Overblog Tous les blogs Top blogs Beauté, Santé & Remise en forme Tous les blogs Beauté, Santé & Remise en forme
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
les-ailes-cassees-de-pegase.overblog.com

mortel

25 Octobre 2015 , Rédigé par Michèle

mortel

Comme je déteste ces dimanches où y'a rien à faire. Juste la télé, mon ptit dans le canapé, s'abreuvant d'images débiles, pas un mot, pas un geste, juste compter les minutes qui me séparent encore de la mort.

Alors je pense. Je reviens sur mon passé, je m'interroge, ne trouve aucune réponse, sauf l'évidence que le monde se porterait mieux sans moi.

Cet homme que j'aime du plus profond de mon âme ne veut plus de moi. C'est un fait, mais je refuse de l'accepter. tout mon être s'y refuse. J'ai beau me dire qu'il n'y a rien à faire, qu'il faut aller de l'avant, passer à autre chose, je n'y arrive pas. Ce n'est pas de la mauvaise volonté, je lutte pour y arriver de toutes mes forces, mais je bloque.

Il me manque. Cruellement. Douloureusement. Désespérément.

J'en perds le sommeil, impossible de m'endormir sans m'être assommée à coup de somnifères.

J'en perds l'appétit. Impossible d'avaler ne serait-ce qu'une bouchée de quoi que ce soit de solide, ne passent que le café et la cigarette, au point que si je mange je vomis.

J'en perds la raison, je me rends bien compte que je ne suis plus que l'ombre de moi-même, une pâle copie de cette femme qu'il a aimée si fort, dont il était tombé éperdument amoureux.

Lui qui fut ma force au cours de toutes ces années, est devenu ma faiblesse.

Chaque jour qui passe, j'ai mal. Chaque minute qui s'écoule j'ai envie de hurler. Chaque seconde disparue, la douleur de l'avoir perdu me diminue.

Pourquoi?

Pourquoi je n'arrive pas à m'en remettre? Quel malin plaisir est-ce que je trouve dans cette complaisance à me lamenter sur mon sort? Comment me sortir de ce trou dans lequel je m'enfonce toujours plus bas?

On dit que les choses n'ont que l'importance qu'on leur donne.rien n'est moins sûr.

Il est des fois où le subconscient revient torturer le conscient, et je sais de quoi je parle.

Sinon comment expliquer que quoi que je fasse tout me ramène à lui?

On est dimanche aujourd'hui, il ne se passe pas une minute sans que je pense à ce temps qu'on pourrait passer ensemble, ce travail que l'on effectuerait l'un à côté de l'autre, ces balades que l'on ferait, main dans la main....ou pas.

Mon coeur en est brisé, mes larmes coulent sans que je puisse les refouler, mon corps souffre, mon âme est torturée.

Jusqu'où cela va-t'il me mener? Combien de temps encore vais-je souffrir? Y aura-t'il un moment dans ma vie où tout ceci sera derrièreOh bien sûr, je pense au suicide, fatiguée que je suis de souffrir minute après minute, cahcune que s'écoule étant plus douloureuse que la précédente.

Mais je sais que ce n'est pas la solution, que mes enfants ont besoin de moi (!), que même dans la tombe j'emporterai cette souffrance.

Alors quoi?

Faut-il me laisser aller? Refuser désormais toute relation humaine en dehors de mes enfants? Fermer mon coeur à tout sentiment? Et devenir une vieille folle aux chats, pétrie de rancune, de jalousie, de méchanceté et d'amertume?

Je ne sais pas ce que demain me réserve, et je sais même pas si j'aurai la force de l'affronter ce demain.

Je sais juste que j'ai mal, que j'en peux plus, et ça me détruit.

Lire la suite
Publicité

Nouvelle vie????

11 Octobre 2015 , Rédigé par Michèle

Nouvelle vie????

Voilà. J'ai déménagé. Suite au départ de mon dernier qui a exprimé le désir d'aller vivre chez son papa, le sublime appartement que j'occupais depuis mon départ n'était plus à ma portée. Trop grand pour y vivre seule, trop cher pour mon unique salaire, trop triste pour y construire autre chose que du chagrin, il a bien fallu se résoudre à trouver un autre appart.

C'est Nico, une nuit de service, qui m'a convaincue, avec des arguments tellement percutants que je n'ai rien trouvé à y redire.

C'est tout de même la peur au ventre que j'ai trié, jeté, emballé, déplacé toutes mes affaires. Avec l'aide des personnes les plus adorables que la Vie a mis sur mon chemin. Par là, j'ai aussi dû trouver la force de faire le deuil de mon histoire avec Olivier C., d'un avenir avec lui, d'un partage de vie maintenant enterré, oublier tous mes espoirs de construire quelque chose de solide et durable avec lui.

Cet appart de Fleurier, j'y ai tellement pleuré dedans qu'il aurait été impossible de passer par dessus mon chagrin en y restant.

Celui de St Sulpice, je le sais, va falloir le remplir d'autre choses que mes larmes, mon chagrin, mes regrets.

A présent que j'y suis, seule, je suis confrontée à ma plus grande peur: apprendre à me connaître. Arrêter de faire semblant, baisser les masques, et accepter ce monstre que je suis.

C'est tellement plus facile de se cacher, de donner une image tronquée aux autres, d'oublier ce qu'on est vraiment.

Seule face à moi-même, va bien falloir que je me fasse à ces heures au cours desquelles je cherche et ne trouve pas.

On dit que la plus grande richesse qu'un être humain puisse posséder c'est ce qu'il a à l'intérieur. Moi je veux bien, mais quand y'a rien? je veux dire, quand on regarde jusque tout au fond et que rien ne sort?

Je ne trouve rien parce que ce que j'y vois ne me plaît pas. j'ai beau chercher, rien de beau. le vide sidéral. Que sont devenus mes rêves d'enfant? mes espoirs, mes motivations, mes envies?

Déçue si souvent, tout est mort.

Et je REFUSE de combler ce trou par l'amertume, l'envie, la méchanceté, la rancoeur.

Plus aucune braise même minuscule ne scintille dans ce désert qu'est mon coeur. Les cendres grises et froides s'éparpillent dans un décor fait de bois mort, de pierres, de désolation.

Coquille vide, je ne trouve rien à l'intérieur. Déjà difforme à l'extérieur, que me reste-t'il? Que puis-je encore apporter aux autres?

Peu de gens recherchent ma compagnie, ne nous leurrons pas. Et les seuls à m'approcher le font dans un but égoïste: se rassurer qu'au moins eux sont vivants, et surtout qu'ils sont pleins à l'intérieur.

SURTOUT SURTOUT ne pas être comme moi!!

Comment vais-je pouvoir continuer à vivre en sachant cela?

A quoi cela sert-il? Je veux dire pour quelle raison faudrait-il continuer à promener cette coquille vide? J'ai fait trois enfants, essayé de les accompagner pour en faire des adultes responsables, avec l'échec qu'on connaît. J'ai aimé chacun ces hommes, essayé de les rendre heureux, avec l'échec qu'on connaît. J'ai apprécié chacune des personnes que j'ai croisées dans ma vie, essayé de leur donner un peu de ce que je pensais être, avec l'échec que l'on connaît. J'ai donné sans compter, accompagné, écouté, espéré, soigné, réconforté, aidé, offert, partagé, amusé, accepté,ressenti,....tant que j'ai pu. Pour arriver à quoi au final?

Seule dans cet appart qui ma plaît bien, je réalise que je n'ai plus rien à donner. Plus rien à accepter non plus.

Va falloir continuer, bien sûr. Mais jusqu'à quand? Combien de temps le destin va-t'il encore jouer avec moi avant de me retirer de son jeu cruel?

Attendre que mon coeur s'arrête de battre, que mon cerveau ne soir plus irrigué, que mes poumons se vident une dernière fois enfin.

Et faire semblant, donner le change, en attendant ce moment.

Pourvu que ça ne soit plus très long, je suis fatiguée.

Lire la suite