violence viscérale
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Plus je passe du temps à regarder la télé, et plus je m'identifie à ces personnages de séries dont le Destin est bouleversé par une suite de drames violents et tragiques...
Ces hommes battus quasi à mort, ces femmes torturées, violées, défigurées...ces adultes atteints des pires maladies, ces enfants abandonnés à leur triste sort..
Une curiosité malsaine me pousse à visionner les images les plus sanglantes, un voyeurisme dégueulasse m'exhorte à ne pas arrêter ma télé, même quand les yeux arrachés ou la peau écorchée me mette à la limite de la nausée...
Je m'identifie à ces personnages, et sans ressentir leur douleur ( je sais que ce ne sont que tromperies dues à la mise en scène, je ne suis pas aussi bête!), je ne peux m'empêcher d'imaginer que c'est moi qui prends leurs coups..., c'est moi qui ai ce foutu cancer qui tuera l'héroïne, c'est moi qu'on torture avec un sadisme sans limite...
Pourquoi?? je n'en sais rien, enfin..je me rappelle vaguement un après-midi d'été, j'ai je pense 7 ans, nous jouons à la famille avec mes deux soeurs aînées et mes deux cousines... Evelyne est la maman, Marie-Jo le papa, Sandrine et Florence sont les 2 filles, moi si mes souvenirs sont bons je suis l'orphelin recueilli par la famille...je pense être au plus près de la réalité, mais mes souvenirs sont plous...je me rappelle ce moment où toutes me laissent seule dans la chambre haute, mimant la parfaite petite famille partant faire des commissions en ville...J'imagine alors un subterfuge pour attirer l'attention sur moi, pauvre orphelin ignoré du reste de cette famille si complète et unie...je mets en scène un faux suicide, et lorsque tout ce beau petit monde me rejoint...'effet est plus que positif...toute cette jolie famille me montre enfin l'affection que je réclame, et cet après midi de jeu finit sur une note positive...
Comme tu le constates, cher lecteur, mon cerveau malade était déjà bien atteint dès ma tendre enfance, je commence à me dire que je suis née avec cette tare...bref.
C'est je pense ce jour-là que j'ai réalisé qu'il est assez facile de manipuler avec un atteinte physique...Les mamans sont beaucoup plus câlines quand leur enfant est malade...la famille est tellement plus présente quand il y a accident...
Rassure toi cher lecteur, jusqu'à présent, je n'ai jamais oh grand jamais usé de cette ruse..je n'ai pas simulé mon appendicite, de même que mon embolie pulmonaire, de même que, si il est dans ma tête, mon burn out....je 'en ai pas eu besoin...
Par contre, je pense qu'avec tout ce que j'ai vécu, dans mon âme, dans mon coeur, dans mon mental, il est temps à présent de faire souffrir ce corps qui, si il ne 'a jamais trahi mériterait bien une vraie souffrance, histoire de peut-être me débarrasser de cette honte que je ressens à chaque fois que mon esprit s'y attarde.
Non pas pour manipuler mon entourage, ceci ne m'intéresse pas, et l'attention dont j'ai si cruellement manqué tout au long de ces années ne m'apparaît plus du tout importante à présent, au contraire!
Non, c'est vraiment un besoin pour moi actuellement de ressentir au plus profond de moi une douleur physique tellement intense que j'en oublierai mes petits bobos de l'âme...
On le sait, des coups, des viols, des maladies relativement graves, j'en ai vécu, et j'en ai à chaque fois tiré une sensation intense de Vie circulant dans mes veines.
Si il m'est absolument impossible d'envisager me faire du mal intentionnellement, j'envisage sans aucune difficulté que ces douleurs physiques auxquelles j'aspire me viennent de l'extérieur....
Un amant excessif qui me torturerait, un homme violent qui me battrait, un stupide accident de la route, quoique...moins intéressant, va savoir pourquoi cher lecteur, ou mieux: une maladie incurable m'apporteraient enfin ce besoin insensé de mettre mon corps physique à mal.
Me laisser avoir faim plusieurs jours de suite est devenu une habitude régulière, surtout ces derniers mois où je n'ai plus les moyens de remplir mon frigo ( je refuse de me nourrir sur le dos de mon ptit dernier qui, malgré sa générosité sans limites, a bien plus besoin de nourriture que moi), cela, je le sais, met mon coeur en jolie faiblesse, mais ne me suffit pas.
Voir donc ces images violentes à la télé me fascine donc, j'envie profondément ces corps qui souffrent, mas ceux des acteurs, mais ceux des vraies personnes, celles qui ont la chance de voir leur corps cassé, sanguinolent, à bout. Je m'imagine souffrir autant, libérant ainsi enfin mon âme des tourments incessants....
J'espère sincèrement un jour connaitre cette souffrance, cela me changerait vraiment de mes souffrances actuelles, qui si elles sont devenues insupportables n'en sont pas moins futiles et insignifiantes...
Souffrir physiquement serait tellement plus approprié pour sentir à nouveau la Vie couler dans mes veines....
Départ
Voilà. Cet homme que j'aime et pour lequel j'ai tant donné, pour lequel je donnerai encore tellement, cet homme magnifique qui m'a fait découvrir tant de choses, à commencer par la rencontre avec moi-même, cet homme donc s'en est allé.
Simplement. Discrètement. Sans un regard.
A la fin de ma retraite, (voir article précédent) c'est en nouvelle Michèle que j'aborde l'avenir. Plus décidée que jamais à ne plus me traiter aussi mal, à ne plus me laisser traiter aussi mal. Pleine de courage et d'illusions... Désormais l'avenir me sourira, et ça sera grâce à moi!
Désormais je pense à moi avant de penser aux autres!!!
Mais bien sûr....!
Comment ai-je pu simplement y croire, ne serait-ce qu'une seule seconde...?
De quel droit me suis-je imaginée qu'enfin, sans raison, mes guides me seraient favorables, qu'ils allaient m'amener à enfin un peu de sérénité, de calme et de paix?
Juste parce que j'ai pris une semaine pour moi, pensé deux heures de temps à la petite Michèle, pris des résolutions à la con, voilà que ma vie allait changer du tout au tout.
Tu accepteras de dire avec moi, cher lecteur, que mon cerveau n'est plus seulement malade, là c'est plus grave encore, il est tout simplement dégénéré....
Bref... 2 jours après la fin de ma retraite, Olivier Ph. prend cette décision magnifique pour lui même de s'en aller. Sac au dos, au hasard de rencontres, de signes, d'intuitions qui lui permettront d'enfin rencontrer cet homme magnifique qu'il est. Je trouve cette démarche courageuse, très forte, magnifique, comme lui...(en fait, cher lecteur, je rêve secrètement de faire pareil...)
Pleine des bonnes énergies de ma retraite, je l'encourage, l'accompagne, le soutiens de toutes mes forces dans cette décision qui changera sa vie. Je l'accompagne à Lausanne où il prend le train pour Paris.
Le quitter sur ce quai de gare est une des épreuves les plus dures de ma vie... Je sais l'avoir perdu définitivement, il ne reviendra que changé, et ce nouvel homme ne voudra plus de moi...
Retour un peu sur les dernières semaines avant son départ....
Des rencontres désastreuses avec des "amies" à moi, qui l'ont fait douter de lui plus profondément que jamais de sa capacité à voir les gens tels qu'ils sont, solitude, replongée dans le monde de l'alcool, perte programmée des liens qu'il avait réussi à tisser avec son fils...et surtout, SURTOUT nous avons recommencé à coucher ensemble...
Son départ, avant d'être une rencontre avec lui-même, c'est avant tout une fuite.
Oui, cet homme que j'aime a pris la fuite, parce qu'il n'arrive pas à se débarrasser de moi. Comme je suis toujours à l'écoute du moindre de ses soucis, il se sent piégé dans cette "amitié" qu'il a essayé de mettre en place, et que je n'ai pas respectée...
Toi et moi cher lecteur, nous savons bien à quel point j'aime cet homme, à quel point je souffre à l'idée qu'il ne veut plus de moi, à quel point je suis prête à tout pour passer ne serait-ce qu'une heure en sa compagnie, même si c'est pour l'écouter me parler de ma "copine" qui est si géniale, drôle, belle, intelligente, bandante...bref...tout ce que je ne suis pas.
Oui, ça me fait mal, mais c'est toujours mieux que ne plus le voir du tout, alors je l'écoute, j'essaie de n'en rien paraître, mais mon coeur saigne.
Du coup, quand il me contacte au milieu de la nuit parce qu'il a envie de baise, je n'ai pas la force de refuser, alors que je sais que c'est une erreur.
Nous recommençons à coucher ensemble, moi comme une idiote (enfin...en bonne Michèle quoi..!), je suis sur un petit nuage, et je ne vois pas qu'il souffre de cette situation. Il n'en dit rien, je n'y pense pas, il se sent de plus en plus mal, de plus en plus prisonnier d'une situation qu'il ne veut pas, et moi je ne m'en rends même pas compte, toute à mon ptit bonheur de conne d'avoir retrouvé l'intensité de nos mélanges, d'avoir retrouvé le droit de toucher ce corps qui me fait tant d'effet...
Dans cette situation, on comprend mieux sa décision de s'en aller... Quitter cette vie qui part une fois de plus à la dérive, oublier le temps qu'il faudra tous ces efforts faits pour construire une base solide sur laquelle affronter l'avenir avec son fils, vivre en SDF jusqu'à ce qu'il trouve enfin en lui la force de couper tous ces liens qui nous unissent lui et moi.
Espérer que pendant son absence je passe à autre chose, que je lui rende VRAIMENT sa liberté.... Je le comprends après 15 jours d'absence, je DOIS sortir de sa vie, qu'il puisse retrouver son équilibre.
Soit, je m'incline.
En partant, il me confie ses affaires en cours. L'appart à ranger, lessives poussière, vaisselle, boîte aux lettres à vider, colis contenant son traitement à lui envoyer chaque semaine, garder un oeil sur son fils... de simple amie je deviens logisticienne, bonniche, baby sitter..bref, je fais ce qu'il ne peut pas faire à distance. C'est avec plaisir que je m'y colle (tout mieux que rien dans les contacts que j'ai avec lui...) sans me rendre compte de ce que ça représente vraiment.
Le ménage est relativement vite fait, en dehors des lessives qui ne sèchent pas, et il me faut plus que 15 jours pour en voir le bout.
J'arrive à passer un après-midi en compagnie de son fils, le jour même de son départ, mais depuis, il semblerait qu'on s'arrange pour m'empêcher de le voir...chaque fois que je prends contact avec sa maman, une nouvelle excuse est invoquée pour que je ne puisse voir ce loulou. Cela ne m'étonne pas, je suis, dans l'entourage direct d' Olivier Ph. la seule à avoir compris son départ.
Sa famille, la maman de son fils, ses amis, ma famille, mes amis....tous condamnent cette "fuite incompréhensible, immature, égoïste et insensée de ses responsabilités"-
Personne ne prend le temps d'essayer de comprendre, tous jugent, se contentent d'émettre leur avis négatif et sans pitié, tous font semblant de m'écouter quand j'explique, tous ont leur idée toute faite sur ce qu'il doit faire de sa vie, ou pas, et tous s'en prennent à moi, engoncés qu'ils sont dans leur confortable certitude qu'ils détiennent LA seule vérité de ce monde...
Chacun y va de son commentaire ultra négatif, me crucifiant parce que je l'accompagne au mieux dans ce voyage. Tous me bassinent en me disant de le laisser tomber, d'arrêter de le soutenir, de penser à moi, pas à lui, ... tous me font sentir leur mépris face à moi, qui le soutiens, qui l'encourage, et je prends leur attitude si négative en pleine face.
Je sais pourtant le bien-fondé de ce départ, j'en ressens les bienfaits, je reste persuadée que c'était la meilleure façon pour lui de mettre enfin un terme à notre histoire.
Au final, c'est une fois de plus lui qui se sacrifie, la moindre des choses que je puisse faire c'est lui assurer mon soutien inconditionnel, sans moi, il serait encore ici, sans moi son fils aurait gardé ce papa qui l'aime tant, sans moi, cet homme serait libre.
L'attitude de notre entourage, le mien en particulier, me pousse à ne plus côtoyer ces gens si imbus de leur vérité, je me sens incomprise ( tiens, ça c'est le comble, comme si ça ne m'était jamais arrivé auparavant !!) et je n'ai plus envie d'affronter leurs regards désapprobateurs.
Je n'en ai plus la force. Lutter pour essayer de faire comprendre ce départ, ça me fatigue, ça m'use, ça me tue à petit feu. Si je ne peux voir mes proches sans perdre une énergie colossale à argumenter dans le vide, autant ne plus voir personne.
Ne restent ici qu'une conne qui l'attendrait jusqu'à sa fin, un appartement pourri qui sera bien vite rendu à son propriétaire, des meubles qui seront entreposés dans un garde-meubles et un coeur brisé.
Aime- toi mon amour. Donne toi cette chance d'enfin connaître ce bonheur qui t'est dû, ne regarde pas en arrière.
Le monde entier a besoin de TOI, tu as tant à accomplir. et il n'y a qu'en reprenant ta liberté que tu pourras donne au monde ce dont il a besoin, ce que tu as en toi à lui offrir.
C'est ce que je lui dis, c'est ce que je pense, ce que je continuerai à lui dire, parce que je reste persuadée que c'est le cas.
Ma vie est foutue, ce n'est pas sa faute, il n'y est pour rien.
Certains magnétiseurs me disent que je suis un * Etre de Lumière*, que j'ai des dons, que je dois penser à moi afin de les développer, et qu'une nouvelle page de ma vie va s'ouvrir, moyennant que je me donne les moyens d'y parvenir.
Que dalle, on me flatte dans le sens du poil pour obtenir je ne sais quoi de moi, comme d'habitude, on me ment pour m'amadouer et mieux me manipuler. Je n'ai rien d'extraordinaire, en dehors d'une pathétique naïveté qui permet au monde d'abuser de ma confiance, de ma générosité (et encore, je ne peux donner que mon énergie, au vu de ma situation financière désastreuse..je suis en faillite, et aucun moyen de me renflouer.)
Le jour où j'en aurai fini avec ses affaires sera le jour où ma vie s'arrêtera. Je n'ai plus que lui dans ma vie, ne plus servir ses intérêts, c'est me condamner à une vie d'errance, de questionnements, d'inutilité.
C'est ce que je pense dans les pires moments, quand je suis au plus mal, quand je pense qu'il se fout bien de ce que je ressens, quand je doute de tout, même de ce lien incroyable qui nous lie.
Dans les meilleurs moments, je me dis que j'ai une chance inouïe d'avoir une place dans la vie de ce mec extraordinaire, que c'est un cadeau que nos guides nous ont fait, que ce Destin qui se joue de nous réserve encore bien des surprises magnifiques dans cette relation qui m'a déjà tant apporté.
Difficile de me dire que je me retrouve à nouveau dans une situation d'attente, rien à voir avec ce que j'ai vécu avec Vait, mais je reste une fois de plus accrochée à des messages, un appel, un signe qui prouve que non, je ne suis pas oubliée.
On dit " chassez le naturel, il revient au galop" dans mon cas, ce n'est pas un dicton, c'est un euphémisme...
Tout ce que je vois, c'est que ma vie, triste suite d'échecs, de déceptions, est jalonnée avant tout de ce maudit besoin d'amour, qui me guide depuis ma plus tendre enfance.
J'ai beau me dire que je dois changer ma façon de fonctionner, au final, je me retrouve tout de même à chaque fois à laisser des plumes. C'est mon destin, et le plus dur c'est de l'accepter...
J'essaierai de mieux faire dans ma vie suivante.
Retraite
Septembre 2021.. Après avoir assisté Olivier Ph dans sa retraite en pleine forêt, je ressens moi aussi le besoin de m'éloigner de ce monde imbu et égoïste que je ne comprends plus...
Olivier C., qui a eu la gentillesse de laisser un coin de clairière à Olivier Ph, je lui demande si moi aussi j'ai le droit d'occuper son terrain pour quelques jours, ce qu'il accepte avec simplicité et bienveillance..
Ni une ni 2, je prépare tout ce dont j'ai besoin pour cette retraite, et embarque Olivier Ph et son fils qui vont m'aider à monter ma tente, car trop grande pour la monter seule...
Surprise de fin de journée, il est décidé qu'ils dormiront sous ma tente, ce que j'accepte avec plaisir, le temps passé avec Olivier est, comme tu le sais cher lecteur, toujours aussi passionnant, et voir son fils griller des marshmallows est une joie intense, et un cadeau de ces 2 qui n'ont aucune de la valeur de ce qu'ils m'accordent en acceptant de partager autant de beaux moments....
Bref, magnifique soirée, nuit rassurante, et émerveillement d'un matin si calme, tant en voyant mon premier feu s'allumer qu'en voyant ce loulou jouer avec des branches à la lisière de la forêt...
Tout a une fin, je suis contrainte de les ramener à la civilisation le matin même...
Commence alors ma vraie retraite, comme je l'avais imaginée...
Repos, calme, enfin prendre le temps de me pencher sur mon moi intérieur, sans aucune interférence dûe à cette civilisation folle de superficialité.
Je me surprends à ne penser à rien, et j'en suis fière, cela ne m'était jamais arrivé auparavant...
C'est en fin d'après, après quelques messages, que je propose à Olivier Ph. de me rejoindre, ce qu'il accepte immédiatement-
La soirée que nous passons est la plus belle jamais passée en sa compagnie..
Je comprends qu'il a tant besoin d'indépendance, et que je dois le laisser tranquille, j'ai envie de hurler à force d'avoir mal, mais il m'aide à comprendre que cet amour que j'ai pour lui est bien plus que ce qui peut se passer entre un homme et une femme...
Ce lien, indéfectible, tissé entre nous, restera même si nous nous perdons de vue, rien ni personne ne peut le casser, rien ni personne ne saura prendre la place que nous avons chacun pour l'autre..
Comme c'est rassurant de l'écouter parler, me raconter cette certitude, me promettre qu'il sera toujours là, que même dans nos autres vies nous saurons nous retrouver, bref, non, je ne suis pas folle, je n'ai pas inventé ce lien dans mon cerveau malade, et ça c'est vraiment rassurant...
Moment tellement fort, un des plus forts qu'il m'ait été donné de vivre, inoubliable, malgré tout ce que je pense que je vais encore vivre...Ce qui s'est passé dans cette forêt cette nuit-là, ça change une vie, c'est au-dessus que tout ce qu'on peut imaginer, au-dessus de toute attente....
Je ne cesse depuis de me dire que j'ai une chance inouïe d'avoir vécu cela, et toutes les galères passées et à venir servent à avoir vécu ce moment si précieux.
On voit souvent sur les réseaux sociaux des gens en attente DU moment parfait, moi je l'ai vécu cette nuit-là, sans l'avoir demandé, simplement parce que nos guides en avaient décidé ainsi.
Le lendemain, je l'ai ramené et j'ai passé ma soirée à vivre un rêve éveillé, qui si il ne m'a pas fait peur, m'a aidée à comprendre que le regard que je porte sur moi depuis ma tendre enfance est LE support de ma méchanceté.
Cette méchanceté que je suis incapable d'exprimer quand il s'agit des autres, c'est en fait contre moi que je la dirige, et je me rends compte que c'est ça qui me fait tant de mal.
Pourquoi tant de haine, alors que je n'ai qu'amour et bienveillance envers les autres??
Je comprends alors la nécessité de me pardonner.
Me pardonner tout ce mal que je me suis fait, que j'ai laissé me faire, toute cette méchanceté inutile, car crée par malheur, par envie, par jalousie...
Je comprends enfin que j'ai haï cette partie de moi qui est mon essence simplement parce que je ne suis pas comme ON voudrait que je sois.
J'ai toujours voulu qu'on m'aime, du coup, vu qu'on aimait pas celle que je suis, j'ai haï ce moi profond, allant jusqu'à le renier, le punir, le détester, le torturer.
Après une nuit magnifique, un peu froide mais tellement enrichissante, je passe ma journée suivante à réconforter cette petite fille perdue, triste, incomprise et mal aimée.
Je lui donne tout mon amour, ainsi que mes conseils pour devenir une femme de 53 (54!) ans épanouie et sereine, enfin fière d'elle même et de ses actes.
Curieusement, je me sens libérée, mais je sens que je n'ai pas tout réglé. Il me faudra du temps, et surtout beaucoup de patience pour arriver à rassurer cette petite fille, pour l'apprivoiser, pour la connaître...
J'ai conscience de tout ce travail qui m'attend, et je m'y attelle avec application.
Je ne sais pas encore ce que je vais faire de toute cette méchanceté maintenant que je ne la dirige plus contre moi...
Comme il serait agréable de me dire que je peux la supprimer, tout simplement! Continuer à me dire que non, je ne suis pas une méchante, et que je suis une super gentille...
Ouais, je suis méchante, et ça ne me pose pas plus de problèmes que ça... Je vis très bien le fait que je prendrais du plaisir à crever les yeux de Capucine, d'arracher les cheveux de Christelle, de bourrer de coups de pieds le ventre de Magali.....
Assumer désormais cette part noire en moi, c'est je pense un chemin nécessaire, et libérateur.
Au moins autant que réconforter la petite fille en moi qui a tant besoin d'amour.
Cette retraite m'a fait du bien.
A mon retour, je me sens nouvelle, plus en phase avec moi-même, et j'aborde l'avenir avec sérénité.....
Je ne me doute pas que les bienfaits de cette retraite seront totalement remisés 2 jours plus tard......
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