Overblog Tous les blogs Top blogs Beauté, Santé & Remise en forme Tous les blogs Beauté, Santé & Remise en forme
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
les-ailes-cassees-de-pegase.overblog.com
Articles récents

Nouvelle vie????

11 Octobre 2015 , Rédigé par Michèle

Nouvelle vie????

Voilà. J'ai déménagé. Suite au départ de mon dernier qui a exprimé le désir d'aller vivre chez son papa, le sublime appartement que j'occupais depuis mon départ n'était plus à ma portée. Trop grand pour y vivre seule, trop cher pour mon unique salaire, trop triste pour y construire autre chose que du chagrin, il a bien fallu se résoudre à trouver un autre appart.

C'est Nico, une nuit de service, qui m'a convaincue, avec des arguments tellement percutants que je n'ai rien trouvé à y redire.

C'est tout de même la peur au ventre que j'ai trié, jeté, emballé, déplacé toutes mes affaires. Avec l'aide des personnes les plus adorables que la Vie a mis sur mon chemin. Par là, j'ai aussi dû trouver la force de faire le deuil de mon histoire avec Olivier C., d'un avenir avec lui, d'un partage de vie maintenant enterré, oublier tous mes espoirs de construire quelque chose de solide et durable avec lui.

Cet appart de Fleurier, j'y ai tellement pleuré dedans qu'il aurait été impossible de passer par dessus mon chagrin en y restant.

Celui de St Sulpice, je le sais, va falloir le remplir d'autre choses que mes larmes, mon chagrin, mes regrets.

A présent que j'y suis, seule, je suis confrontée à ma plus grande peur: apprendre à me connaître. Arrêter de faire semblant, baisser les masques, et accepter ce monstre que je suis.

C'est tellement plus facile de se cacher, de donner une image tronquée aux autres, d'oublier ce qu'on est vraiment.

Seule face à moi-même, va bien falloir que je me fasse à ces heures au cours desquelles je cherche et ne trouve pas.

On dit que la plus grande richesse qu'un être humain puisse posséder c'est ce qu'il a à l'intérieur. Moi je veux bien, mais quand y'a rien? je veux dire, quand on regarde jusque tout au fond et que rien ne sort?

Je ne trouve rien parce que ce que j'y vois ne me plaît pas. j'ai beau chercher, rien de beau. le vide sidéral. Que sont devenus mes rêves d'enfant? mes espoirs, mes motivations, mes envies?

Déçue si souvent, tout est mort.

Et je REFUSE de combler ce trou par l'amertume, l'envie, la méchanceté, la rancoeur.

Plus aucune braise même minuscule ne scintille dans ce désert qu'est mon coeur. Les cendres grises et froides s'éparpillent dans un décor fait de bois mort, de pierres, de désolation.

Coquille vide, je ne trouve rien à l'intérieur. Déjà difforme à l'extérieur, que me reste-t'il? Que puis-je encore apporter aux autres?

Peu de gens recherchent ma compagnie, ne nous leurrons pas. Et les seuls à m'approcher le font dans un but égoïste: se rassurer qu'au moins eux sont vivants, et surtout qu'ils sont pleins à l'intérieur.

SURTOUT SURTOUT ne pas être comme moi!!

Comment vais-je pouvoir continuer à vivre en sachant cela?

A quoi cela sert-il? Je veux dire pour quelle raison faudrait-il continuer à promener cette coquille vide? J'ai fait trois enfants, essayé de les accompagner pour en faire des adultes responsables, avec l'échec qu'on connaît. J'ai aimé chacun ces hommes, essayé de les rendre heureux, avec l'échec qu'on connaît. J'ai apprécié chacune des personnes que j'ai croisées dans ma vie, essayé de leur donner un peu de ce que je pensais être, avec l'échec que l'on connaît. J'ai donné sans compter, accompagné, écouté, espéré, soigné, réconforté, aidé, offert, partagé, amusé, accepté,ressenti,....tant que j'ai pu. Pour arriver à quoi au final?

Seule dans cet appart qui ma plaît bien, je réalise que je n'ai plus rien à donner. Plus rien à accepter non plus.

Va falloir continuer, bien sûr. Mais jusqu'à quand? Combien de temps le destin va-t'il encore jouer avec moi avant de me retirer de son jeu cruel?

Attendre que mon coeur s'arrête de battre, que mon cerveau ne soir plus irrigué, que mes poumons se vident une dernière fois enfin.

Et faire semblant, donner le change, en attendant ce moment.

Pourvu que ça ne soit plus très long, je suis fatiguée.

Lire la suite
Publicité

Que faire?

6 Septembre 2015 , Rédigé par Michèle

Maintenant que j'ai perdu mon dernier fils, qu'Olivier ne répond même plus à mes messages, que je m'apprête à déménager alors que je ne sais même pas si j'aurai un appartement, maintenant que j'ai tout perdu, je réalise que ma vie est un trou noir dans lequel je m'enfonce chaque jour un peu plus.

On dit qu'il faut avoir un but ou un rêve pour avancer, moi je n'en ai plus. Longtemps j'ai croché pour mes enfants, rêvant d'un jour impossible au cours duquel je ferais une fête, entourée de ma progéniture, de leurs familles, de mes descendants, et pourquoi pas d'Olivier....

Ce rêve, comme tous les autres, j'en ai fait mon deuil. Dans la douleur, les larmes et la solitude.

Je sais maintenant qu'il ne suffit pas d'y croire pour que ça se passe.

Plus de rêves, pas d'envie, je prends conscience que ma vie à l'avenir ne sera plus qu'une suite de jours, de nuits, sans joie, sans rires, sans personne avec qui partager...quoi?

J'ai fait ce deuil, oui. Ce que je n'arrive pas, c'est me projeter dans l'avenir. J'ai trop peur. Peur de cette solitude, de cette vie qui m'attend, de me retrouver seule avec moi-même, maigre coquille vide qui n'arrive plus à s'intéresser à ce qui l'entoure.

Que vais-je faire de tout ce temps? Comment occuper ces journées si longues, si tristes, si fades? Ne viens pas me dire cher lecteur que je devrais faire du bénévolat, ou m'investir dans une société.

J'ai donné. De l'attention, de l'amitié, de l'amour. Avec les résultats que l'on sait. Tellement bien que l'on me fuit.

Et quand je vois que ce que j'ai à donner fait pareillement de mal, je pense qu'il vaut mieux que je reste en retrait.

Que vais-je faire de tous ces sentiments qui m'animent encore? Toute cette tendresse, cet amour, cet humour qui m'étouffent jour après jour et dont personne ne veut plus?

Arriverai-je à les dominer, les reléguer dans un coin de mon coeur, les museler, jusqu'à n'en faire qu'un tas de cendres?

Et dans ce cas, qu'adviendra-t'il de moi?

Je préférerais mourir plutôt que devenir une vielle femme revêche, jalouse, méchante et agressive.

Pourtant je n'ai pas le courage de mettre fin à mes jours. Je sais bien que c'est la seule option qui me reste, que que ceux que j'aime vivront mieux de me savoir au cimetière plutôt que dans leurs pattes à pleurer sur mon sort en ressassant toujours les mêmes histoires.

Lâche jusque devant la mort. Ce n'est pas la mort qui me fait peur, c'est le chemin pour y parvenir. Mes convictions sont telles que pour moi une autre vie s'ouvrira à moi, que la mort ne sera qu'un passage, que je renaîtrai sous une autre forme, mais que mon âme sera la même. C'est-à-dire que les souffrances que je ressens seront toujours là à ma renaissance. Dans ce cas, à quoi cela servira-t'il de mourir, si c'est pour continuer à souffrir?

Autant ne pas provoquer cette mort qui de toute manière viendra à moi, et attendre sagement mon heure. C'est juste une question de confort.

En attendant, continuer à laisser mon coeur battre, mes poumons respirer, mes muscles agir.

Essayer de ne pas penser à ce qui aurait pu être, à ce qui ne sera jamais. Me réjouir pour ceux que j'aime. Leur souhaiter de ne jamais comprendre ce que je ressens.

Et arrêter d'essayer de trouver un sens à ma vie. Il n'y en a pas, il n'y en aura jamais.

C'est ça mon destin, faut juste que je l'accepte, car accepter l'inévitable c'est le seul chemin qui conduit à la sérénité.

Lire la suite

Et si c'était vrai??

5 Septembre 2015 , Rédigé par Michèle

Et si c'était vrai??

Par ce nouvel article, tu vas, cher lecteur, et si ça n'est déjà fait, prendre la vraie mesure de la gravité de du dérangement de mon cerveau.

Je m'explique:

Non seulement coupable d'avoir détruit ma famille et fait le mal qu'on sait à mes enfants, spécialement à mon petit, lequel rappelons-le a passé la majeure partie de son adolescence à sécher mes larmes et consoler mon chagrin d'avoir perdu l'homme de ma vie, voilà que le passé resurgit à ma porte d'une façon tellement...saugrenue que je ne peux m'empêcher de penser qu'une fois de plus le Destin s'acharne à me faire payer je-ne-sais quelle dette venue d'une autre vie.

Mon petit dernier, donc, ce ptit homme avant l'heure, privé d'une enfance normale par ma faute, à qui je n'ai rien épargné, ni mes soucis financiers, ni mes démêlées avec Olivier O, ni mes peines de cœur avec Olivier C., encore moins mes problèmes de femme frustrée sexuellement, cet ptit bonhomme qui demandait des poules ou des canards pour ses anniversaires, qui adorait la couleur rose, qui s'en allait gaiement chez sa "gramounette" chaussé de ses ballerines neuves à paillettes à l'âge de 4 ans, cet adorable petit ange, adore son accordéon.

Jusque-là rien de bien tragique me diras-tu avec raison, cher lecteur.

Sauf qu'il joue de cet instrument une fois par mois avec le club des Verrières, une bande de dindes assoiffées de ragots et pratiquement toutes périmées, dont la présidente n'est autre que....cette chère Karine!!! (là je te renvoie, cher lecteur, à l'article du même nom afin de te rafraîchir la mémoire à son sujet).

Et c'est là que ça se corse: cet été, il a fait part de son désir d'aller passer un après-midi de temps en temps chez celle qu'il considère encore comme son "amie" (cf. le nom ci-dessus) dans le but de parfaire sa technique quant à la maîtrise de cet instrument qui, je l'avoue, s'il surpasse et de loin tous les autres instruments de musique, n'en reste pas moins un complet mélange de mécanique et de sensibilité complètement étranger à la pauvre néophyte que je suis.

Ne voyant rien de dangereux (je dirais même rien du tout parce qu'aveuglée par ma propre *souffrance*) à ce que mon fils passe du temps avec elle, je l'encourage même à aller s’exercer chez elle, tout à mon bonheur de simplement penser aux beaux concerts privés auxquels j'aurai droit à son retour.

Evidemment, c'était l'envoyer dans la gueule du loup. Jamais je n'aurais pensé qu'elle ose s'en prendre aux enfants. Bon, il a 16 ans, bientôt 17, c'es plus un bébé, mais c'est pas encore un homme, et ce qu'il a appris l'a ébranlé autant je pense que de sécher mes larmes, ou de m'entendre me lamenter au sujet de ma vie qui n'est qu'une suite de malchance et d'injustices (tiens..faudra que je travaille là-dessus un de ces jours).

Car Madame, dans son infinie bonté, n'a pas résisté à la tentation de se faire bien voir par mon fils, et ne s'est pas fait priée pour raconter SA version de ce qui s'est passé entre nos couples il y a un peu plus de 3 ans maintenant. Non contente de lui raconter combien elle a souffert de ma trahison et de mes mensonges (en me faisant passer pour la salope de service, sinon c'est pas drôle) elle a décrit sa peur d'Olivier O., raison pour laquelle elle avait, selon elle, accepté ces échanges. Déjà c'est pas beau de dire à un fils que son père est un psychopathe.... Mais bref, peut-être que mes commentaires sur son père avaient déjà bien préparé le terrain, je ne le nie pas.

Elle a continué sur sa lancée en prétendant avoir eu le sentiment à l'époque d'avoir été envoûtée, tellement elle se sentait seule et déprimée. Ce qui l'a amenée à consulter un spécialiste de ces choses-là (je ne l'appellerai pas sorcier, mais c'est tout comme).

Ce Monsieur, que je connais mais qui bizarrement ne me salue plus depuis mon départ (un de plus, décidément je fais l'unanimité chez ces paysans du haut-vallon), tout au bonheur de donner son avis, lui a confirmé qu'effectivement (là je cite tel qu'on me l'a rapporté):

"un mauvais sort à été jeté contre toi, de la part d'une femme de la Vallée de la B**, qui ne t'aime pas et qui te souhaite du mal. cette femme a emprunté un grimoire à sa mère afin d’œuvrer à te maudire"

Evidemment, de là à penser que la femme en question c'est moi, il n'y a qu'un pas que *Madame* s'est empressée de franchir.

Je ne reviens pas sur les doutes de mon fils, qui a mis trois semaines avant de me demander si vraiment j'ai fait ça (c'est dire si cette histoire l'a perturbé), ni sur les bonds que ma maman a faits lorsque je lui en ai touché deux mots (là je te laisse avec ton imagination, cher lecteur).

Non. Je me demande si, à l'époque toujours, cette bonne femme n'aurait pas demandé à cette connaissance versée dans l'ésotérisme de faire un retour de sort, en me nommant, m'accusant de tous les maux et calamités qui, selon elle auraient détruit sa vie.

Oui, je sais, je déraille. Mais si c'était vrai? Si, dans un effort pour la protéger elle, le mauvais sort dont elle aurait été la victime, avait été retourné contre moi?

Si toutes ces galères et souffrances qui me fragilisent jour après jour et qui finiront pas me détruire, n'étaient que le résultat d'incantations et de sortilèges destinés à me punir pour, une fois n'est pas coutume, un acte que je le jure je n'ai pas commis???

Coupable, je suis. D'avoir détruit ma famille et mes enfants. de n'avoir pas su résister à u amour que je croyais plus fort que tout. de n'avoir pas respecté mon serment de rester unie à mon mari jusqu'à la mort. d'avoir pensé à moi avant de penser à mes enfants.

Mais de la magie noire???

C'est vrai, j'avoue avoir un penchant pour l'ésotérisme. Ondes, énergies, potions de grand-mères, prières à l'Univers, foi en Le Destin. Oui, je possède quelques livres traitant du sujet. Oui, j'ai quelque pierres dont je me suis servie pour aider mes enfants à passer certains mauvais moments, pour m'aider à trouver une paix autant illusoire que factice.

Il suffit de lire quelques articles de ce blog pour se rendre compte que je n'ai pas besoin de magie noire pour faire du mal autour de moi, je n'ai qu'à aimer les autres pour transformer leur vie en enfer. Rappelons que je suis la reine dans ce domaine.

Reste que même si je n'y crois qu'à moitié, cette probabilité que je sois envoûtée ou maudite existe, et expliquerait bien des galères.

Ce n'est pas u moyen que je cherche pour minimiser mes responsabilités, bien au contraire. Si vraiment un sort a été jeté contre moi, je ne connais rien ni personne qui puisse le lever. Faut que je vive avec.

Le problème, ce n'est pas ce sort qui pèse sur moi. Le problème c'est qu'une fois de plus mon fils est mêlé à des choses qui ne le concernent pas, et il est en première ligne. Il va devoir apprendre à vivre avec le doute que sa mère est une sorcière malfaisante. Parce qu'évidemment, l'autre a tellement bien ficelé son histoire que mes dénégations ne l'ont pas convaincu. Et plus je vais essayer de lui faire comprendre jamais je ne ferais une chose pareille, plus le doute grandira dans son esprit.

Comme je disais en début d'article, je suis dérangée, certes. Maladroite, stupide, égoïste, et j'en passe. Mais jamais méchante.

Le plus beau dans cette histoire???

Madame m'a pardonné!!! et voudrait redevenir mon amie.

Ouf! je vais pouvoir mourir heureuse, je n'ai finalement pas tout perdu

Lire la suite

Encore :-(

22 Août 2015 , Rédigé par Michèle

Encore :-(

Au cours de cette magnifique semaine passée en compagnie de Christine si loin de chez moi, j'ai u le temps de refaire un tour dans mon passé. J'ai déconné grave, je m'en rends compte, surtout avec Olivier, qui a été, il faut bien le reconnaître, d'une patience exceptionnelle avec moi, d'autres que lui auraient déjà porté plainte pour harcèlement.

Il ne m'aime plus, ses sentiments ont disparu, il me l'a dit.

Punaise ça fait mal, mais il faut bien l'accepter, il ne sert à rien de continuer à se battre contre du vent.

Soit, c'est gonflée d'une nouvelle confiance en mi que je suis rentrée de vacances.

Julien me quitte, Matthias se bat seul contre ses démons, Océane a sa vie, tout comme Olivier.

Plus personne n'a besoin de moi, il me faut trouver un sens à ma vie.

Je vais commencer par déménager, construire un un nid, un foyer pour moi toute seule, un endroit où je serais bien à l'abri de la cruauté de ce monde qui m'entoure.

Je vais aussi essayer de trouver un autre taf, dans la coiffure par exemple, histoire de continuer à voir un peu de monde, parce que faut bien l'avouer, c'est pas au milieu de la nuit que j'ai l'occasion de me changer les idées en rencontrant de nouvelles personnes.

Je suis même prête à oublier Olivier, à ne plus lui écrire, à ne plus pleurer quand je pense à lui.

Adieu le passé, bonjour l'avenir. J'avais réussi à assumer mon départ, les conditions dans lesquelles tout s'était déroulé, j'y pensais de plus en plus rarement, j'étais presque arrivée à ne plus culpabiliser à propos du mal que j'ai fait à mes enfants (presque, parce que je sais que je me sentirai toujours coupable d'avoir bousillé leurs vies).

Bref, j'étais prête à tourner la page, essayer d'aller de l'avant, laisser le passé à sa place.

C'était une fois de plus aller trop vite. et sans compter avec Karine, qui s'est rapprochée de Julien par le biais de leur club d'accordéon.

Au nom de cet amour de la musique, il passe quelques après-midi en sa compagnie à jouer et partager des partitions, il progresse à pas de géants, moi je suis trop fière de lui pour y trouver à redire, ça lui fait du bien, et c'est toujours une amie à ses yeux.

Je me fous pas mal de cette pouf, et de ce qui peut lui arriver de bien ou pas.

Sauf que sans que je m'en rende compte, elle a réussi là où mon ex a échoué. Elle me fait passer pour la salope de service aux yeux de mon fils, lui racontant sa version des événements, la souffrance qu'elle a enduré, la trahison de celle qu'elle considérait comme sa meilleure amie, lui expliquant qu'elle était victime de mes manipulations, tout comme son papa, que la méchante c'est moi, mais que malgré tout elle m'a pardonné.

Julien, évidemment, me regarde désormais avec des reproches dans les yeux, ne comprend pas pour quelle raison je lui ai menti aussi effrontément, est déçu de mon comportement.

Il va falloir me replonger dans cette période sombre de mon histoire que j'essaie vainement d'oublier.

Ressasser une fois encore toutes ces émotions, tous ces souvenirs, revivre cet enfer.....j'ignore si j'en aurai la force.

Mais là je suis en train de perdre mon fils.

Il souffre de se rendre compte que finalement je suis pas la personne qu'il croyait que j'étais. Une fis de plus, j'ai déçu une personne importante à mes yeux, quelqu'un que j'aime plus que tout, mais pour qui je n'ai pas été digne.

Ce n'est pas le regard qu'il pose sur moi qui me fait mal, c'est savoir que plus jamais rien ne sera comme avant.

Jusqu'à présent, j'avais cette certitude que qui qu'il arrive, Julien et mi on serait toujours là l'un pour l'autre.

Désormais ça ne sera plus le cas.

Je suis seule à partir de maintenant, ne me restent plus que les yeux pour pleurer.

J'ai tout perdu. A quoi ça sert de se battre sans personne à ses côtés?

J'ai souvent tenu le coup pour Julien, me disant qu'il avait besoin de moi, que je ne pouvais pas abandonner, pour lui.

Je n'ai plus de raison de continuer.

Mon but: en finir au plus vite, quitter ce monde que je ne comprends plus, auquel je n'apporte que du négatif.

Partir, pour soulager un peu de la misère de ce monde.......

Lire la suite
Publicité

Sardaigne

14 Août 2015 , Rédigé par Michèle

Sardaigne

Cette année, ma copine Christine a subitement éprouvé le besoin d'aller se recueillir sur la tombe de son beau-père, inhumé en Sardaigne, sa terre natale.

Je n'ai pas compris pour quelles obscures raisons, elle a décidé d'effectuer ce pèlerinage en ma compagnie. Vu que mon porte-monnaie est aussi vide que mon lit quand je n'y suis pas, elle a pris à sa charge toutes les dépenses inhérentes à ce voyage.

Moi qui n'ai jamais vu la mer, jamais pris l'avion, c'est avec mille scrupules et questions que j'ai accepté cette semaine hors du temps.

Pourquoi moi? Que lui apporte notre amitié? Serai-je à la hauteur? Ne vais-je pas plutôt la décevoir? Que vais-je pouvoir lui donner que son mari ou sa fille lui refusent?

Dormir dans le même lit qu'elle, ne va-t'il pas poser problèmes? je ronfle, je bouge, je me lève souvent, sans compter les odeurs qui émanent de mon corps bouffi et plus du tout humain.

J'ai à peine accepté son offre que je le regrette déjà.

Christine, c'est ma copine, une amie chère, à laquelle j'ai confié tellement de chagrins, tellement d'espoirs, tellement de larmes.

En partant avec elle, je vais perdre une des plus belles amitiés de ma vie. Je le sais, je le sens. Mais il est trop tard pour faire machine arrière. Les billets d'avion sont commandés, payés, nominatifs.

Je ne parlerai pas ici des circonstances dans lesquelles je fais ma valise cette première semaine d'août. Matthis toujours à PF, Julien à mi-chemin entre chez son papa et chez moi, Océane en célibataire éplorée parce qu 'Adri est parti 10 jours en vacances, Un bordel monstre dans mon appart en préparation du déménagement dont je n'ai toujours pas la date, sans oublier qu'Olivier est passé il y a 3 jours pour me rendre les clés dont il a décidé de ne plus se servir.

Je songe sérieusement à annuler ce voyage, je n'ai pas le coeur à partir et les laisser tous, je sais bien qu'à mon retour la situation n'aura pas évolué, je sens bien qu'Olivier m'aura oubliée, définitivement. Je sais bien aussi que j'aurai perdu Christine.

En partant, je perds encore un peu plus ceux que j'aime, mais je ne peux pas me défiler.

Alors soit. Je partirai. Le coeur gros, l'âme en peine, mes espoirs, une fois de plus, déçus. Mais je partirai.

Là bas, tout est merveilleux. L'hôtel est magnifique, les gens super gentils, les paysages à couper le souffle, la mer, ben c'est la mer, je l'ai enfin vue, je peux mourir tranquille.

Sauf que c'est avec Olivier que j'aurais voulu découvrir cette partie aquatique du monde.

C'est avec lui que j'aurais voulu me promener sur la plage, dormir dans cet hôtel, goûter le douceur de vivre à l'italienne, visiter ces petits villages tellement authentiques, admirer le coucher du soleil, main dans la main,comme tous les amoureux que nus crisons le soir sur la jetée.

Je passe cette semaine le coeur déchiré, serré chaque fois que je croise un couple, les larmes au bord des yeux devant chaque nouveau paysage que cette île magnifique nous offre.

C'est là-bas que je réalise que jamais plus un homme ne me dira je t'aime, plus jamais je ne m'abandonnerai à la sécurité de bras qui me serrent, plus jamais je ne serai belle dans les yeux de quelqu'un. Non pas que ça eût été le cas jusqu'ici, mais cet espoir qu'un jour moi aussi je passe par là s'éteint, lentement, inexorablement, froidement.

Oh bien sûr, j'ai la chance d'avoir une famille, des parents, des soeurs, des enfants, qui comptent à mes yeux, bien plus que souvent je ne le reconnais, j'ai des aies, fiables, pour le moment, mais je sais que ça sera pas éternel quand on connait mon talent naturel de tout gâcher, j'ai des collègues en or, des connaissances respectables.

C'est désormais avec toutes ces personnes que je vais faire ma vie.

Mais un homme, un vrai, que j'aimerais et (oh miracle!) qui m'aimerait, faut bien s'en rendre compte, ce n'est pas pour moi.

Il me faut désormais fermer mon coeur à tout élan de tendresse, d'amitié, d'amour.

Et me veiller à ne pas tomber dans le piège de l'amertume, de la rancoeur, de la jalousie.

Cette semaine passée loin de la maison fut, je le reconnais, merveilleuse. Sur tous les points.

Me retrouver seule au bord de cette mer dont j'ai si souvent rêvé, à contempler le lever du soleil, de la musique plein la tête, m'a permis de retrouver le fil de mes pensées, rompu jusqu'à présent.

Oui, j'aurais voulu une famille unie, des rires d'enfants plein la maison, un mari pas forcément tendre, mais présent, une raison d'être fière de ce que j'aurais construit, quoi.

Au lieu de ça, je me retrouve seule à me débattre pour le bien de mes enfants, à lutter contre mes sentiments, à jouer la comédie devant ceux que j'aime (oui oui, moi ça va, merci!!), à chercher un moyen de fermer mon coeur, ce coeur que refuse de m'obéir.

J'ai découvert au cours de cette semaine magique, que la force dont j'ai besoin pour y arriver ne viendra pas de l'extérieur. Qu'il me faudra la trouver en dedans, mais je ne sais pas où.

Je me sens comme une construction en allumettes, mais sans colle. Prête à m'effondrer au moindre souffle, bancale, sans fondations.

Pourtant va bien falloir trouver un moyen de continuer à tenir debout.

On dit souvent qu'il suffit de donner un sens à sa vie pour trouver la force de continuer à se battre.

Je ne sais pas quel sens a ma vie, quel sens lui donner. Si même Olivier, alors qu'il m'a tellement aimée ( à ses dires....) ne veut pas de ce que j'ai à donner, je ne comprends pas pour quelle raison je devrais continuer à vivre. Je reste persuadée que le monde se porterait mieux sans moi, pourtant je n'ai pas non plus la force de mettre fin à cette vie.

Que faire de ce temps passé sur cette terre? Comment occuper toutes ces heures qui se profilent devant moi? Par les larmes, évidemment, mais cela suffira-t'il?

Ne plus rien attendre de la vie, même à mon âge, alors que j'ai touché du bout des doigts ce bonheur qui m'est à présent refusé, voilà un challenge que je n'ai ni le courage ni l'envie de relever. Pourtant voilà à quoi se résume mon quotidien à présent. Oublier mes rêves, mes espoirs, mes souvenirs.

Survivre, accepter, respirer. Tant pis pour tout ce que j'aurais voulu vivre.

Reprendre pied, et continuer. jusqu'au bout.

Seul espoir: Que ça ne dure pas trop longtemps.

Lire la suite

Tourner la page

2 Août 2015 , Rédigé par Michèle

Tourner la page

Voilà. Ma vie fout le camp, je n'ai plus de repères, plus d'envies, plus de raisons de me battre.

Mon aîné, cet être que j'ai juré de protéger et d'aimer toute ma vie au moment même où j'ai posé les yeux sur lui, ce fils que aurait dû devenir un homme un vrai, est définitivement perdu.

Perdu pour lui, perdu pour la société, perdu pour moi. Schizophrène, il n'aura jamais droit à une vie normale, pas de famille à lui, pas d'avenir, il sera toute sa vie un poids pour le société.

J'ai longtemps essayé de ne pas le voir, de fermer les yeux sur cette triste réalité, là je n'ai pas le choix. Je dois bien admettre que par le mal que je lui ai fait durant son enfance, il sera marqué à vie.

Echec supplémentaire dans le chapelet que je mets un point d'honneur à broder depuis ma naissance, celui-ci est à mon sens le plus dramatique. J'ai bousillé la vie de mon fils.

Tu vas me dire, cher lecteur, que non, ça n'est pas ma faute, qu'il faut que j'arrête de me rendre responsable de tout ce qui foire dans la vie de mes enfants, que leurs choix sont les leurs, et que je n'ai pas à revenir dessus. --c'est gentil, mais tellement erroné.

Je n'ai pas su être la maman des mes enfants. C'est aussi simple que ça.

Mon plus grand regret dans cette vie que je m'obstine à continuer de vire ( va savoir pourquoi) c'est d'avoir par trois fois essayé de me prouver que je pouvais être une mère.

Jamais je n'aurais dû faire des enfants. Je savais bien pourtant que je n'arriverais pas à faire de la chair de ma chair des adultes raisonnables et responsables.

Mon comportement de malade mentale a entraîné ces trois pauvres enfants sur des pentes tellement glissantes que je ne pense pas qu'ils arriveront à les gravir. Pas avec ce que je leur ai donné en tous cas.

J'ai toujours pensé que l'amour était plus fort que tout. Ben non.

L'amour ne suffit pas.

Je n'ai pas encore compris ce qu'il faut de plus, ce que les autres ont en plus pour réussir là où moi je rate, et à mon âge je pense que c'est pas dans cette vie que j'aurai la solution.

Ma fille, grâce à son caractère en acier trempé, s'en sort pas trop mal, c'est vrai. Mais c'est parce qu'elle a compris très tôt le danger que je représentais, et qu'elle a su prendre ses distances. Refusant très jeune mes ingérences, elle a appris à se débrouiller seule très vite.

Mon cadet, quant à lui, je pense que des années de psychanalyse ne parviendront pas à faire disparaître chez lui ce sentiment tellement fort de culpabilité que moi seule ai suscité chez lui.

Les torrents de larmes que j'ai versés devant lui, qu'il a si tendrement effacés de mes yeux sont autant de poignards plongés dans son coeur si doux, si fragile, si jeune...

C'est une bonne chose qu'il parte habiter avec son papa, en coupant ce cordon qui nous lie, c'est lui qu'il parviendra à protéger.

Je ne parlerai pas d'Olivier C., cet homme qui restera à jamais l'homme de ma vie, mais qui ne veut plus de moi.

J'ai tout perdu. A supposer que j'aie eu quelque chose à un moment dans ma vie, évidemment.

Plus rien à perdre, plus rien à garder, plus personne à aimer. Plus personne qui m'aime.

C'est la vie.

C'est ma vie.

Lire la suite

versatile?

14 Juin 2015 , Rédigé par Michèle

versatile?

On le sait, ce blog, prévu à la base pour raconter les épisodes les plus marquants de ma vie, est devenu au fil du temps une longue suite d'articles permettant à l'auteur misérable que je suis de s'épancher sur ses malheurs, se pleurer sur son sort et de se complaire dans ces situations pourtant tellement évidentes à dépasser.

Aujourd'hui, va savoir pour quelle raison cher lecteur, j'ai envie de crier mon espoir.

Rien n'a vraiment changé dans ma vie depuis mon dernier article, si ce n'est que je me force à ne plus trop m'apitoyer sur ma pauvre et triste vie.

C'est vrai qu'Olivier ne vient plus, ou alors de moins en moins, et qu'il m'a demandé de ne plus m'attacher à lui.

'est vrai aussi que mon aîné ne va pas mieux, au contraire, il cumule les nuits passées à l'extérieur, les séances de fumette, et par là le risque de refaire une crise pareille à celle qui l'a conduit en HP l'automne passé.

C'est vrai que ma fille a de nouveau raté ses examens pour son CFC, et qu'apparemment elle décroche et ne trouve pas la motivation pour continuer, que son histoire avec son ami ne s'arrange pas, et que par moments elle touche le fond.

C'est vrai encore que mon dernier n'a toujours pas de contrat d'apprentissage et que son avenir est actuellement rempli d'un brouillard épais et qui ne semble pas vouloir se déchirer pour le moment.

Mais toutes ces vérités, je ne peux rien y changer.

Je ne peux pas forcer Olivier à m'aimer, même si je pense au fond de moi qu'il est plus accro que ce qu'il cherche à me faire croire, c'est juste une question de temps (plusieurs années, mais je suis prête à l'attendre, c'est l'homme de ma vie, rappelons-le) avant qu'il ne s'en rende compte. Je reste persuadée que le destin, si cruel soit-il, va finir par nous réunir, et qu'enfin nous aurons droit à vivre pleinement cette histoire qui jusqu'à présent nous a fait tellement de mal, à moi en particulier, à lui aussi, plus que ce qu'il veut reconnaître.

Je ne peux pas interdire à mon aîné de s'autodétruire, je pense que va falloir qu'il aille jusqu'au bout de sa descente aux enfers pour trouver la force de s'en sortir. Je sais, et lui aussi , que quoi qu'il se passe dans sa vie je serai à ses côtés, mais pour le moment je ne peux qu'assister en spectatrice impuissante à sa déchéance.

Je ne peux pas obliger ma fille à recommencer un examen qu'elle pense maudit, et qu'elle redoute un nouvel échec. Je ne peux pas non plus forcer Adri à revoir son jugement à propos d'elle, même si je pense que toute cette histoire n'est qu'un ego surdimensionné blessé.

Je ne peux pas non plus forcer un chef d'entreprise à engager mon p'tit, même si par moments la tentation est grande de m'armer d'un fusil et de menacer ces patrons jusqu'à ce qu'un moins con que les autres n'engage mon poussin.

Non, je ne contrôle pas tout, à mon plus grand regret. Et je pense par moments que c'est la raison pour laquelle j'ai pareillement de peine à accepter ces situations.

Je me suis toujours mêlée de la vie de ceux que j'aime, à vouloir tout contrôler, à me sentir utile même quand je foirais mes ingérences.

Apprendre à lâcher prise et accepter ce qui vient, c'est facile à dire, mais pas forcément à faire...

Pourtant je sais que mon salut viendra de là.

Et je suis bien décidée à y arriver.

Je sais que ce sera long et difficile, faudra que je me fasse violence pour ne plus essayer de changer le cours des choses.

Mais va savoir pourquoi cher lecteur, je me sens gonflée à bloc.

Bien décidée à y arriver.

Je sais bien que des torrents de larmes me guettent encore, que ces moments où je désespère au point de vouloir en finir seront encore présents pendant un bon bout de temps, mais je ne lâcherai rien.

C'est vrai que ça fait du bien de se plaindre, mias ça ne fait rien avancer.

Les choses qu'on peut changer, on les change. Les choses qu'on peut pas changer on les accepte. Ou pas mais ça sert à rien de s'arrêter dessus, à part perdre son énergie et se faire du mal.

Reste à s'y mettre. De tout son coeur, de toute ses forces, de toute son âme.

Ce qui tue pas rend plus, et pour le moment je respire encore, logiquement, j'ai plus de force qu'hier. mais moins que demain.

Lire la suite

perdre pied

1 Juin 2015 , Rédigé par Michèle

perdre pied

Au moment où j'écris ces lignes, plus rien ne sera jamais comme avant. Le regret et la culpabilité font, depuis bien longtemps partie de ma vie, tels des anges déchus gardiens de mon âme, prêts à la moindre occasion à me rappeler le mal que j'ai fait autour de moi.

Chaque fois que je me repose en savourant un moment de calme et de sérénité, ils sont là, à venir me torturer, à s'insinuer dans mes pensées, à me remettre en mémoire telle image d'un de mes enfants malheureux, ou au contraire, l'image d'un Olivier C. heureux comme jamais...dans les bras d'une autre.

Une affaire s'arrange dans ma vie? Pas de problème, ils m'envoient tout de suite une galère supplémentaire pour me rappeler que la vie et le destin m'ont choisie comme jouet de leur cruauté.

Mon fils aîné, qui semblait se remettre gentiment de sa mésaventure en HP, n'a en fait rien réglé du tout, s'enfonce de plus en plus dans ce monde qui n'est pas le nôtre, n'essaie même pas de trouver de l'aide pour s'en sortir, ou s'adresse aux mauvaises personnes.Persuadée qu'il souffre d'autre chose que simplement un désir ardent de s'autodétruire, j'ai fait mon possible pour lui venir en aide, l'emmenant chez sa psy, surveillant de loin ses activité grâce à ses copains qui me renseignent, me privant de sommeil pour passer le temps qu'il faut pour le convaincre de retourner voir sa psy, pour qu'il continue son traitement, pour qu'il réalise qu'il est mal, essayant de le guider du mieux que je peux dans mon rôle de maman, jusqu'à en tomber malade.

Peine perdue. Le seul résultat que j'ai obtenu, ce sont des insultes (mises depuis tellement longtemps dans sa bouche par son père), et des coups, des menaces de mort et des messages humiliants, malhonnêtes et obscènes.

C'est vrai qu'il a 22 ans bientôt, et qu'il est majeur. Responsable de ses actes, je le sens capable de tout dans ses crises de rage, et tremble devant ce qui risque d'arriver. Mais je n'y peux plus rien. Refusant de même voir, il a même été jusqu'à me menacer de mort si il me croisait sur mon service.

Même pas peur, ce qui doit arriver arrivera, mais trop mal de le voir dans cet état, de savoir que n'importe quelle autre maman au monde aurait su venir à son aide, n'aurait jamais laissé la situation s'installer, dégénérer, serait partie quand les enfants étaient encore petits, leur épargnant tellement de souffrances inutiles.

Moi pas. Matthias, ce ptit bonhomme écorché par je ne sais quelle histoire avant sa naissance, et un vrai cabossé.

Par ma faute. Par ma négligence. Par mon égoïsme. J'ai fait du mal, et je peux pas réparer, au contraire, plus je vais essayer de réparer, plus je vais faire du mal.

Pareil pour Olivier C. Plus je vais essayer de me rapprocher, plus il va s'éloigner. Il est loin les temps des sms enflammés dans lesquels il me disait *femme de sa vie*, il me racontait tout l'amour qu'il avait pour moi, il me faisait des promesses d'avenir commun....

Cette situation me déchire le coeur, chaque fois que j'y pense. Et j'y pense tout le temps. Je rêve de le voir revenir, de le savoir prêt à nous redonner une chance, tout ce que je récolte, ce sont de temps à autre un sms poli, à la limite de l'impersonnel.

Il me l'a dit, il a arrêté de croire à notre histoire, parce que trop de monde s'en est mêlé voici 3 ans maintenant.

Pourtant à mes yeux il reste cet homme merveilleux, auquel je tiens encore plus qu'à la prunelle de mes yeux, cet homme que je suis incapable de lâcher, cet homme....

Je refuse d'imaginer l'avenir sans lui, parce que sans lui je ne suis rien.

Je sais que ça sera le dernier de ma vie, le dernier à me regarder avec des étoiles dans les yeux, le dernier à caresser mon corps avec tendresse, le dernier à partager mon lit, ma vie, mes joies ou mes chagrins.

Et pourtant je sais qu'il ne reviendra pas.

Comment arriver à accepter cette solitude? comment pouvoir enfin m'endormir seule sans larmes dans ce grand lit si froid et si vide?

Comment réussir à faire face à la vie tout court sans cette force qu'il me communiquait?

C'est une souffrance que de l'imaginer faire sa vie sans moi, une torture de le penser dans d'autres bras que les miens. Je me réveille souvent en sueur, dans un brouillard piteux après une rêve récurrent qui me mets en scène avec lui, riant comme un enfant parce qu'enfin heureux aux côtés d'une fille tellement plus jeune plus belle et plus fraîche que moi. Rêve? cauchemar? prémonition?

Je sais pas. je ressens juste cette douleur de la trahison, de l'abandon, de la solitude.

Ma force, longtemps elle venait de lui, de sa capacité à me rassurer, de sa façon de me respecter, de ses sentiments à mon égard.

Je l'ai perdu, et suis morte de trouille. Affronter ce monde que je comprends pas sans lui à mes côtés, j'y arriverai pas.

Oh bien sûr, les jours vont s'égrener les uns après les autres, et ça je suis prête à les laisser glisser sur moi. Mais dans les moments de galère, quand j'ai besoin qu'on me serre fort dans des bras sécurisants, Je sais qu'il n'y aura personne. ET CA ME FAIT PEUR!!!

Oh j'ai bien Julien et Océane sur lesquels je peux compter, mais ça n'est pas leur rôle, ils ont leurs problèmes aussi.

Océane se débat avec son CFC qui n'est toujours pas accordé, Julien avec une place d'apprentissage qui tarde à lui être attribuée. Les filles, les potes, une vie d'ado, il peine à trouver sa place dans ce monde qui bouge, mais ne se décourage pas. il y arrivera, j'en suis persuadée.

Le fait de savoir que j'ai trois enfants et qu'aucun n'a pour le moment aucun avenir, professionnel ou personnel, me ramène à mes responsabilités.

Qu'a-je été pour une mère, coupant ainsi l'élan de ses enfants?

Le fait est là. ils sont incapable de s'insérer correctement dans la société, parce que je les ai bridés, attachés, culpabilisés à chacune de leur tentative d'émancipation.

Pour leur bien, j'ai toujours essayé d'agir positivement dans leurs vies.

Avec le succès que l'on connait.

Leurs échecs sont cuisant, pour eux comme pour moi. Je n'ai pas su leur insuffler la confiance en eux dont ils ont besoin. Mes cris et mes ordres les ont tout simplement brisés.

Ils disent pourtant que je n'y suis pour rien, mais je sais bien que c'est pas vrai.

Avec une autre maman, ils seraient bien dans leur peau, bien dans leur vie.

Seule à faire face à leur éducation (on se souvient de la démission de leur père), j'ai fait au mieux, malheureusement ce mieux était le pire pour eux.

Et quand ils le réaliseront, je les aurai définitivement perdus.

J'ai déjà perdu Matthias, Océane commence à se lasser de mes sms pleins de jérémiades auxquels elle répond pourtant avec une patience infinie. Mais je sais qu'elle en a marre de prendre ce rôle de *parent*, à me rassurer chaque soir.

Julien, avec son jeune âge, se rend compte de mes erreurs, mais les accepte, il est le pilier de mon monde actuellement. Mais lui et moi savons qu'il souffre à chaque faiblesse de ma part, et que tout ça doit changer. Et ça ne sera que dans la colère qu'il arrivera à se détacher de moi.

Je vais, comme Olivier, les perdre tous les trois. Je le sais et ne peux rien y faire.

Seule, c'est le mot qui définit le mieux mon avenir.

Personne à qui confier mes doutes, mes peurs, mes terreurs.

C'est pas plus mal si on regarde tout le mal que j'ai fait à ceux que j'aime, à ceux qui m'aimaient.

Me restent les larmes, le chagrin, le regret, et Marius, ce nounours hérité de Charlotte voilà déjà tant d'années.

Et un coeur qui refuse de s'arrêter de battre. Des pensées toujours plus douloureuses, qui je le sens m'entraînent sur une pente que je pense je serai incapable de remonter.

Je deviens folle et là encore, y'a rien à faire pour que ça change.

ET JE SUIS MORTE DE TROUILLE.

Lire la suite
Publicité

Nouveaux amis

7 Mars 2015 , Rédigé par Michèle

Nouveaux amis

Depuis mon engagement chez Secu, j'ai rencontré beaucoup de monde.

Des clients, bien sûr, pétés de thune, qui n'ont rien à voir avec le monde dans lequel j'évolue, qui n'ont aucune idée de ce que ça fait de s'endormir le soir le ventre vide, en se demandant comment faire le lendemain pour arriver à donner à manger à Julien, qui ne connaissent pas cette humiliation de s'abaisser à demander à son entourage les quelques 200.- qui permettront de boucler sa fin de mois. Des gens à qui tout réussit, qui ne connaissent pas l'échec, des gens pour lesquels la honte n'est qu'un mot, étranger à leur mode de vie, mais dont la vie, vue de mon côté est vide.

Des passants aussi, qui, à force de se croiser, me saluent, des gens de passage, souvent des gens mal réveillés qui partent travailler le matin, la tête remplie des rêves de la nuit, pleines des soucis du quotidien, déjà en train de commencer leur travail, à résoudre les petits problèmes de cette journée qui commence.

Des agents aussi. Souvent des bleus, toujours gentils, motivés en commençant leur engagement, un peu moins au bout de trois mois, une fois qu'ils ont compris le fonctionnement interne de cette boîte à grandeur nationale. Y'en a des qui sont très compétents, d'autres qui ne réalisent pas l'importance des mandats qui leur sont confiés, certains qui ne viennent travailler que pour l'argent, d'autres chez lesquels ont sent une passion certaine pour ce métier, qui implique un mode de vie décalé par rapport au reste de la population.

Et puis, il y a ceux, peu nombreux je l'avoue, qui deviennent des amis.

De vrais amis, sur lesquels je peux compter ces jours (ou ces nuits!) où le moral n'est pas au beau fixe. Des amis qui savent qu'ils peuvent m'appeler n'importe quand, je serai là pour eux.

Ces amitiés-là, je n'aurais jamais pu les développer dans un autre monde que celui de Secu. Par l'obligation du travail de nuit déjà. On ne développe pas seulement des rapports de travail normaux quand on passe cinq nuit ensemble. Au fil du temps qui passe, une complicité s'installe, une envie de se livrer, d'écouter l'autre , d'échanger plus que de simples informations sur les sites que nous sommes appelés à visiter. La découverte de jeunes qui sont à l'aube de leur vie, dont je connais les souffrances, les peurs, les joies, pour lesquels je m'implique à les accompagner sur ce dur chemin qu'est leur avenir et qui ne manquera pas, on le sait, d'être parsemé d'embûches, de les déstabiliser, dont ils n'ont pas conscience, mais dont moi je connais les conséquences.

Avoir affaire à des jeunes qui vivent leurs vies à fond, les regarder brûler la chandelle par les deux bouts, savoir qu'ils vont passer par des moments difficiles, qu'ils ne pourront éviter,c'est dur. Leur assurer de mon soutien dans les moment où ils seront confrontés à leurs démons, répondre présente quand ils sont en souffrance, je pense que ce travail qui me fait gagner me vie ne s'arrête pas à juste fermer des fenêtres et éteindre des lumières. Et c'est là que je trouve ma raison d'être.

Quand un jeune m'appelle à deux heures du matin pour savoir comment coder une alarme, je me sens utile, c'est sûr. Mais quand ce même jeune me tel à la même heure pour me raconter sa douleur de voir la fille qu'il aime dans les bras d'un autre, c'est là que je ressens le plus de fierté.

Ils sont peu nombreux ceux-là, trois ou quatre, mais pour eux je m'implique à fond. Les écouter, les rassurer, les conseiller, entendre au son de leur voix qu'ils se sentent mieux, c'est plus que rendre service pour moi. c'est faire ce que je n'ai pas réussi avec mes enfants. Souvent considérée comme une grande soeur par ces grands gaillards d'à peine 20 ans, ce sont pour moi des sources de joie, enfin se sentir utile auprès des autres.

Ces amitiés-là, elles fonctionnent dans les deux sens.

Quand j'ai cru avoir perdu Olivier, ils ont ressenti ma détresse. Quand il a fallu interner Matthias, ils ont perçu mon angoisse. Chacun leur tour, sans que je leur demande rien, ils m'ont appelée. Pour parler, pour prendre de mes nouvelles, pour me remonter le moral, pour m'aider à prendre les bonnes décisions, chacun à leur façon ils ont été là.

Ils sont encore là. malgré le fait que c'est toujours les mêmes histoires qui me font du mal, les mêmes blablas que je leur sers, les mêmes problèmes qui refont toujours surface, ils sont là avec une patience magistrale à m'écouter, me soutenir, me réconforter.

Des amis. Des vrais, avec tout ce que ça implique. Des personnes dont je sais que dans 20 ans elles feront encore partie de ma vie, et dans la vie desquelles je serai encore.

Des moments forts, pleins de désespoir et de larmes, des fous rire aussi, pleins de cet humour qui ne fait rire que nous, des moments de vie partagés avec une intensité tellement plus forte que si ils avaient été vécus à la lumière du soleil.La nuit tous les chats sont gris? peut-être, mais tout est différend la nuit.

Ils ne remplacent ni mes enfants, ni ma famille, évidemment. Mais auprès d'eux je me sens moi, sans fards, sans triche, sans non-dits.

Je sais pas si c'est vraiment ça qu'on appelle l'amitié. Pour moi, c'est ce qui s'en approche le plus, ce que j'ai vécu de plus fort dans ce domaine.

De jeunes hommes, avec lesquels j'ai développé une relation de franche camaraderie, sans équivoque, sans contacts physiques, pour lesquels j'ai un respect sans limites, avec lesquels je déconne à fond, mais que j'aime sincèrement.

Oh je sais bien qu'un ou deux un jour vont être déçus par mon comportement, qu'ils vont s'éloigner de moi en se disant que je vaux plus la peine d'être côtoyée. Mais si au bout du compte il en reste au moins un, je saurai que j'ai réussi. Réussi une amitié.

Réussi à tisser un lien tellement fort que rien ne peut casser. j'ai échoué avec les hommes que j'ai aimés, avec ma famille, avec mes enfants. Qu'au moins j'y arrive avec juste un ami, ça me permettrait de m'en aller sereinement sur au moins un succès. Partir en sachant que je manquerais à au moins une personne, c'est un rêve, une utopie, une chimère....

Mais qu'est-ce que ça serait bien....

Lire la suite

Bonne Année 2015

31 Décembre 2014 , Rédigé par Michèle

Bonne Année 2015

Puisqu'on et le 31 décembre, l'envie de dresser un bilan de cette année écoulée s'impose.

Joies, peines, sourires, crèves-cœur, grands moments de bonheur......cette année fut riche en émotions, sûrement pas plus que les précédentes, mais c'est sur une note désabusée que je termine cette année.

En regardant bien, cette année fut à bien des égards très dure à gérer. Oh bien sûr, elle fut jonchée de moments merveilleux, inoubliables, gravés là, au fond du cœur, ce genre de moments qui font que tu te dis que la vie est belle, que tout le reste n'est que garniture. Moments que tu aimerais revivre, tout en sachant que c'est leur caractère unique qui fait leur valeur.

Complicité avec mes collègues, ces ptits gars de Chaux-de-Fonds, que je ne vois plus, mais avec lesquels je passe encore de nuits entières au téléphone.

Richesse d'échanges, avec mon aîné, dont la philosophie ne cesse de m'impressionner, me rappelant que le vie n'est qu'un jeu, ou tu perds, ou tu gagnes, mais tu en sors toujours transformé.

Fous rire, avec ma fille, dont l'humour et la légèreté ne cessent de me surprendre. Elle semble si forte, à toujours être là pour moi, substituant à mes yeux son rôle d'enfant à celui, pas toujours évident, de parent.

Confiance, avec mon ptit, lui qui me dit toujours que si il est là c'est pas pour rien, qu'il est un pilier sur lequel je peux me reposer, assurant sa force dans ma fragilité.

Sécurité, dans les bras d'Olivier C., avec lequel tout devient si facile, ramenant la vie à l'essentiel , lui qui ne s'embarrasse pas de superflu, me montrant la valeur de sa simplicité.

Fièreté de mes trois qui chacun leur tour ont avancé, taillant leur morceau péniblement par moments, si aisément par d'autres.

Plein de merveilleux souvenirs jalonnent cette année qui s'achève.

Plein de mauvais aussi. L'impression de tourner en rond. Quand les enfants vont bien ,c'est Olivier qui fuit. Quand il revient, c'est le travail qui pose problème. Quand on loue mon efficacité professionnelle, c'est cette solitude qui revient....

Dans les coups durs que cette année m'a amenés, j a' pu compter sur les personnes qui m'ont toujours accompagnée. Marie-Jo tout d'abord, qui a une fois de plus assisté à un naufrage en plusieurs étapes, mais qui n'a cessé de tendre la main pour me repêcher. Mes parents, toujours là si il faut, deux rochers sur lesquels je sais que je peux m'appuyer, mais que j'ai peur de briser. Christine, qui m'a secouée tellement de fois qu'elle en a bientôt plus de bras...

S'il est vrai que mon aîné est rentré définitivement à la maison, il n'est pas encore revenu à son état normal, et c'est avec anxiété que j'aborde son avenir. Sortira-t-il de cet enfer? Relèvera-t-il ce défi, qui consiste à construire sa vie, avec toutes les épreuves que cela comporte? Aura-t-il al force de relever si il tombe? Saura-t-il se tourner vers les bonnes personnes en cas de besoin?

Mon petit qui a enfin trouvé sa voie, arrivera-t-il à tracer son chemin, à commencer par signer un contrat d'apprentissage? Bien décidé à perdre du poids, parviendra-t-il à sculpter ce corps qu'il considère actuellement comme un handicap? Souffrant de solitude, aura-t-il la chance de vivre sa première histoire d'amour?

Ma fille qui paraît heureuse aux côtés de son ami, réussira-t-elle cet examen pratique qui fera d'elle une ASE professionnelle? Assumera-t-elle financièrement cette vie qu'elle vit à fond, parfois sans réfléchir, mais toujours avec la même rage?

Olivier C. Cet homme que je considère toujours comme l'homme de ma vie. Aura-t-il un jour la force et l'envie d'assumer pleinement notre histoire? Saurai-je lui amener ce dont il a vraiment besoin? le Destin sera-t-il enfin clément avec nous?

2015 s'avance lentement.

Avec son lot de joies, de peines, de sourires, de crèves-cœur, de grands moments de bonheur.

C'est sereinement que je l'attends, entourée des personnes importantes à mon équilibre, consciente des dangers qui me guettent, confiante dans ma façon de les recevoir.

Car si 2014 fut une année riche en émotions, j'y ai survécu. Je suis encore là pour en parler, me remémorer.

Peut-être plus forte, peut-être pas.

Plus riche d'expériences, certainement.

Abîmée mais pas cassée.

Seule mais tellement bien entourée.

Puisse cette année à venir faire de moi une personne meilleure, digne de ceux que j'aime, capable de leur rendre ce qu'ils m'ont donné jusqu'à présent. Puisse la vie continuer son cours, puissé-je en profiter pleinement.

Ne pas oublier que chaque jour qui passe apporte une richesse.

A moi de trouver laquelle.

Et à toi, cher lecteur, que le meilleur de la Vie te soit offert, pour les 365 jours qui arrivent. Pour le reste, on verra en temps voulu.

BONNE ANNÉE 2015. Simplement. Sincèrement.

Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 > >>