là pour aider à l'évolution de son âme, mais c'est tellement cruel de la part du Destin de lui avoir enlevé cette mamie qui l'aurait rendu si heureux et de lui avoir laissé celle qui immanquablement lui fera du mal un jour. Sans le vouloir, mais cela se fera.
Sylvia, l'autre Mamie, avait cette force de tout donner aux siens, c'était une louve, elle aurait n'importe quoi pour protéger sa meute...
Moi, on le sait, au moindre souci je pleure sur mon sort et je me cache....
Oh je sais que ma mission ici n'st pas finie, qu'il me faut encore rester pour servir ceux qui disent m'aimer, que j'ai encore du ménage, du repassage, des paiements et plein d'autres corvées à remplir. Je sais que mon entourage compte sur moi pour faire à leur place ce qu'ils n'ont ni la force, ni l'envie de faire. Je sais que ma présence leur permet de se sentir forts ( au moins on est mieux qu'elle, et ce qu'elle accomplit ne vaut rien, mais Moi je sais que ma mission est importante!)
Je sais que mon exemple sert à ne pas être suivi....pauvre Nao, il n'a pas fini d'entendre " surtout ne fais pas comme ta grand mère, regarde comme ça lui a pas réussi"
Ma place est et restera-t-elle celle de cette connasse qui rate tout, qui n'est pas capable de construire quelque chose de solide et durable, qui passe sont temps à se ridiculiser à force d'essayer de trouver son chemin??
OK, je veux bien.
Mais qu'on ne vienne pas me dire que la vie est belle, et qu'elle sait faire des cadeaux. Prendre à cette famille la grand maman dont Nao avait besoin est d'une cruauté qui dépasse l'entendement,
J'espère que Naon'aura pas à me supporter trop longtemps.
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Energie
Cette frustration permanente d'être en attente de ce qui ne vient pas me bouffe mon énergie vitale, et me laisse complètement abattue, sans force, sans aucune envie de continuer, sans envies et sans plaisir.
Frustrée, je pense que c'est moi qui ai inventé ce mot....C'est bien beau de dire qu'il faut donner sans rien attendre en retour, c'est autre chose que se sentir utilisée à longueur de temps, et de constater que ce qu l'on fait n'est jamais apprécié, ou alors du bout des lèvres.
Les gens ont bien compris qu'il suffit de me dire merci pour que je continue à combler leurs moindres désirs, il en a toujours été ainsi, et ils ne comprendraient pas que ça change....
Me dire que moi dans leur situation je réagirait différemment, ne m'aide pas, au contraire...Et ça m'énerve profondément quand on me dit que je dois me faire une raison, et accepter que personne 'a ma sensibilité...je le sais, c'est pas une raison pour me piétiner sans arrêt.
Ok, je dois parvenir à me faire respecter, mais honnêtement, je ne sais pas du tout comment m'y prendre, sans me sentir égoïste, prétentieuse, et capricieuse.
Je m'explique:
Ok, j'aide Olivier dans son périple, et il me remercie régulièrement pour ce que je fais ici, mais quand j'ai besoin d'une oreille attentive parce que je suis au plus mal, c'est silence sur la ligne....
Ok, j'ai clairement expliqué à ma fille que j'espérais faire partie de sa vie activement au cours de sa grossesse,, malheureusement, il a fallu quelques mots un peu forts pour que je sois rayée de ce processus merveilleux, de même que pour les préparatifs de son mariage, auxquels je me réjouissais de participer.
Ok, je prends en charge les cours pour Raïssa, qui a dû s'absenter une semaine, je doute néanmoins qu'elle en fasse de même si c'est moi qui étais absente...
Ok, je prends régulièrement des nouvelles de mes amis, Benj, Yann, Pierrot, mais c'est rare que j'obtienne des réponses, principalement depuis que j'ai exprimé mon désir de ne plus parler de l'accompagnement que j'offre à Olivier...
Bref....Beaucoup de situation dans lesquelles je me dis que moi je ne réagirais pas comme eux, et cela crée chez moi des déceptions, de la frustration, et je le crains, de la rancoeur.
Pourquoi suis-je autant dans cette attente de ces marques d'affections que visiblement je ne dois pas mériter à leurs yeux???
Pourquoi je n'arrive plus à me contenter de cette lumière que je percevais dans leurs yeux ou le ton de leur voix, me laissant croire que mon aide ou mes sollicitations leur étaient bénéfiques.
Pourquoi me sens-je de plus en plus seule, incomprise, délaissée et inintéressante à leurs yeux??
Lutter contre cette frustration permanente me fait beaucoup de mal, et je cherche un moyen d'y échapper.
Ne plus voir personne ne m'y aide pas beaucoup, tout au plus, cela me rassure parce que je n'ai plus aucune attente. Donner sans retenue, sans attentes, c'est la clé pour trouver un semblant de sérénité, mais quand cela devient une habitude, pour les autres, de recevoir sans scrupules et sans rien donner en retour, ce n'est plus du don, c'est de la servitude.
De par la nature même de la relation que j'entretiens avec Olivier, il est clair que je ne suis pas près de sortir de cette frustration. Malgré tout le respect qu'il me porte, et je sais qu'il en a pour moi, je reste comme une conne à espérer qu'un jour il sera à nouveau mon partenaire, mon "Homme", mon conjoint. Je sais qu'il ne voit pas notre relation de cette façon, et l'entendre me parler des poufs qu'il saute dans son périple me laisse un goût amer, me fait me poser tellement de questions:
Pourquoi? pourquoi ne lui suffis.je pas? pourquoi a-t-il ce besoin de liberté affective, physique, amoureuse et énergétique? pourquoi ne comprend-il pas que j'ai mal de ne plus pouvoir le voir, le toucher, le respirer? pourquoi son regard a-t-il changé à mon sujet? pourquoi ne suis-je pas assez bien pour lui, malgré tout le bien qu'il dit de moi???
Pourquoi ne puis-je pas lâcher prise pour cet amour impossible? pourquoi ne reprends-je pas ma liberté affective, physique, amoureuse et énergétique? pourquoi ne puis-je envisager un avenir amoureux et sexuel avec un autre homme? pourquoi ai-je tellement peur de le perdre, alors que c'est justement la raison pour laquelle il est parti?
MAIS QUE'EST-CE QUE J'AI FAIT POUR QU'IL S'ELOIGNE DE LA SORTE????
Ces questions, auxquelles s'ajoutent celles concernant l'éloignement de ma fille, celui de mes amis, me font me demander si je ne suis pas en train de devenir folle.
Obsessionnelles, elles tournent en boucle dans ma tête, et je n'y trouve aucune réponse.
Les livres que je lis m'encouragent à trouver le bonheur en moi, à ressentir l'Energie Universelle, à me remplir de bienveillance, d'amour, de sérénité.
Moi je veux bien, mais comment puis-je y parvenir si je constate jour après jour que je ne suis qu'une merde aux yeux de ceux que j'aime.
Je lis en ce moment un livre ( la Prophétie des Andes) qui m'encourage à me relier à cette Energie, et de cette façon 'obtiendrai ce que je demande, la vie me l'offrira.....
J'ai bien envie d'y croire, mais je me rends compte que cette Energie tient avant tout compte du libre-arbitre de chacun, on ne peut avoir d'impact sur les sentiments....du coup, je vois bine que cet amour des autres ne me sera pas apporté, y croire serait une nouvelle fois source de frustrations, de déceptions, de rancoeurs....
Du coup, ben je me sens comme un serpent qui se mord la queue. Je demande de l'amour pour me sentir bien, mais il faut que je me sente bien pour mériter cet amour, dont j'ai besoin.
Lutte incessante dans mon esprit, dans mon corps, dans mon coeur. insolvable problème dans ma recherche de sens à donner à ma vie.
Elle est bien belle cette Energie, mais en quoi pourrait-elle m'aider si personne na envie de la voir en moi??? pour quelle raisons devrais-je m'en remplir, si personne ne pense qu'elle mérite d'être chargée à mon contact???????
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solitaire
Alors que jusqu'à présent, et tu es bien placé pour le savoir cher lecteur, j'ai toujours parlé de mes prises sans tabou, pudeur, ou même honte, je me rends compte que maintenant, ce qui me fait du mal ne sort plus. Raconter ma vie et mon passé ne m'a jamais posé de problèmes, au contraire, je trouvais une sorte de réconfort à revivre oralement ou par écrit mes galères, et je sentais que les oreilles attentives tiraient quelque chose de mes expériences malheureuses...ou du moins, j'avais l'impression d'avoir cette faculté d'interpeller, voire faire réfléchir mes interlocuteurs.
Ca c'était avant...
Avant quand je pensais avoir encore une petite place dans ce monde. Toute petite, mais cela me suffisait.
Les interactions avec mon entourage de ces dernières semaines viennent de me prouver qu'une fois de plus je me fourvoyais gravement.
Penser avoir une quelconque importance dans la vie de ceux que j'aime...Non mais !!! Pour cela il aurait fallu avoir quelque chose de beau à répandre...
Et bien évidemment, il aurait fallu que je regarde ailleurs que mon nombril, je me serais épargné bien des désagréments.
Quand je pense à toutes ces années au cours desquelles je pensais avoir droit à un minimum d'attention, j'ai vraiment honte. Comment ne me suis-je pas aperçue avant que mes histoires et ma petite personne n'avaient pas le moindre intérêt?? Penser le contraire est d'une prétention grossière, malhonnête, et impardonnable.
Enfin...pas tout à fait...
Je m'explique:
Tant qu'en parlant de moi je laissais la possibilité aux autres de me dicter ma conduite, faisant en sorte de suivre leurs bons conseils, comme une gamine incapable de savoir ce qui est bien ou mal, tant que je leur laissais le droit de me manipuler, le droit de me dire ce que j'avais à faire et que j'obéissais à leurs directives, mes déboires et mes souffrances leur semblaient intéressantes, rassurantes, et me voir me ridiculiser dans mes souffrances leur donnait ce sentiment de bien-être, les confortant qu'au moins, eux, ne se mettraient jamais dans les positions que je leur dévoilais.
Bref, tant que je restais un jouet de leur bienséance, on me laissait le droit de me raconter, on m'y encourageait même, se délectant de me voir fragilisée, se réjouissant de me manipuler au gré de l'humeur, de la météo, de je ne sais quoi encore:
-Tu ne devrais pas t'accrocher....Laisse tomber...Oublie ce mec...A ta place, je l'aurais envoyé balader... Achète cette voiture...Prends cet appartement.. Fais ce job... Pense à toi...Sors, fais des rencontres...Amuse toi...Arrête d'aider cette personne...Cesse de l'aimer...Ne côtoie plus cette personne.....
Tant que je suivais aveuglément ces bons conseils, j'étais leur poupée, leur jouet.
Depuis ma retraite, et la prise de conscience que ma vie, c'est moi qui la vis, depuis le départ d'Olivier et cette prise de conscience que personne autour n'a envie de comprendre ce que je vis, j'ai pris de la distance avec ces "Bien-penseur-de-ce-qui-est-le-mieux-pour-moi (!!)"...je me rends compte que faire les choses comme je les sens et non comme on me les dicte fait grincer des dents.
Oh mince...mon entourage est en train de perdre ce qui faisait leur bien, à savoir, me dicter sans scrupules ce qui leur paraît convenable, sans se demander si cela me convient.
Nombre de personnes auxquelles j'ai expliqué ma démarche de prendre mes distances l'ont mal compris, l'ont mal pris.
Tellement de gens que je croyais mes amis, mes soutiens, mes rocs, m'ont tourné le dos. Me pensant ingrate, égoïste, et ne prennent même plus la peine de me contacter, ne serait-ce que pour me demander comment je vais- J'ai beau leur écrire, pour prendre de leurs nouvelles, c'est très rare qu'on me réponde un "je vais bien", la plupart du temps, je n'ai aucun retour.
La leçon à tirer de ce fait, c'est que oui, mes souffrances et galères n'intéressent personne quand je décide de les gérer selon mon instinct, et non selon le leur.
Soit. Comment alors encore oser parler de mon quotidien? Comment avoir encore ce toupet de communiquer ce que j'ai en-dedans?
J'ai toujours eu peur de déranger les autres, j'ai la preuve que depuis tout ce temps c'était le cas... Oh comme j'ai Honte!!!!
toutes ces années pendant lesquelles je pensais avoir des amis et une famille sincères, alors que je n'étais qu'un bouffon à leurs yeux, voire un boulet..
Comment ai-je pu me tromper à ce point sur ceux que j'aimais, dont l'opinion avait de l'importance pour moi... Gagner leur gentillesse, en obéissant les yeux fermés à leurs injonctions faisait de moi leur objet, et je réalise en écrivant ces lignes à quel point j'ai dû être ridicule à leurs yeux.
A toi cher lecteur, je confie que jamais ô grand jamais je n'exprime ici une colère ou une amertume à leur égard. Au contraire, je pense sincèrement que n'importe qui autour de moi a agi de manière naturelle, et va savoir, j'aurais sûrement agi aussi de la sorte avec une personne aussi faible et sans intérêt que moi, qu'on soit d'accord.
Non, la colère que je ressens c'est vis-à-vis de moi que je la dirige. Colère, honte, complexe, tous les adjectifs négatifs sont bon à prendre pour exprimer ce que je ressens au fond de moi.
Le truc arrangeant dans cette prise de conscience, c'est que vu que j'ai pris mes distances avec tout mon entourage sans exception, en dehors de mon petit, que lui, doit vivre un enfer de me voir tous les jours, ben je n'ai pas à présenter mes excuses d'avoir été si conne depuis tant d'années...
Du coup, ma solitude toute récente, je la vis comme un soulagement, et je n'ai pas envie d'y mettre un terme.
J'interagis avec les autres quand je n'ai pas le choix, genre pendant mes cours, dans mon futur travail, pour les réunions de famille...Passé ces moments, je me sens de mieux en mieux seule, j'apprends à me faire plaisir, même si c'est encore difficile parce que je ne sais toujours pas ce qui me fait du bien.
Mes jours passent tous pareils, télé, bruit de fond qui m'empêche de réfléchir, siestes entrecoupées de remords face à ce stupide comportement devenu habitude et tellement dérangeant pour les autres....
Envie d'en finir, encore plus qu'avant, parce que je ne vois pas comment je pourrais encore apparaître devant tout ce monde que j'ai amusé sans imaginer que je suis un véritable fardeau pour eux.
Qu'on oublie que j'ai existé me conviendrait bien, pouvoir disparaître sans que personne ne s'en rende compte, serait le top.
J'ai gêné et emmerdé tous mes proches pendant si longtemps, je sens bien que ça ne serait que leur rendre une part de leur liberté si je ne m'en approche plus.
Ma retraite m'a fait beaucoup de bien, le départ d'Olivier Ph encore plus.
C'est grâce à ce départ que j'ai compris que mon entourage n'a jamais voulu me comprendre ou me venir en aide, mais s'est servi de moi pour juger, condamner, et me faire exécuter les sentences selon leurs codes, sans tenir compte de ma sensibilité, de mes besoins, et de mes envies.
Et je réalise que leurs codes ne sont pas les miens, et que si j'ai autant galéré tout au long de ces années, c'est pas parce que je n'ai pas eu de chance, c'est juste parce que je n'ai pas fait les choses selon mon destin.
Ma mission sur terre, ce n'est pas faire en sorte que tout le monde se sente rassuré par mes erreurs en se disant qu'au grand jamais ils ne feraient les mêmes, non, ma mission c'est faire bouger les mentalités en faisant les choses selon moi, et en montrant que ça marche.
Quitte à perdre tous ceux que j'aime. Apprendre à ne vivre que pour moi est un défi monumental, mais il va bien falloir que je m'y colle, c'est actuellement la seule opportunité qui s'offre à moi.
Laisser parler mon moi intérieur me fait perdre tous ceux qui comptent à mes yeux, ma famille, mes amis, celui que j'aime. Ne plus pouvoir me manipuler à leur guise les déçoit, et leur fait perdre tout l'intérêt qu'ils avaient pour moi. sans ces manipulations, je ne leur suis plus d'aucune utilité, puisque c'est la seule chose qu'on me trouve de positif. On n'étais d'accord de me voir que pour faire de moi ce que l'in voulait, maintenant que je l'ai compris et que je suis bien décidée à ne plus me laisser influencer, on ne veut plus de moi nulle part, et c'est la preuve que je n'ai rien apporté à tout ce petit monde depuis tout ce temps.
Tant pis, j'ai perdu ceux que j'aime, c'est le prix à payer pour redevenir celle que je suis.
Du coup, vu sous cet angle, ma solitude devient une amie, non pas un poids lourd, et je la vis bien.
Oh bien sûr...par moments j'oublie ce dont j'ai pris conscience ces dernières semaines, et j'ai envie de revoir mes amis, mes enfants, ma famille. Bien sûr j'ai envie de sentir les bras d'un homme me serrer, ses mains sur moi, son corps s'abandonner en moi, revoir le désir dans les yeux de l'homme que j'aime....envie de recommencer à voir du monde...
Puis je me rappelle ce que je suis, ce qu'on veut que je sois, cette incompatibilité entre les 2, et je me ravise.
Non, je ne flancherai pas. Non, je ne contacterai personne aujourd'hui pour savoir comment ça va, non, je n'essaierai pas de voir quelqu'un qui n'en a pas envie.
NON je ne communiquerai pas, je ne raconterai plus ce que je vis, je le garderai pour moi.
Il est temps de mettre de la distance entre ce que je ressens et ce que je partage. Mon cœur saigne, il se sent seul et abandonné, il ne s'en remettra pas, mais je ne le dirai plus.
Cela n'intéresse personne, surtout depuis depuis que j'ai décidé de n'en faire qu'à ma tête.
Ma souffrance, je la porte désormais en moi tel un trésor, précieux, qui m'appartient et que je chéris. Je ne la partagerai plus, ce monde ne le mérite pas.
Toi-même cher lecteur, pose-toi la question:
Me lire ne réveille-t'il pas en toi un désir malsain de juger ma vie en te disant " Merci de ne pas être comme elle, de ne pas être si conne, si vide, si insignifiante. Merci de ne pas être aussi ridicule, aussi stupide, de ne pas tomber dans les pièges qu'elle s'est posés elle-même---Merci d'être moi, suis pas parfait(e), mais au moins je ne suis pas ELLE "
Sois honnête. Ta présence ici te rassure..non, tu n'es pas moi, tu ne connais de mes souffrances que ce que j'en dis ici, et tu as cette chance d'être quelqu'un de bien, que ton entourage aime et respecte.
Je t'envie, cher lecteur. ta vie, même avec les épreuves que tu subis, a au moins le mérite d'avoir un sens. La mienne ne sert à rien, et la quitter ne changerait rien à la bonne marche de ce monde... Au contraire !
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violence viscérale
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Plus je passe du temps à regarder la télé, et plus je m'identifie à ces personnages de séries dont le Destin est bouleversé par une suite de drames violents et tragiques...
Ces hommes battus quasi à mort, ces femmes torturées, violées, défigurées...ces adultes atteints des pires maladies, ces enfants abandonnés à leur triste sort..
Une curiosité malsaine me pousse à visionner les images les plus sanglantes, un voyeurisme dégueulasse m'exhorte à ne pas arrêter ma télé, même quand les yeux arrachés ou la peau écorchée me mette à la limite de la nausée...
Je m'identifie à ces personnages, et sans ressentir leur douleur ( je sais que ce ne sont que tromperies dues à la mise en scène, je ne suis pas aussi bête!), je ne peux m'empêcher d'imaginer que c'est moi qui prends leurs coups..., c'est moi qui ai ce foutu cancer qui tuera l'héroïne, c'est moi qu'on torture avec un sadisme sans limite...
Pourquoi?? je n'en sais rien, enfin..je me rappelle vaguement un après-midi d'été, j'ai je pense 7 ans, nous jouons à la famille avec mes deux soeurs aînées et mes deux cousines... Evelyne est la maman, Marie-Jo le papa, Sandrine et Florence sont les 2 filles, moi si mes souvenirs sont bons je suis l'orphelin recueilli par la famille...je pense être au plus près de la réalité, mais mes souvenirs sont plous...je me rappelle ce moment où toutes me laissent seule dans la chambre haute, mimant la parfaite petite famille partant faire des commissions en ville...J'imagine alors un subterfuge pour attirer l'attention sur moi, pauvre orphelin ignoré du reste de cette famille si complète et unie...je mets en scène un faux suicide, et lorsque tout ce beau petit monde me rejoint...'effet est plus que positif...toute cette jolie famille me montre enfin l'affection que je réclame, et cet après midi de jeu finit sur une note positive...
Comme tu le constates, cher lecteur, mon cerveau malade était déjà bien atteint dès ma tendre enfance, je commence à me dire que je suis née avec cette tare...bref.
C'est je pense ce jour-là que j'ai réalisé qu'il est assez facile de manipuler avec un atteinte physique...Les mamans sont beaucoup plus câlines quand leur enfant est malade...la famille est tellement plus présente quand il y a accident...
Rassure toi cher lecteur, jusqu'à présent, je n'ai jamais oh grand jamais usé de cette ruse..je n'ai pas simulé mon appendicite, de même que mon embolie pulmonaire, de même que, si il est dans ma tête, mon burn out....je 'en ai pas eu besoin...
Par contre, je pense qu'avec tout ce que j'ai vécu, dans mon âme, dans mon coeur, dans mon mental, il est temps à présent de faire souffrir ce corps qui, si il ne 'a jamais trahi mériterait bien une vraie souffrance, histoire de peut-être me débarrasser de cette honte que je ressens à chaque fois que mon esprit s'y attarde.
Non pas pour manipuler mon entourage, ceci ne m'intéresse pas, et l'attention dont j'ai si cruellement manqué tout au long de ces années ne m'apparaît plus du tout importante à présent, au contraire!
Non, c'est vraiment un besoin pour moi actuellement de ressentir au plus profond de moi une douleur physique tellement intense que j'en oublierai mes petits bobos de l'âme...
On le sait, des coups, des viols, des maladies relativement graves, j'en ai vécu, et j'en ai à chaque fois tiré une sensation intense de Vie circulant dans mes veines.
Si il m'est absolument impossible d'envisager me faire du mal intentionnellement, j'envisage sans aucune difficulté que ces douleurs physiques auxquelles j'aspire me viennent de l'extérieur....
Un amant excessif qui me torturerait, un homme violent qui me battrait, un stupide accident de la route, quoique...moins intéressant, va savoir pourquoi cher lecteur, ou mieux: une maladie incurable m'apporteraient enfin ce besoin insensé de mettre mon corps physique à mal.
Me laisser avoir faim plusieurs jours de suite est devenu une habitude régulière, surtout ces derniers mois où je n'ai plus les moyens de remplir mon frigo ( je refuse de me nourrir sur le dos de mon ptit dernier qui, malgré sa générosité sans limites, a bien plus besoin de nourriture que moi), cela, je le sais, met mon coeur en jolie faiblesse, mais ne me suffit pas.
Voir donc ces images violentes à la télé me fascine donc, j'envie profondément ces corps qui souffrent, mas ceux des acteurs, mais ceux des vraies personnes, celles qui ont la chance de voir leur corps cassé, sanguinolent, à bout. Je m'imagine souffrir autant, libérant ainsi enfin mon âme des tourments incessants....
J'espère sincèrement un jour connaitre cette souffrance, cela me changerait vraiment de mes souffrances actuelles, qui si elles sont devenues insupportables n'en sont pas moins futiles et insignifiantes...
Souffrir physiquement serait tellement plus approprié pour sentir à nouveau la Vie couler dans mes veines....
Départ
Voilà. Cet homme que j'aime et pour lequel j'ai tant donné, pour lequel je donnerai encore tellement, cet homme magnifique qui m'a fait découvrir tant de choses, à commencer par la rencontre avec moi-même, cet homme donc s'en est allé.
Simplement. Discrètement. Sans un regard.
A la fin de ma retraite, (voir article précédent) c'est en nouvelle Michèle que j'aborde l'avenir. Plus décidée que jamais à ne plus me traiter aussi mal, à ne plus me laisser traiter aussi mal. Pleine de courage et d'illusions... Désormais l'avenir me sourira, et ça sera grâce à moi!
Désormais je pense à moi avant de penser aux autres!!!
Mais bien sûr....!
Comment ai-je pu simplement y croire, ne serait-ce qu'une seule seconde...?
De quel droit me suis-je imaginée qu'enfin, sans raison, mes guides me seraient favorables, qu'ils allaient m'amener à enfin un peu de sérénité, de calme et de paix?
Juste parce que j'ai pris une semaine pour moi, pensé deux heures de temps à la petite Michèle, pris des résolutions à la con, voilà que ma vie allait changer du tout au tout.
Tu accepteras de dire avec moi, cher lecteur, que mon cerveau n'est plus seulement malade, là c'est plus grave encore, il est tout simplement dégénéré....
Bref... 2 jours après la fin de ma retraite, Olivier Ph. prend cette décision magnifique pour lui même de s'en aller. Sac au dos, au hasard de rencontres, de signes, d'intuitions qui lui permettront d'enfin rencontrer cet homme magnifique qu'il est. Je trouve cette démarche courageuse, très forte, magnifique, comme lui...(en fait, cher lecteur, je rêve secrètement de faire pareil...)
Pleine des bonnes énergies de ma retraite, je l'encourage, l'accompagne, le soutiens de toutes mes forces dans cette décision qui changera sa vie. Je l'accompagne à Lausanne où il prend le train pour Paris.
Le quitter sur ce quai de gare est une des épreuves les plus dures de ma vie... Je sais l'avoir perdu définitivement, il ne reviendra que changé, et ce nouvel homme ne voudra plus de moi...
Retour un peu sur les dernières semaines avant son départ....
Des rencontres désastreuses avec des "amies" à moi, qui l'ont fait douter de lui plus profondément que jamais de sa capacité à voir les gens tels qu'ils sont, solitude, replongée dans le monde de l'alcool, perte programmée des liens qu'il avait réussi à tisser avec son fils...et surtout, SURTOUT nous avons recommencé à coucher ensemble...
Son départ, avant d'être une rencontre avec lui-même, c'est avant tout une fuite.
Oui, cet homme que j'aime a pris la fuite, parce qu'il n'arrive pas à se débarrasser de moi. Comme je suis toujours à l'écoute du moindre de ses soucis, il se sent piégé dans cette "amitié" qu'il a essayé de mettre en place, et que je n'ai pas respectée...
Toi et moi cher lecteur, nous savons bien à quel point j'aime cet homme, à quel point je souffre à l'idée qu'il ne veut plus de moi, à quel point je suis prête à tout pour passer ne serait-ce qu'une heure en sa compagnie, même si c'est pour l'écouter me parler de ma "copine" qui est si géniale, drôle, belle, intelligente, bandante...bref...tout ce que je ne suis pas.
Oui, ça me fait mal, mais c'est toujours mieux que ne plus le voir du tout, alors je l'écoute, j'essaie de n'en rien paraître, mais mon coeur saigne.
Du coup, quand il me contacte au milieu de la nuit parce qu'il a envie de baise, je n'ai pas la force de refuser, alors que je sais que c'est une erreur.
Nous recommençons à coucher ensemble, moi comme une idiote (enfin...en bonne Michèle quoi..!), je suis sur un petit nuage, et je ne vois pas qu'il souffre de cette situation. Il n'en dit rien, je n'y pense pas, il se sent de plus en plus mal, de plus en plus prisonnier d'une situation qu'il ne veut pas, et moi je ne m'en rends même pas compte, toute à mon ptit bonheur de conne d'avoir retrouvé l'intensité de nos mélanges, d'avoir retrouvé le droit de toucher ce corps qui me fait tant d'effet...
Dans cette situation, on comprend mieux sa décision de s'en aller... Quitter cette vie qui part une fois de plus à la dérive, oublier le temps qu'il faudra tous ces efforts faits pour construire une base solide sur laquelle affronter l'avenir avec son fils, vivre en SDF jusqu'à ce qu'il trouve enfin en lui la force de couper tous ces liens qui nous unissent lui et moi.
Espérer que pendant son absence je passe à autre chose, que je lui rende VRAIMENT sa liberté.... Je le comprends après 15 jours d'absence, je DOIS sortir de sa vie, qu'il puisse retrouver son équilibre.
Soit, je m'incline.
En partant, il me confie ses affaires en cours. L'appart à ranger, lessives poussière, vaisselle, boîte aux lettres à vider, colis contenant son traitement à lui envoyer chaque semaine, garder un oeil sur son fils... de simple amie je deviens logisticienne, bonniche, baby sitter..bref, je fais ce qu'il ne peut pas faire à distance. C'est avec plaisir que je m'y colle (tout mieux que rien dans les contacts que j'ai avec lui...) sans me rendre compte de ce que ça représente vraiment.
Le ménage est relativement vite fait, en dehors des lessives qui ne sèchent pas, et il me faut plus que 15 jours pour en voir le bout.
J'arrive à passer un après-midi en compagnie de son fils, le jour même de son départ, mais depuis, il semblerait qu'on s'arrange pour m'empêcher de le voir...chaque fois que je prends contact avec sa maman, une nouvelle excuse est invoquée pour que je ne puisse voir ce loulou. Cela ne m'étonne pas, je suis, dans l'entourage direct d' Olivier Ph. la seule à avoir compris son départ.
Sa famille, la maman de son fils, ses amis, ma famille, mes amis....tous condamnent cette "fuite incompréhensible, immature, égoïste et insensée de ses responsabilités"-
Personne ne prend le temps d'essayer de comprendre, tous jugent, se contentent d'émettre leur avis négatif et sans pitié, tous font semblant de m'écouter quand j'explique, tous ont leur idée toute faite sur ce qu'il doit faire de sa vie, ou pas, et tous s'en prennent à moi, engoncés qu'ils sont dans leur confortable certitude qu'ils détiennent LA seule vérité de ce monde...
Chacun y va de son commentaire ultra négatif, me crucifiant parce que je l'accompagne au mieux dans ce voyage. Tous me bassinent en me disant de le laisser tomber, d'arrêter de le soutenir, de penser à moi, pas à lui, ... tous me font sentir leur mépris face à moi, qui le soutiens, qui l'encourage, et je prends leur attitude si négative en pleine face.
Je sais pourtant le bien-fondé de ce départ, j'en ressens les bienfaits, je reste persuadée que c'était la meilleure façon pour lui de mettre enfin un terme à notre histoire.
Au final, c'est une fois de plus lui qui se sacrifie, la moindre des choses que je puisse faire c'est lui assurer mon soutien inconditionnel, sans moi, il serait encore ici, sans moi son fils aurait gardé ce papa qui l'aime tant, sans moi, cet homme serait libre.
L'attitude de notre entourage, le mien en particulier, me pousse à ne plus côtoyer ces gens si imbus de leur vérité, je me sens incomprise ( tiens, ça c'est le comble, comme si ça ne m'était jamais arrivé auparavant !!) et je n'ai plus envie d'affronter leurs regards désapprobateurs.
Je n'en ai plus la force. Lutter pour essayer de faire comprendre ce départ, ça me fatigue, ça m'use, ça me tue à petit feu. Si je ne peux voir mes proches sans perdre une énergie colossale à argumenter dans le vide, autant ne plus voir personne.
Ne restent ici qu'une conne qui l'attendrait jusqu'à sa fin, un appartement pourri qui sera bien vite rendu à son propriétaire, des meubles qui seront entreposés dans un garde-meubles et un coeur brisé.
Aime- toi mon amour. Donne toi cette chance d'enfin connaître ce bonheur qui t'est dû, ne regarde pas en arrière.
Le monde entier a besoin de TOI, tu as tant à accomplir. et il n'y a qu'en reprenant ta liberté que tu pourras donne au monde ce dont il a besoin, ce que tu as en toi à lui offrir.
C'est ce que je lui dis, c'est ce que je pense, ce que je continuerai à lui dire, parce que je reste persuadée que c'est le cas.
Ma vie est foutue, ce n'est pas sa faute, il n'y est pour rien.
Certains magnétiseurs me disent que je suis un * Etre de Lumière*, que j'ai des dons, que je dois penser à moi afin de les développer, et qu'une nouvelle page de ma vie va s'ouvrir, moyennant que je me donne les moyens d'y parvenir.
Que dalle, on me flatte dans le sens du poil pour obtenir je ne sais quoi de moi, comme d'habitude, on me ment pour m'amadouer et mieux me manipuler. Je n'ai rien d'extraordinaire, en dehors d'une pathétique naïveté qui permet au monde d'abuser de ma confiance, de ma générosité (et encore, je ne peux donner que mon énergie, au vu de ma situation financière désastreuse..je suis en faillite, et aucun moyen de me renflouer.)
Le jour où j'en aurai fini avec ses affaires sera le jour où ma vie s'arrêtera. Je n'ai plus que lui dans ma vie, ne plus servir ses intérêts, c'est me condamner à une vie d'errance, de questionnements, d'inutilité.
C'est ce que je pense dans les pires moments, quand je suis au plus mal, quand je pense qu'il se fout bien de ce que je ressens, quand je doute de tout, même de ce lien incroyable qui nous lie.
Dans les meilleurs moments, je me dis que j'ai une chance inouïe d'avoir une place dans la vie de ce mec extraordinaire, que c'est un cadeau que nos guides nous ont fait, que ce Destin qui se joue de nous réserve encore bien des surprises magnifiques dans cette relation qui m'a déjà tant apporté.
Difficile de me dire que je me retrouve à nouveau dans une situation d'attente, rien à voir avec ce que j'ai vécu avec Vait, mais je reste une fois de plus accrochée à des messages, un appel, un signe qui prouve que non, je ne suis pas oubliée.
On dit " chassez le naturel, il revient au galop" dans mon cas, ce n'est pas un dicton, c'est un euphémisme...
Tout ce que je vois, c'est que ma vie, triste suite d'échecs, de déceptions, est jalonnée avant tout de ce maudit besoin d'amour, qui me guide depuis ma plus tendre enfance.
J'ai beau me dire que je dois changer ma façon de fonctionner, au final, je me retrouve tout de même à chaque fois à laisser des plumes. C'est mon destin, et le plus dur c'est de l'accepter...
J'essaierai de mieux faire dans ma vie suivante.
Retraite
Septembre 2021.. Après avoir assisté Olivier Ph dans sa retraite en pleine forêt, je ressens moi aussi le besoin de m'éloigner de ce monde imbu et égoïste que je ne comprends plus...
Olivier C., qui a eu la gentillesse de laisser un coin de clairière à Olivier Ph, je lui demande si moi aussi j'ai le droit d'occuper son terrain pour quelques jours, ce qu'il accepte avec simplicité et bienveillance..
Ni une ni 2, je prépare tout ce dont j'ai besoin pour cette retraite, et embarque Olivier Ph et son fils qui vont m'aider à monter ma tente, car trop grande pour la monter seule...
Surprise de fin de journée, il est décidé qu'ils dormiront sous ma tente, ce que j'accepte avec plaisir, le temps passé avec Olivier est, comme tu le sais cher lecteur, toujours aussi passionnant, et voir son fils griller des marshmallows est une joie intense, et un cadeau de ces 2 qui n'ont aucune de la valeur de ce qu'ils m'accordent en acceptant de partager autant de beaux moments....
Bref, magnifique soirée, nuit rassurante, et émerveillement d'un matin si calme, tant en voyant mon premier feu s'allumer qu'en voyant ce loulou jouer avec des branches à la lisière de la forêt...
Tout a une fin, je suis contrainte de les ramener à la civilisation le matin même...
Commence alors ma vraie retraite, comme je l'avais imaginée...
Repos, calme, enfin prendre le temps de me pencher sur mon moi intérieur, sans aucune interférence dûe à cette civilisation folle de superficialité.
Je me surprends à ne penser à rien, et j'en suis fière, cela ne m'était jamais arrivé auparavant...
C'est en fin d'après, après quelques messages, que je propose à Olivier Ph. de me rejoindre, ce qu'il accepte immédiatement-
La soirée que nous passons est la plus belle jamais passée en sa compagnie..
Je comprends qu'il a tant besoin d'indépendance, et que je dois le laisser tranquille, j'ai envie de hurler à force d'avoir mal, mais il m'aide à comprendre que cet amour que j'ai pour lui est bien plus que ce qui peut se passer entre un homme et une femme...
Ce lien, indéfectible, tissé entre nous, restera même si nous nous perdons de vue, rien ni personne ne peut le casser, rien ni personne ne saura prendre la place que nous avons chacun pour l'autre..
Comme c'est rassurant de l'écouter parler, me raconter cette certitude, me promettre qu'il sera toujours là, que même dans nos autres vies nous saurons nous retrouver, bref, non, je ne suis pas folle, je n'ai pas inventé ce lien dans mon cerveau malade, et ça c'est vraiment rassurant...
Moment tellement fort, un des plus forts qu'il m'ait été donné de vivre, inoubliable, malgré tout ce que je pense que je vais encore vivre...Ce qui s'est passé dans cette forêt cette nuit-là, ça change une vie, c'est au-dessus que tout ce qu'on peut imaginer, au-dessus de toute attente....
Je ne cesse depuis de me dire que j'ai une chance inouïe d'avoir vécu cela, et toutes les galères passées et à venir servent à avoir vécu ce moment si précieux.
On voit souvent sur les réseaux sociaux des gens en attente DU moment parfait, moi je l'ai vécu cette nuit-là, sans l'avoir demandé, simplement parce que nos guides en avaient décidé ainsi.
Le lendemain, je l'ai ramené et j'ai passé ma soirée à vivre un rêve éveillé, qui si il ne m'a pas fait peur, m'a aidée à comprendre que le regard que je porte sur moi depuis ma tendre enfance est LE support de ma méchanceté.
Cette méchanceté que je suis incapable d'exprimer quand il s'agit des autres, c'est en fait contre moi que je la dirige, et je me rends compte que c'est ça qui me fait tant de mal.
Pourquoi tant de haine, alors que je n'ai qu'amour et bienveillance envers les autres??
Je comprends alors la nécessité de me pardonner.
Me pardonner tout ce mal que je me suis fait, que j'ai laissé me faire, toute cette méchanceté inutile, car crée par malheur, par envie, par jalousie...
Je comprends enfin que j'ai haï cette partie de moi qui est mon essence simplement parce que je ne suis pas comme ON voudrait que je sois.
J'ai toujours voulu qu'on m'aime, du coup, vu qu'on aimait pas celle que je suis, j'ai haï ce moi profond, allant jusqu'à le renier, le punir, le détester, le torturer.
Après une nuit magnifique, un peu froide mais tellement enrichissante, je passe ma journée suivante à réconforter cette petite fille perdue, triste, incomprise et mal aimée.
Je lui donne tout mon amour, ainsi que mes conseils pour devenir une femme de 53 (54!) ans épanouie et sereine, enfin fière d'elle même et de ses actes.
Curieusement, je me sens libérée, mais je sens que je n'ai pas tout réglé. Il me faudra du temps, et surtout beaucoup de patience pour arriver à rassurer cette petite fille, pour l'apprivoiser, pour la connaître...
J'ai conscience de tout ce travail qui m'attend, et je m'y attelle avec application.
Je ne sais pas encore ce que je vais faire de toute cette méchanceté maintenant que je ne la dirige plus contre moi...
Comme il serait agréable de me dire que je peux la supprimer, tout simplement! Continuer à me dire que non, je ne suis pas une méchante, et que je suis une super gentille...
Ouais, je suis méchante, et ça ne me pose pas plus de problèmes que ça... Je vis très bien le fait que je prendrais du plaisir à crever les yeux de Capucine, d'arracher les cheveux de Christelle, de bourrer de coups de pieds le ventre de Magali.....
Assumer désormais cette part noire en moi, c'est je pense un chemin nécessaire, et libérateur.
Au moins autant que réconforter la petite fille en moi qui a tant besoin d'amour.
Cette retraite m'a fait du bien.
A mon retour, je me sens nouvelle, plus en phase avec moi-même, et j'aborde l'avenir avec sérénité.....
Je ne me doute pas que les bienfaits de cette retraite seront totalement remisés 2 jours plus tard......
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..
désir plaisir
Evidemment, ce qui devait arriver arriva..
On le sait, toi mieux que quiconque cher lecteur, je suis toujours accro à cet Olivier Ph qui a changé ma vie...
Il ne veut plus de moi, mais j'ai beau me le répéter en boucle, je n'arrive pas à y croire...voir mon prochain article.
Bref, Nous essayons tant bien que mal de rester amis depuis plus de 4 mois que nous ne formons plus un couple.
Plutôt mal, je l'avoue. La seule perspective de l'imaginer en compagnie d'une autre femme me torture chaque seconde qui passe. Mon ventre se déchire, mon coeur s'accélère, ma respiration se saccade, bref, je n'en dors plus, je n'en mange plus, je n'en vis plus.
Et je me tais, car je sais bien qu'il en m'appartient pas, qu'il n'a jamais été à moi, du coup je culpabilise, parce que je sais pertinemment que si je parlais je lui ferais du mal.
Or, souffrir est la dernière chose que je veuille lui faire...
Du coup, nous nous voyons souvent, nous écrivons encore plus souvent, et même si c'est torture de l'entendre parler ces nanas qui ne sen rendent pas compte de sa valeur, je me sens honorée de l'écouter se confier à moi.
NOUS NE SERONS LUS JAMAIS UN COUPLE?? QU'A CELA NE TIENNE, JE PRENDRAI LA PLUS BELLE PLACE DANS SA VIE ET DANS SON COEUR, CELLE DE L'AMIE DE TOUTES LES GALERES....
J'accepte ma souffrance de l'écouter se projeter dans des histoires qui n'aboutissent jamais, ces nanas sont trop connes pour ne serait-ce que se rendre compte de la chance qu'elles ont...
L'alcool a malheureusement refait surface dans sa vie, et ne lui réussit pas...
Parano, lamentations, agressivité, se sont à nouveau installés en lui, et le tourmentent comme jamais je ne l'ai vu tourmenté.
Je ne compte plus les messages malheureux reçus au milieu de la nuit, me disant qu'avec moi il était heureux, qu'il me recherche dans toutes ces nanas rencontrées, combien il souffre de notre séparation...bref, je le sais en souffrance et j'essaie de l'aider au mieux.
Il en est conscient, et à mon sens ne profite jamais de la situation.
Sauf que c'est un homme, et qu'il est après tout comme tous les autres.
du coup, après tant de mois d'abstinence sexuelle, ses hormones se sont réveillées, et c'est sans surprise que ces nanas ne comprennent pas ce dont il a besoin.
Evidemment que c'est vers moi qu'il s'est tourné, afin de soulager ses bas instincts...
Evidemment que je n'ai pas refusé......
Sans vraiment mesurer les conséquences de cette nuit, j'ai accouru comme la pauvre que je suis devant lui, afin de satisfaire ses désirs de mélange.
C'est très frais, ça n'est arrivé qu'il y a moins de 24 heures, et j'ai toujours en moi son odeur, son regard, le son de sa voix, après mon fabuleux orgasme, je l'entends encore me dire comme il me trouve belle dans l'orgasme, ses yeux fous de désir et de plaisir.
Alcoolisé. Evidemment aussi.
si piur ma part, je ne me fais aucune illusion sur les conséquences de cette nuit folle, il m'a répété si souvent que plus rien n'est possible pour nous en tant que couple, je lui suis tout de même vraiment reconnaissante d'avoir eu l'audace de me demander une nuit de folies, car après tous, nous avons tout de même passé plus d'un an et demie sans rien faire, et s'y remettre en même temps tous les 2 est une jolie façon de nous redonner nos libertés.
Boucler la boucle. rendre à César ce qui est à César.
Ne rien voir de plus dans cette nuit folle. Ne rien en espérer non plus.
souffrir à en crever de voir cette magnifique entente se diriger vers une autre forme d'amour.
Accepter de le voir heureux dans d'autres bras,(pas n'importe lesquels, et là c'est pas gagné..!)
Essayer de penser à moi, reprendre confiance ne moi, rencontrer d'autres bras, qui peut-être m'aideront à ne plus penser à lui sans avoir l'impression de me liquéfier, et sans verser toutes les larmes de mon corps....
En évitant aussi de perdre mon temps à espérer un avenir qui ne sera plus.
Je l'ai perdu, lui aussi, et je sais que je ne m'en remettrai pas.
Accepter cette épreuve, la laisser me ronger jusqu'à l'os, faire de moi cette nouvelle Michèle promise par ces médiums et magnétiseurs, une personnalité lumineuse, capable d'aider le onde, avec des dons exceptionnels....
A suivre!
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effondrement, encore
Trois mois après ma séparation d'avec Olivier Ph., je suis encore terriblement amoureuse, et ne peux me passer de ses messages, contacts et liens quotidiens. Pire, je crois de plus en plus que s'il m'écrit tous les jours, ce n'est qu'une question de temps avant qu'il ne réalise que rien n'est fini entre nous, et qu'il est vraiment amoureux de moi lui aussi....
Jusqu'à Hors Tribu.....
Cette nana que je pensais mon amie, qui savait à quel j'aime cet homme, à laquelle j'avais confié ma souffrance de continuer à le voir, sans pouvoir le toucher, sans pouvoir lui dire ce que je ressens vraiment....à a laquelle j'avais clairement fait comprendre que je ne supporterais pas de voir un rapprochement entre eux deux.....
Celle là qui me rassurait en me disant que oui, c'était un signe tous ces messages et contacts, qui m'assurait ne pas du tout être attirée par lui, qui me disait je suis ton amie, j'aime notre amitié......gnagnagna....
La voir sortir de la tente d'Olivier Ph. ce fameux matin de festival m'a complétement détruite.
Trahie, trompée, manipulée.....elle tente de s'expliquer auprès de mon fils, au lieu de venir me parler...elle attend 8 heures avant de m'envoyer un message lui demandant si je suis "contrariée"...
Puis au bout de 3 jours, elle me bloque de partout en prétextant qu'elle est en colère contre moi et que je ne l'ai jamais considérée comme amie...
Elle assure que rien ne s'est passé entre eux...je me demande ce qu'elle appelle "se passer quelque chose"...
J'apprends au bout de 2 semaines qu'elle a passé sa nuit à l'allumer, l'embrassant, lui payant des verres, l'emballant comme un cadeau qu'elle se faisait....
C'est ça qu'elle appelle rien????
non seulement elle soutient qu'il n'est pas son type d'homme, et convainc ma fille qu'elle apprécie juste boire un verre avec lui, mais en plus elle l'invite à dormir chez elle....
Pourquoi me sens-je coupable???
Pourquoi je n'arrive pas à m'enlever cette image d'eux deux ensemble? pourquoi ça me fait si mal???
J'aime cet homme, et ce lien qui nous unit me torture chaque seconde.
Peur de le perdre, j'accepte encore de rester son amie, malgré que tout le monde me dit de le laisser tomber,
chose que, tu me connais cher lecteur, je suis dans l'incapacité totale de faire actuellement.
Je n'en dors plus, leur image me déchire à chaque seconde. je n'en mange plus, coups de poings incessants dans mon estomac.
Envie de lui arracher les yeux, de la confronter à ses manipulations et mensonges, de perdre toute dignité en me prosternant aux pieds de cet homme si particulier.
Je suis redevenue la loque que j'étais quand Vait est parti au Kosovo, quand Olivier O. exigeait que j'écrive des messages enflammés à Karine, quand j'attendais Olivier C., quand Carlos s'est rapproché de Deborah....
Au contact de Revil, je pensais avoir changé. avoir pris confiance en moi. Avoir évolué en gardant la maîtrise de mes sentiments....
Que dalle!
J'ai mal comme jamais, et ne trouve pas le moyen de me soulager. pire, je supporte plus ces âmes bien intentionnées qui me poussent à couper tout contact avec lui. ça me met dans une colère folle, et la rage que je ressens quand je pense à eux deux me détruit.
Imaginer qu'ils vont vivre les mêmes choses que nous quand tout allait bien me fracasse.
Mon entourage ne comprend pas ma douleur, et je me sens coupable d'avoir mal.
Je suis en train de perdre cet espoir qui m'a tenu 3 ans et demi....la chance d'avoir un privilège immense d'enfin partager des moments de malade avec LUI.
Cet espoir a été piétiné en une nuit par cette nana qui ne pense qu'à son c**.
J'en perds la raison, et je sens bien que je n'ai pas fini de pleurer.
Je suis dans un état tel que je ne me rappelle presque plus comment je m'appelle...même Nic le Beau, pourtant à l'origine de mon burn out, ne m'a pas fait si mal.
Pourquoi cela m'arrive t'il encore??
Quelles erreurs ai-je commises dans cette relation pour qu'elle se finisse ainsi?
Comment me remettre et me reconstruire après une telle trahison?
Quel avenir pour une future relation, si un jour elle se présente?
On me dit de penser à moi, et de me faire plaisir...MON PLAISR c'est cet homme, sans lui je n'existe pas.
Ma raison de me lever le matin, c'est lui. Ma force de lutter tous les jours, c'est lui. Mon âme lui appartient, et je ne peux la lui reprendre, sans le détruire. La lui laisser c'est moi que ça détruit.
Il dit rechercher une compagne qui lui corresponde......comment lui faire comprendre que c'est moi son âme soeur?, que nous sommes faits l'un pour l'autre, et que la vie n'a de sens que quand on est ensemble???
Je sais que je dois changer, et que je dois reprendre confiance en moi...lui montrer que je suis celle qui lui convient, et qu'aucune autre pouf au monde ne lui apportera autant que ce que moi j'ai à lui donner....
Combien de temps vais-je encore souffrir, avant que cette réalité ne devienne sienne?
Combien de larmes vais-je encore verser avant de trouver cette sérénité?
Suis-je condamnée à payer la facture d'un bonheur éphémère au centuple?
Cauchemar de mes journées, cette situation
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me fait tant de mal que je pense sincèrement que je ne m'en remettrai pas.
Malédiction d'un autre temps, ou facture d'un bonheur impuni, je n'en sais rien.
J'ai mal, et c'est tout.
pardon ou indignation?
Mais c'est quoi cette propension qu'ont les gens à vouloir à tout prix s'immiscer dans ma vie avec leurs bons conseils et leurs bonnes intentions tout en me faisant passer pour ingrate quand je ne les suis pas???
De Christine à la Dame rencontrée dans un projet de bénévolat, en passant par ma maman et ma fille, toutes ont la ferme intention de me faire retrouver un travail que je peine à obtenir, et toutes sont indignées quand je leur réponds que non, ce n'est pas aux autres de faire ces démarches nécessaires, et que si je ne les fais pas, c'est juste parce que de 1 j'en fais d'autres, de 2 les boulots qu'on me propose ne me conviennent pas. Non maman je n'irai pas faire 140 km 2 matins par semaine pour aller ramasser des oeufs pendant moins de 3 heures de temps...non Christine, je n'irai pas tous les vendredis, de 17 à 22 heures nettoyer une réception d'entreprise pour un salaire de 14,./heure
Non, Madame Machin, je n'irai pas financer un cours de la Croix Rouge à 3000.- pour apprendre à laver des personnes âgées...
Non, non non et non....
Il suffit que je mentionne que je suis en fin de droit du chômage pour qu'automatiquement on se sente obligé de vouloir à tout prix me trouver un travail pourri, ingrat, mal payé, et pénible, que ces personnes bien intentionnées ne prendraient évidemment pas, dans un but bien précis:
Soulager leur bonne conscience, et satisfaire leur égoïsme de pouvoir dire un jour:
Rappelle toi que c'est grâce à moi si tu as trouvé un travail, tu me le dois, donc je peux exiger ce que je veux de toi, si tu refuses, je t'en voudrai car après tout ce que j'ai fait pour toi, tu m'es redevable....
Je trouve cela agressif, malhonnête, et terriblement déplacé de la part de tous ceux qui " veulent mon bien"...
Je ne sais pas moi-même où se situe ce bien, du coup, ces gens qui pensent me connaître juste parce que j'ai accepté de jouer le fou du roi dans leurs cours respectives, ces gens donc ne connaissent rien de moi. Oh bien sûr, ils ont entendu de ma bouche les erreurs et injustices commises, ils ont essuyé mes larmes, et savent l'Enfer que j'ai traversé, pour y avoir assisté...Mais je ne suis PAS que ça, bordel.
Contrairement à ce que j'ai souvent écrit ici, moi aussi j'ai droit au respect, et ces violations là me font plus de mal encore que les insultes ou les coups, voire les viols que j'ai subis...
Oui, je suis un être humain, et oui, je me rends compte que ce respect m'est dû.
C'est un minimum, et ne plus vouloir me sentir mal quand je décline une proposition ou que je refuse un truc qui ne me convient pas, c'est aussi apprendre à me donner à moi même ce respect que je pensais ne pas mériter.
Je refuse désormais, (et c'est une promesse que je me fais) toute phrase qui commence par *tu devrais, il faudrait, tu n'as qu'à".
Si c'était aussi facile que ça, je n'en serais pas là, et ce n'est pas parce que pour les autres c'est aussi simple que ça l'est pour moi.
Surtout quand je ne demande rien...
Mais même quand je suis en demande, j'ai le droit de garder une certaine dignité, et de refuser de ramper devant la personne à qui je m'adresse, sous prétexte que ses valeurs ne sont pas les miennes, et qu'elle estime normal de me donner une leçon de morale...
Exemple:
Ce matin, comme souvent, je réalise que le week end sera chargé, entre me déplacer à Travers pour mon vaccin, aller rendre visite à Yann, aller chercher Olivier au camping, aller chercher mes médicaments à Fleurier, aller samedi soir à Neuchâtel pour ce spectacle pour lequel Julien a tant travaillé en coulisses, aller voir ma maman, et prêter ma voiture lundi à Julien qui en a besoin pour une répétiton...bref....au moins 300 km, et mon réservoir est bientôt vide...
Problème: Julien et moi, nous sommes, une fois de plus, fauchés. Il nous reste entre les deux à peine 3,85, jusqu'à la prochaine rentrée d'argent, dans 15 jours.
Comme ça m'est eu arrivé par le passé, je contacte Océane qui m'a souvent répété qu'en cas de besoin, même si elle ne prête pas d'argent comptant, elle est ok pour remplir ledit réservoir...
(J'ai toujours demandé avec honte, gêne, et en dernier recours, car cela me pose toujours un grave problème de dignité, et j'estime que ce n'est pas à mes enfants de payer pour moi, mais bon, je m'arrange avec ma conscience en me disant que je n'ai pas le choix...)
Sa réponse à ma demande de ce matin: C'est pour toi ou pour Olivier??
Sous-entendu si c'est pour trimballer ce "déchet de la société", ne compte pas sur moi.
Passée la surprise de cette question à laquelle je ne m'attendais pas, un temps de réflexion 'a permis de comprendre que c'est maintenant ou jamais que je dois une bonne fois pour toutes remettre cette peste à sa place, quitte à la perdre pour de bon.
Non mais...en quoi mes déplacements deviennent son problème?
De quel droit se permet-elle d'ainsi faire irruption dans ma vie privée en ayant le toupet de me demander ce que je vais faire comme trajets avec l'essence qu'elle serait ok de me payer?
Suis-je comme ça désespérée au point de ramper devant elle en expliquant au km près ce que j'ai prévu dans mes déplacements?
Vais-je devoir faire un compte rendu de mes journées, et lui rembourser l'argent dépensé en benzine pour transporter autre chose que ma propre personne?
Si je lui dis que je vais voir Yann, cela passera-t-il comme nécessité au maintien de mon moral, et sera-t-il payé? ou cela sera perçu comme trajet de confort, pas nécessaire, et donc supprimable?
A quels transports aurai-je droit selon elle?
Si je peux comprendre qu'elle refuse de cautionner le fait que j'entretienne une relation rapprochée avec Olivier.,je ne peux tolérer cette ingérence dans ma vie privée. Surtout qu'elle refuse d'être présente pour moi quand je suis au plus mal. Bien des larmes auraient été évitées (beaucoup d'articles ici aussi!) si j'avais pu compter sur elle.
Je suis en colère, j'avoue. Pas contre elle, car au final, fidèle à elle-même, elle agit selon ses valeurs, et je ne lui reproche rien, au contraire!
C'est contre moi que ma colère se tourne...Comment ai-je pu être aussi conne pour laisser penser aux gens qu'ils ont le droit de se comporter de la sorte avec moi?
Où sont passés ma dignité, mon estime de moi-même, le respect qui m'est dû?
J'ai toujours eu peur de perdre ceux que j'aime, et de par cette peur, j'ai permis tous les excès en la matière.
Olivier ne cesse de me dire que je dois me faire respecter, là je pense qu'enfin j'ai capté ce message.
Je comprends enfin ce qu'il essaie de me faire comprendre depuis plus de 3 ans déjà!
Il me dit aussi que j'ai beaucoup de choses à me pardonner à moi-même, et jusqu'à présent, je ne voyais pas trop quoi, j'ai compris il y a longtemps que toutes mes erreurs je les avais faites en agissant au mieux de ma conscience au moment où je les faisais, et je ne voyais pas ce que j'avais encore à me pardonner...
Mais là je sais. Je sais que je dois me pardonner d'avoir permis à toutes ces personnes de m'avoir traitée
de la sorte pendant toutes ces années...
Voilà ce sur quoi je décide de travailler.
Me demander pardon pour ces années de mauvais traitements, ça va pas être de la tarte, mais je pense que c'est LA chose à faire à ce moment-là de ma vie.
Commencer par me rappeler de toutes ces fois où mon honneur a été bafoué, l'accepter, comprendre la raison pour laquelle j'ai laissé faire, décortiquer chaque blessure de mon amour-propre, reconstruire ma dignité, et passer au moment suivant.....
Tout en faisant le nécessaire dans le présent pour faire comprendre à mon entourage que dorénavant je ne laisserai plus rien ni personne piétiner mon jardin secret et mon intérieur....
C'est le travail de toute une vie qui m'attend là, et j'espère qu'il va me rester assez d'années pour le mener à terme.
Fi des laisse tomber, ça ne vaut pas la peine de te battre, le message ne passera pas!
Si le message ne passe pas, tant pis, la personne qui n'accepte pas cette nouvelle façon de fonctionner n'a plus sa place dans ma vie.
Faut que j'avance, j'ai des pardons à m'accorder, et plus de temps ni d'énergie à perdre.
Merci Océane pour cette prise de conscience que tu as installée en moi. ça risque de ne pas te plaire, mais tant pis.
J'ai un respect à regagner, un image de moi à redorer, une estime à retrouver.
Plus rien n'a désormais autant d'importance.
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