tout ça pour quoi???
Je viens de faire un bilan partiel de ma vie, et c'est pas joli-joli.
J'ai perdu, une fois de plus l'homme que j'aime, sans m'en rendre compte, juste parce qu'il a pris conscience que je ne suis pas celle qu'i attendait.
Mes finances sont au plus bas, c'est mon petit dernier qui m'entretient, et mes dettes ne font que s'accumuler
Ma santé se dégrade chaque jour, malgré ces piqûres hebdomadaires, je sens bien qu'il va falloir augmenter les doses de médicaments, et les effets secondaires laisseront des traces indélébiles
Mes amis me tournent le dos, il me reste juste Yann, qui ne semble pas se rendre compte du danger que je représente pour sa gentillesse et sa bienveillance, mais je sais qu'un jour lui aussi se retirera gentiment de ma vie
Mes enfants sont devenus des étrangers pour moi, même le ptit dernier évite de passer du temps en ma compagnie, ce que je comprends, il n'a pas à faire les frais de mon état mental.
Je n'arrive pas à trouver du travail, dans moins de 2 mois je serai une charge pour la société, une entretenue, qui sera incapable de faire partie de ce monde faute d'avoir pu y trouver ma place.
Depuis le départ de papa, je n'ai plus ma place non plus au sein de ma famille, mes soeurs considèrent que j'ai été trop méchante avec maman, et maman justement, ne se donne même plus la peine de cacher l'aversion qu'elle a pour moi, malgré tout ce qu'elle peut dire je sens bien que ma simple présence la dérange au plus haut point.
Mon corps me lâche, ces foutus kilos pris l'an passé ne me quitteront plus, et je ne peux plus compter sur lui pour espérer un jour l'intérêt d'un homme, même pour un coup d'un soir.
Le seul point à peu près positif c'est la peinture, par contre je n'arrive pas à vendre, et seule la pitié de mon entourage pousse quelques personnes à me dire qu'elles aiment ce que je fais.
Seule, difforme, endettée et inutile, je suis piégée dans une Vie que je ne veux plus vivre, je n'y trouve plus aucun intérêt, et je pense sérieusement à y mettre un terme.
Pour quelle raison est-ce que je continuerais à me battre pour un monde qui me fait chaque jour comprendre que je n'y ai pas ma place?
Depuis le CNIP, et ma rencontre avec cet homme magnifique, j'ai cru une nouvelle fois qu'enfin le Destin me faisait une cadeau, et que me galères étaient derrière moi.
Mais qu'est-ce qui m'est alors passé par la tête??? Au nom de quoi j'ai pensé enfin avoir mérité ce qui m'arrivait? qu'est ce qui m'a poussée à m'imaginer avoir enfin droit à un peu de répit?
Se présentent 2 choix actuellement:
Soit je continue, avec les échecs prévisibles et je deviens une personne envieuse, méchante et malfaisante
Soit je m'arrête, et je laisse le souvenir de quelqu'un de pathétique, juste capable de susciter la pitié.
En partant maintenant, j'ai une chance devenir dans la tête des gens que j'ai croisés un souvenir qui pourrait devenir agréable avec le temps, on se souvient toujours avec un peu plus de tendresse aux morts qu'aux vivants, et encore, dans mon cas, rien n'est moins sûr!
En restant, je continue à attirer la pitié de ceux qui sont contraints d'avoir encore affaire à moi.
Malheureusement, il reste encore une étincelle dans mon coeur, ( oui, je sais comme toi cher lecteur, c'est tellement stupide) qui m'empêche de prendre ce foutu rasoir et de m'ouvrir les veines.
Une part de moi aimerait tellement encore croire tous ces posts idiots de Facebook qui disent que l'espoir est vivant, et qu'il ne faut jamais baisser les bras....
Oui cher lecteur, ma vie n'est qu'une suite ininterrompue d'échecs, de tristesse, de déceptions, et d'occasions désespérées.
Je cherche en moi ce courage qui me fait tellement défaut pour ce geste ultime d'amour pour mon entourage, en y pensant assez, je sais qu'un jour j'arriverai à commettre cet acte libérateur pour tous ceux que j'ai aimés.
N'en doute surtout pas, ce jour arrive, trop lentement à mon goût (et, par là-même au tien cher lecteur!), mais il sera bientôt là.
Je te demande juste, cher lecteur, de respecter ce geste, et de me laisser partir car pour moi rester c'est continuer à souffrir, et là je suis lasse de ce chagrin, de ces larmes, de ce triste Destin qui est le mien.
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Fonctionner différemment
Presque trois mois se sont écoulés depuis la séparation d'avec cet homme qui a changé ma vie.
Trois mois longs, pleins de larmes et de chagrin, j'avoue avoir le tête sous l'eau, ne pas arriver à me dire que tout est fini avec lui, ne pas comprendre comment on en est arrivés là. Il dit ne plus vouloir former un couple avec moi, je comprends ne plus être assez bien pour lui.
Je passe mes journées à pleurer dans mon divan, guettant le moindre sms ou appel de sa part, surveillant un Facebook qui me donnerait des infos sur ses activités, ne vivant plus que pour répondre à ses appels, quels qu'ils soient...
On est encore en contact, son désir de développer une amitié durable prévalant sur mes sentiments, et je n'arrive pas à savoir si ça me fait du mal ou bine.
Je suis contente de me rendre qu'il a besoin de moi. Pour sa vaisselle, son ménage, ses paiements, chaque fois ça me brise le coeur quand il me dit que c'est la dernière fois qu'il me demande, parce que chaque fois, je me dis qu'on se verra moins.....en même temps, même si il jure que ça n'est pas son intention, je sais qu'il m'utilise, et que ma promptitude à l'aider lui rends service. Bref..je sais qu'il se sert de moi, mais pour moi, c'est toujours mieux que ne plus le voir...lui dire non est au-dessus de mes forces, et je pense qu'il en est conscient.
C'est pas grave, j'accepte pour rester en contact avec lui, et toute manière je n'ai rien d'aitre à faire...tant mieux si c'est lui que ça sert.
Je me retrouve dans cette position que j'avais à 14 ans, amoureuse d'un mec hors de ma portée, interdite de lui avouer mes sentiments, ado ne vivant que pour voir son acteur fétiche passer à la télé, fantasmant sur une histoire qui ne sera jamais, à la différence que je sais ce que je rate, parce que je l'ai vécu, et qu'il me refuse désormais ce droit de lui dire " je t'aime".
Je vis très mal ces moments au cours desquels je le sais en compagnie d'autres personnes, ( d'autres femmes?) alors que moi je reste chez moi, j'imagine cette personnalité hors du commun séduire l'attention de son entourage, alors qu'il m'oublie.
Je vis très mal l'idée qu'un jour il m'annonce des étoiles plein les yeux qu'il a rencontré une autre femme, je deviens folle à de l'imaginer amoureux.
J'essaie de lui trouver des défauts, de me le dénigrer, de me dire qu'au final on est pas faits l'un pour l'autre, que notre histoire n'est au fond pas faite pour m'aider à avancer.....j'essaie avec mon coeur, avec mes tripes, avec mon âme.
C'est peine perdue.... ce mec, je l'ai dans l'âme, dans mes tripes, dans mon coeur.
Il envahit chaque cellule de cette enveloppe que j'habite, mon âme lui est totalement dévouée, je n'imagine pas une seconde finir cette vie sans lui,
Avec lui j'ai cru avoir enfin trouvé cette part de moi qui me manquait, je me suis sentie tellement complète et en phase avec une âme salvatrice, j'ai cru l'impossible enfin possible, je l'ai senti si réciproque, si intensément partagé, je l'ai vécu bon sang, je ne pense pas être folle en l'affirmant ici....
Peine perdue....
Il jure que jamais plus nous ne seront un couple, mais en même temps m'assure qu'il ne peut pas imaginer son avenir sans moi...
Il d't s'être éloigné de moi, mais semble incapable de passer 24 heures sans me contacter.
Il espère rencontrer rapidement la future mère de ses enfants à venir, mais il n'arrive pas à prendre l'initiative de parler à d'autres femmes.
Il m'interdit de parler de ce que je ressens ( interdit, non, pas jusque là, mais me stoppe dès que j'aborde le sujet), mais m'envoie des liens sur des chansons d'amour ou des reportage qui parlent de connexion d'âme en me disant que c'est ce qu'il ressent à mon égard.
Je me dis qu'il devrait faire le vide en lui, que ça l'aiderait peut-être à se rendre compte que ses tentatives de vivre seul sont vaines, qu'on est liés par ce lien si spécial, qu'on est réellement faits l'un pour l'autre, qu'il devrait arrêter de se mentir et assumer ce qu'il ressent pour moi.
Je sais bien qu'on ne pouvait plus continuer à vivre comme on le faisait les derniers mois de notre relation, mais je ne peux m'empêcher de croire que tout est encore possible entre nous.
Je sais bien qu'il a de gros problèmes à régler au niveau de sa sexualité, ce blocage envers moi n'est pas normal, mais je pense sincèrement que c'est ensemble qu'il arrivera à les surmonter.
Pourtant je sais que lui en parler le mettrait dans une colère qui ne ferait que nous éloigner encore plus.
Pareil pour lui exprimer ce que je ressens...
Surtout ne pas le brusquer, le laisser évoluer à son rythme, même si ma douleur de l'avoir perdu de cette façon est insupportable.
En pleurant, en me vidant de mon énergie pure, en refusant toute forme de mieux-être, en fermant la porte à n'importe quoi qui pourrait m'arriver de bien.
Je me prive de vivre sans lui.
c'est très con, mais je n'arrive pas à me faire une raison.
Olivier O. Olivier C. Nic le Beau, Martial.....tous ces autres qui ont participé de près ou de loin à faire de moi celle que je suis actuellement ne sont rien d'autre que passages dans ma vie, même si j'y ai cru plus que de raison, même si je refusais de les lâcher...
Je sais maintenant qu'ils n'étaient rien, poudre d'étoiles, utopies d'un avenir non partagé. Avec Lui, je sais que quelque chose de plus que ce que j'ai vécu avant Lui est arrivé
La connexion de 2 âmes perdue qui enfin se sont retrouvées....
L'histoire de toute une suite de Vies à se chercher, se trouver, se perdre...que seule la mort peut séparer.
Si c'est la volonté du Destin, soit, je l'accomplirai.
Mieux vaut mourir que vivre sans Lui.
C'est pas important, nous nous retrouverons encore mieux dans notre prochaine Vie.
Je le sais, je le sens, je le comprends.
Que les autres ( mes enfants, ma famille, mes rares amis..) ne m'en veuillent pas...
Je partirai sereine, c'est plus qu'un besoin, c'est une évidence.
Qu'on me laisse mourir, ça n'en sera que pour mieux revivre.
Je l'aime, mais c'est plus que ça....Une évidence que non, rien n'est fini entre nous.
Tout commence
Tout
recommencera dans un futur proche.
Dans cette vie ou dans la prochaine.
Triste colère
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Plus d'un mois après cette séparation qui semblait une bonne idée, je me sens, cher lecteur, en colère.
Colère de l'abandon, colère du retour en arrière, colère de la solitude.
Bien ficelée, cette explication de séparation (on est plus un couple, faut arrêter avant de se détester...) me paraît de plus en plus une excuse pour se débarrasser de moi, une fois encore, dans le but de me remplacer le plus rapidement possible.
Je n'ai pas été à la hauteur, comme d'hab, et il lui a fallu une "remise en forme" pour qu'il s'en rende compte....
Le sang froid et les idées claires, cet homme qui a transformé ma vie pendant 3 ans s'est vite rendu compte que je n'étais pas celle qu'il pensait, et, comme tous les autres, il m'a vite rejetée ( avec grande diplomatie, je te l'accorde cher lecteur), ceci afin d'enfin trouver celle qui lui conviendra mieux, celle qu'il mérite vraiment.
Ma colère n'est pas dirigée contre lui, (comment pourrais-je lui en vouloir? il a raison, je ne suis pas assez bien pour lui, même si ce n'est pas ce qu'il me dit), non, cette colère est dirigée contre moi..
Comment, après tout ce que j'ai vécu de déceptions, trahisons, humiliations en tous genre et surtout après avoir réalisé que ma coquille est vide, comment donc ai-je été assez bête pour penser que cette histoire serait différente et m'apporterait enfin ce dont j'ai besoin?
Oh bien sûr, cet homme a été un cataclysme dans ma vie, dans ma façon de me regarder, dans ma façon de voir le monde....
Mais cet homme, a été, pendant 2 ans et demi sous l'emprise d'une aide extérieure qui lui a permis de faire l'impasse sur ma vraie personnalité, tellement vide de tout, tellement nulle et creuse..
Libéré de cette emprise, il lui aura fallu moi de 6 mois pour s'éloigner définitivement de moi, de mes défauts, de ma stupide personnalité, et pour mettre un terme dans sa tête et dans son cœur à cette relation que je pensais solide, bien que remplie de défis à relever, car une couple se construit jour après jour, et ceci sans arrêt, chaque jour étant une nouvelle occasion de le relever ce défi.
Bref, j'ai cru une fois de plus à une relation durable, et une fois de plus, j'ai plongé dans cette relation sans retenue, j'ai tout donné, reçu tellement plus, ( normal, je te rappelle, cher lecteur, qu'à part les services pratiques qu'on attend de moi, le ménage, la vaisselle, les transports en voiture, écarter les cuisses....je n'ai rien à donner )
Et c'est là que ma colère arrive....
Mais de quel droit ai-je pu penser un seul instant que cette relation serait enfin celle dont je rêve? Comment ai-je pu imaginer une seule seconde un amour partagé avec cet homme si exceptionnel, si canon, si intéressant?
Qui suis-je pour ou qui ai-je été pour croire à un bonheur qui de toute manière m'est refusé?
La roue tourne??? QUE DALLE !!!!!!
Cela fait maintenant 9 ans que j'ai quitté ce mari qui m'a fait vivre un enfer, et je suis toujours au même point....
Si tu penses que j'ai été manipulée durant cette dernière relation, détrompe-toi cher lecteur. Cet homme que j'aime encore a toujours été sincère et honnête avec moi, n'en doute pas, comme je n'en doute pas moi non plus.
C'est plus compliqué que cela. Il m'a tant donné par sa bienveillance, sa gentillesse, sa douceur, sa franchise et son respect...( je te rappelle en passant, cher lecteur, que c'est le premier homme dans ma vie qui m'a véritablement appris le mot respect de moi- même, et c'est un cadeau incommensurable qu'il m'a fait là..!)
Alors que moi, en retour, je n'ai fait que les choses que son état de santé l'empêchait de faire.....parce que je n'avais rien d'autre à lui offrir, sinon j'aurais pu lui donner plus....
Cet homme mérite tellement le meilleur de ce qu'une femme peut donner...comment ai-je eu la vanité de croire que j'étais cette femme ???
Je lui souhaite d'enfin rencontrer celle qu'il mérite, celle que ses Guides lui ont destinée depuis tant de siècles, celle qui est son âme sœur, son double, sa complémentarité...
Je suis en colère contre moi-même parce qu'en croyant que j'étais cette femme-là, je lui ai fait perdre 3 ans de sa vie. Par mon égoïsme et ma prétention, il a peut-être raté cette rencontre qui lui est destinée depuis la nuit des temps, et si son bonheur est absent actuellement, c'est uniquement à moi qu'il le doit.
Tu conviendras donc aisément, cher lecteur, qu'en matière de faire du mal à autrui je suis la championne, et personne n'arrive à ma cheville...
D'où ma colère, et mon envie de mettre définitivement un terme à cette vie tellement destructrice pour ceux qui m'approchent de trop près.
Je les regarde, tous ces hommes qui ont traversé ma vie, qui m'ont marquée, dont il a fallu que j' accepte l'éloignement...leurs points communs??
M'avoir rencontrée, m'avoir façonnée, m'avoir laissée comme une vieille chaussette et enfin, débarrassés de moi, avoir réussi à trouver le bonheur dans les bras de femmes qui sont tellement supérieures à moi.
Que cet homme qui vient de m'abandonner( oui, je le dis, car c'est un abandon que je ressens aujourd'hui, même si techniquement et en pratique ça ne s'est pas passé de cette façon, mais le résultat est là..!) que cet homme donc, trouve enfin celle qui saura calmer ses démons, lui apporter l'équilibre qui lui fait défaut, celle qui lui redonnera goût à la Vie, celle qui lui donnera cette famille dont il rêve depuis si longtemps....
Bref, que cet homme vive au lieu de survivre ( ce qu'il a fait tout au long de cette relation que je croyais différente), qu'il réussisse son envol, et puisse s'en aller aussi que possible de ma pauvre et triste vie.
Il reste, et restera un ami qui pourra toujours compter sur moi, et j'attends avec impatience la fin de cette colère qui m'anime et qui me ronge pour le revoir avec plaisir.
On ne m'y reprendra plus, j'ai eu la stupidité de laisser mon cœur s'emballer une fois de trop...ce fut la dernière, et mieux vaut mourir aujourd'hui que retomber dans ces chimères qui ne m'ont au final apporté que la souffrance de l'abandon et la douleur de n'être que moi.
J'ai vécu 3 ans sur un nuage, il s'est dissipé, et j'en paie le prix fort.
Seul le fait que mon petit dernier habite avec moi et qu'il risque de découvrir ma carcasse de vieille conne sans vie m'empêche de mettre un terme à cette vie tellement inutile et vide de sens
On en veut pas de moi, nulle part, dans aucune entreprise, dans aucune société, dans aucune vie.
Je n'ai actuellement qu'une seule raison de vivre: mon fils, mais un jour lui aussi partira, et c'est à ce moment-là que j'aurai le courage de faire ce qui aurait dû être fait il y a si longtemps...
Je blesse toujours ceux que j'aime, et tous finissent par s'éloigner de moi et m'abandonner.
C'est ma vie, mon destin, ma croix, et j'ai eu le toupet de croire qu'avec cet homme ça serait différend...
Non mais...! quelle idiote!!!
Connexion inexplicable
C'est le 1er avril 2018 que je déménage dans un plus grand appartement pour accueillir à nouveau mon dernier qui souhaite revenir habiter chez moi....Je reprends donc l'appartement de mon voisin, qui m'aide à y déplacer toutes mes affaires, merci encore, ce fut un travail de barge!! Ereintés mais heureux de nos nouveaux futurs lieux de vie respectifs, nous décidons d'aller fêter cet évènement, suis partante sur la pointe des pointe des pieds, mais bon, je me laisse convaincre. Nous embarquons, et c'est parti pour une soirée de folies (!) dans un de ces troquets dans lequel je n'avais jamais mis les pieds auparavant, et que je n'aurais jamais voulu visiter de mon propre chef.....( et c'est là, cher lecteur, que tu conviendras que quelque chose est en train de se passer...)
Fatiguée de ma journée harassante, je regarde mon ancien voisin faire le pitre dans ce bistrot à l'ambiance douteuse, et n'ai qu'une envie...rentrer dans mon nouveau chez-moi qui m'attend les cartons pleins, un lit encore démonté...bref, je me sens pas très à l'aise à faire la fête.
Et c'est à ce moment que ma vie bascule pour toujours.....
Il entre, me regarde, me salue, et je me demande pour quelle raison son regard croise le mien...n'y faisant pas plus attention, je sirote mon café, et parviens enfin à convaincre mon voisin qu'il est temps de partir....le temps qu'il aille saluer tous ses potes, cet homme remarqué auparavant s'approche de moi, visiblement intimidé, et me propose de me tirer les cartes...il ressent mes questionnements intérieurs, et se propose de leur donner piste pour évoluer.....Je commence par refuser ( Oh le pauvre, je me demande ce qu'il a dû ressentir à ce moment-là!) mais mon voisin tient là une bonne occasion de continuer à boire et me pousse finalement à accepter la proposition étrange de cet homme.....
Avec lequel je passerai plus de 4 heures cette nuit-là à discuter, comme si on se connaissait depuis toujours....
J'ai rencontré ce soir-là un ange aux ailes brisées ( qu'il n'aime pas quand je l'appelle comme ça!!) et pendant près de trois ans nous ne nous sommes pratiquement plus quittés.
Chez lui je ressens une cassure, une souffrance, une différence, des blessures que rien jusqu'à présent n'ont réussi à réparer. et dont je ne parlerai pas ici, ce n'est ni mon rôle, ni mon histoire, ni le thème de cet article. En moi je ressens ce sentiment si fort, si puissant, que j'ai quelque chose à lui donner.. Je ne sais pas quoi, je n'ai jamais su quoi, mais c'est là que je pense que là-haut, 2 guides ont fait le nécessaire pour favoriser notre rencontre.
Il m'a tant appris sur ce monde, sur l'au-delà, sur moi, sur tout. J'ai découvert, grâce à lui, que non, je ne suis pas une coquille vide, que oui, je peux valoir quelque chose, que oui, je donne et je prends.
La connexion presque immédiate qui s'installe entre nous est incroyable, et je peux comprendre que toi, cher lecteur, tu n'y croies pas, je n'y aurais pas cru moi-même si ça ne m'était arrivé.
A ses côtés, j'apprends que la vie est belle, que je suis vivante, et qu'il faut profiter de chaque instant. Le présent est un cadeau, ne pas le savourer est une erreur qui peut porter à de graves conséquences pour des siècles....
Avec lui j'apprends ce que c'est le camping de Paléo, celui de Hors Tribu, celui de La Tène, et tant d'autres...j'apprends à m'extasier dans les coulisses des festivals, ( que je n'avais jamais imaginé fréquenter jusque-là, en dehors d'une heure de Hors Tribu l'année auparavant, et encore...seule, c'est pas top...)
J'apprends le chant diphonique, (qui n'est pas forcément perçu au Denner de Nyon) , je réapprends la guitare, j'apprends l'harmonica, le ukulélé, j'apprends à écouter et apprécier des musiques dont je n'aurais jamais imaginé les sons, bref, je découvre une vie que je n'aurais jamais soupçonnée....
Il m'apprend la peinture abstraite, et je suis subjuguée par son talent. Talent que par modestie il ne mettra jamais en avant devant moi, au contraire, il m'encourage à faire de même, et j'avoue, je prends un plaisir immense encore aujourd'hui à jouer avec les couleurs, les structures, les effets....
J'apprends aussi que je suis une personne à respecter. par moi avant tout, par les autres, aussi.
J'apprends ce que le mot bienveillance veut dire.
Cet homme l'est. Foncièrement. Profondément. Magistralement.
Ses attentions à mon égard m'étonnent (il se donne la peine de recouvrir mes pieds à 2 heures du matin pour que je n'aie pas froid), le matin au réveil il 'apporte mon café comme je l'aime au lit, il me fait cadeau de sa confiance, de son énergie, de son passé, de ses doutes, de son entier.
Il ne me cache rien, de lui, répond à toutes mes questions, sans jamais s'énerver, avec une infinie patience.
Il est mon mentor, je me sens grandir auprès de lui, et chaque minute passée en sa compagnie est une fête.
Il m'initie au cinéma, enfin..il essaie, je ne compte plus les soirées passées à commencer à regarder un film, et l'arrêter au bout de 2 heures de pause durant lesquelles nous parlons.
De tout. De rien. De lui, de moi, de nos différences, de nos convergences.
Il remplit cette coquille vide que je pensais être, je me nourris de son savoir, nous découvrons ensemble les mystères du monde connu et inconnu.
Sa spiritualité est très proche de la mienne, il vient confirmer avec certitudes ce dont je me doutais. Ses dons sont puissants, il m'impressionne, mais ne m'étonne pas. Je le sens investi d'une mission Universelle, il a tellement à donner au monde! D'où sa bienveillance naturelle...son charisme aurait très bien fait l'affaire pour devenir le gourou d'une secte occulte, il a pourtant choisi la solitude et les confidences plutôt que les people et la célébrité.
Ce que je prends vite pour de l'amour, cœur d'artichaut que je suis, il nous faudra 3 avant de comprendre que c'est une connexion au-delà de toute raison qui nous unit.
C'est lui qui sera mon roc au départ de mon papa, d'une façon incomparable, et je n'aurais pu imaginer vivre ce drame avec quelqu'un autre que lui.
3 ans de moments magnifiques, comme de moments de galère, ses problèmes de santé ( dont je ne perlerai pas ici non plus!), Je tairai aussi nos "mélanges" comme il les appelait si joliment, nos fous rires en plein milieu, les boites échangistes que nous avons visitées, de même que je tairai aussi les raisons pour lesquelles nous avons mis fin à ces ébats sexuels qui nous satisfaisaient, mais qui, je m'en rends compte maintenant, n'avaient pas lieu d'être. Mes doutes, sa relation ratée avec cette Déborah qui lui fait tant de mal...bref, tout n'est pas forcément rose dans notre relation, mais tout est magnifiquement vécu à fond. Au plus profond de mon cœur, je sais qu'il m'a transformée, comme il assure que moi, je l'ai transformé.
Ce n'est que 2 jours avant le 3ème anniversaire de notre rencontre que nous décidons, la mort dans l'âme, de la séparation de notre couple, qui n'en était plus un.... Les choses ont évolué, nous avons peut-être brûlé notre relation trop vite, les 20 kg pris la dernière année, mon mal-être, mon chômage....mon manque de patience avec son fils pourtant adorable, je ne sais pas, mais je pense que mon comportement y est pour beaucoup.
J'aime à penser que ce lien qui s'est créé dès notre rencontre sera solide et encore présent à mon dernier jour ici-bas, je veux y croire, ça me permet de ne pas m'écrouler.
Cet homme a une place à part dans mon cœur, rien à voir avec ceux que j'ai précédemment aimés, il les surpasse tous dans tous les domaines, et je préfèrerais mourir aujourd'hui plutôt que n'avoir jamais eu la chance de le rencontrer.
Je le vois tel un oiseau qui a pris son envol.
Vole, mon Revil, vole et ne te retourne pas, ta liberté est là-haut, pas auprès de moi.
Je te regarde de loin, sereine parce que j'ai eu la chance de te donner un peu de ce dont tu avais besoin pour continuer.
Merci d'avoir pris ce que j'avais à te donner.
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Adieu
27 octobre 2020
Ce jour-là, après de longues années de maladie et de souffrances, papa a rejoint l'autre côté.
Magnifique personne, c'est le premier et le seul homme qui m'a aimée. Le seul sur lequel j'ai pu compter, quoi qu'il se passe, quoi que je fasse, il était là. Soutien sans faille, mais pas sans reproches, réconfort si puissant en silence, rocher d'arrimage sans contact, il a été ma référence, celui que j'ai toujours essayé de ne pas décevoir.
Perdue au milieu de mes soeurs, j'ai toujours pensé ne pas compter pour lui. Déception de la famille dès ma naissance, j'ai cumulé les faux pas, sans faire exprès, pour ne faillir à ce rôle qui m'a été désigné. Il aimait rappeler cette déception à chacun de mes anniversaires( bonne fête Michèle, cela fait 7, 8, 9, 10...ans que tu déçois ton monde !) je croyais qu'il ne m'aimait pas, que j'étais le fardeau qu'on porte par obligation, mais qu'on aimerait bien laisser tomber, j'ai compris très vite qu'il n'attendait rien de moi, ou du moins pas autant que de mes soeurs.
Il avait placé ses espoirs et ambitions en elles, il avait compris que je n'arriverais à rien de bien, il avait raison, l'histoire l'a confirmé.
C'était mon papa, je le voyais, et je le vois encore, comme un héros.
Je me rappelle le temps qu'il avait pris juste pour moi. Pour me montrer comment construire un mur en Légo, Comment, un matin, il m'avait emmenée à Bienne pour ce 1 er jour de travail dans une ville qui me terrorisait. Comment, un jour de printemps en plein travaux des champs, il a tout lâché pour m'amener à l'hôpital, comment il a attendu seul en salle d'attente le diagnostic fatal, je risquais de mourir. Comment, chaque samedi pendant près d'un an il venait me chercher à la sortie du travail pour que je ne passe pas mon week end seule dans un studio qui me rendait malade de désespoir. Comment il a exigé que je prenne sa voiture un soir de bal des foins, me permettant de rencontrer celui qui deviendra mon mari.
C'est après mon burn out que j'ai réalisé, grâce à ma psychologue, que je me suis trompée, au cours de toutes ces années. Mon papa m'a aimée. De toutes ses forces, de tout son coeur.
Un souvenir me revient, anodin....:
Quand j'ai quitté mon mari, j'ai passé une journée chez mes parents pour expliquer les raisons de mon divorce. Il était important qu'ils sachent ce que j'avais enduré, qu'ils comprennent mes motivations, prennent conscience de l'enfer que j'avais vécu. J'ai parlé des heures, suivant maman qui m'écoutait d'une oreille en faisant son ménage, m'assurant de ne rien oublier sur ces 19 années de vie. Elle n'a pas compris. Pire, au moment où j'ai décidé de parler à papa, elle m'en a empêchée, me disant que mes mots le blesseraient, qu'il refuserait d'écouter, qu'elle lui expliquerait. elle utiliserait ses mots, qu'il connaît si bien. Assurée que le témoignage de ma misérable vie lui serait transmis, je suis rentrée chez moi, et ai attendu le lendemain matin pour appeler maman savoir ce que papa en pensait, son approbation étant plus qu'importante pour moi. Elle a eu ces mots: "ton papa est comme moi, il pense que c'est des gamineries."
J'ai déçu mon papa, c'est avec ce sentiment que j'ai évolué durant ces années de galère post divorce, m'efforçant de faire de mon mieux pour qu'enfin un jour je lise autre chose que cette foutue déception dans ces yeux. J'ai réellement souffert du regard plein d'admiration qu'il avait pour mes soeurs, jamais pour moi.
Le vilain petit canard n'est pas devenu un beau cygne, il est resté pareil qu'avant. triste, maladroit, malheureux.
Après la méningite dont il a souffert, et qui l'a laissé diminué jusqu'à la fin, papa a été gavé de médicaments qui lui ont fait temporairement perdre la tête. Dans son monde, sa chambre d'hôpital était une menuiserie, et sa petite fille Lola devait arrêter de couper des cheveux pour scier du bois, afin de donner "du travail ces pauvres menuisiers qui n'ont rien à faire"
Bref, il n'était plus vraiment avec nous, durant quelques semaines, période bénie entre toutes qui lui a permis d'échapper à un quotidien devenu quelque peu lourd. Un jour où je suis allée lui rendre visite à l'hôpital, il m'a gentiment présentée à son infirmière comme étant "sa fille, celle qui a divorcé parce qu'elle était trop malheureuse "
Comme ces mots, prononcés par un homme diminué mais pas fou, shooté par des cocktails de chimie qui défient l'entendement m'ont fait du bien!!
Je n'ai retenu que ceci:
Mon papa savait que j'étais malheureuse, et comprenait mon départ. Mieux, par ces mots, il m'a fait comprendre qu'il me donnait son approbation.
L'élan de reconnaissance que j'ai ressenti ce jour-là reste en moi comme une des plus belles émotions qui m'ait été donné de vivre.
Merci papa, sans t'en rendre compte, tu venais de donner un sens à tout ça.
Depuis ce jour, je n'ai eu de cesse de m'appliquer encore à te rendre fier de moi. Une discussion avec lui un jour où nous étions seuls tous les deux m'a fait comprendre son amour inconditionnel. Il m'a confié son regret de ne plus pouvoir rendre sa femme heureuse, son désespoir de ne pas être parti plus tôt, son désir de savoir maman veuve joyeuse .. ses larmes au bord des cils, ses lèvres tremblantes, son désarroi ce jour-là m'a aidée à me rapprocher de lui, cet homme que j'aime depuis son premier regard posé sur moi.
Je suis reconnaissante de ces moments passés au téléphone avec lui, de cette occasion qui m'a été donnée de pouvoir enfin lui dire JE T'AIME, de son simple MERCI en réponse, mot qui ne dit rien mais qui dit tout.
Il est parti, certains diront trop tôt, moi je dis au bon moment. Ses dernières semaines, même si je les ai vécues remplies d'amour et de bienveillance ont été difficiles pour lui, entre faim, manque d'air, pertes de connaissances et désespoir. Il disait ne pas souffrir physiquement, mais la dépression le détruisait, il souffrait moralement et se sentait incompris. Il est parti sereinement, selon son souhait, dans les bras de maman qu'il a aimée tendrement pendant plus de 56 ans.
Bien sûr, cela ne fait actuellement que quelques mois qu'il est parti, mais il manque terriblement. son regard amusé sur le monde qui nous entoure, ses blagues à 2 balles, même sur son lit de mort (ses derniers mots pour moi ont été * mais comme tu es devenue grosse!* avec cette lueur d'espièglerie dans ses yeux), son habitude de tout remettre en questions, tout de lui manque.
J'ai eu la chance d'avoir pu récupérer sa pipe, celle-là même qui l'a tué, et ce symbole de celui qui fut mon papa restera parmi les choses auxquelles je tiens le plus au monde.
Il laisse dans son sillage un exemple de force, de dignité, de respect, de résilience.
Ce brave petit garçon qui ramassait des framboises en forêt pour les ramener à sa soeur blessée a passé sa vie à faire de son mieux, en tant qu'homme, en tant qu'époux, en tant qu'ami, en tant que père. C'est dans ce rôle-là qu'il a excellé, je n'aurais voulu de personne d'autre que lui.
Bye papa, que ton repos soit doux comme il est mérité, avant de continuer ton chemin dans cet au-delà qui me fascine tant.
Tu me laisses la fierté d'avoir été ta fille, la seule fierté de ma vie.
Tournant

Après un an passé à la vitesse grand V me revoici....
J'ai occupé cette année à recommencer une formation en logistique, et ce fut une année riche, en rencontres humaines et les gens que j'ai côtoyé dans ce centre ont été magnifiques de gentillesse, patience, tolérance et respect envers moi
Je me suis trouvée dans une structure protégée, au sein de laquelle je me suis sentie à l'aise, et j'ai progressé dans ma vie émotionnelle d'une façon que je n'aurais jamais imaginée...
Ces gens ont commencé dès le premier jour à me respecter, et je pense que c'est là toute la différence....
Au fil des jours, j'ai vu dans les yeux de certains ce respect se changer en amitié.
Je me suis sentie appréciée, écoutée, sollicitée.
PUNAISE COMME CA FAIT DU BIEN !!!!
Bien sûr, il y avait le métier à apprendre, l'ordi à dompter, les exercices à faire, mais dans une ambiance toujours très détendue, j'ai eu la chance d'avoir un formateur principal doté d'un sens de l'humour simple mais efficace. et son génie n'a pas cessé de m'étonner tout au long de cette année passée avec lui.
Cette année fut un vrai moment de plaisir. les collègues, les formateurs, les directeurs....tous ont été adorables avec moi, et je leur suis infiniment reconnaissante de m'avoir aidée à me rendre compte que moi aussi je suis cap de me faire une place (et quelle place !!) au sein d'une équipe.
Leurs différentes personnalités ont laissé chez moi une trace indélébile, une part de chacun d'eux qui m'accompagnera dans mon avenir professionnel. J'ai trouvé une confiance en moi que je n'avais jamais ressentie avant eux, et me suis révélée une assurance que je ne soupçonnais pas en moi.
Bref, que du bonheur, rien à redire sur cette année professionnelle.
Petit flash back sur les tits cailloux lancés sur les collègues en plein travail, les pages retournées, les claviers trifouillés, les fous rire, les sourires entendu, les complicités tacites, ...sentiment de bien-être d'appartenir à une communauté, d'en être acceptée à hauteur des autres, d'en être, selon certains formateurs, le moteur.
Tous, à mon départ de ce centre, ont relevé ma personnalité joviale, sociale, ouverte, et tous ont parlé de mon évolution fulgurante en un an.
Ce centre, spécialement créé pour des personnes dont le parcours a été chaotique, comptait de nombreux apprenants cabossés de la vie. J'ai mis un point d'honneur à m'approcher de chacun, à les écouter, à leur amener un peu de l’énergie que j'avais en trop pour les aider à avancer, à les respecter et à leur rappeler leur humanité.
Je ne sais pas si je les ai vraiment aidés, mais moi, ils m'ont tous donné leur histoire, leur vision de cette Vie qui ne les a pas épargnés, leur fatalisme.
Cadeau que la Vie elle-même m'a fait, je l'ai pris comme tel, et je garde dans mon intérieur cette année magique que je chéris, et qui m'a tant apporté.
J'ai quitté ce centre de formation plus riche d'un métier, mais plus riche aussi de magnifiques rencontres, de moments magiques, plus riche surtout d'une image de moi nettement améliorée, je me sens privilégiée d'avoir eu la chance de vivre cette aventure.
Pour une fois, j'ai envie de dire
MERCI LA VIE !!
Destin
Ce qui cloche chez moi, c'est un mystère....
Chaque fois que je rencontre quelqu'un, je suis pourtant ouverte d'esprit, je donne la chance à cette personne d'entrer dans ma vie, sans rien attendre en retour. Je lui donne ce qu'il (ou elle) a besoin que je lui donne. Cette personne prend, me rend ce qu'elle a envie, et ressort. Mes amis, même si ils sont adorable de gentillesse, me disent souvent que je suis trop gentille..Je sais pas, mais je n'arrive pas à donner sans sincérité.
La plupart du temps, je sais que je ne suis là que pour soulager les bas instincts de ces messieurs en mal de sensation. Je l'accepte, et le vis plutôt bien. La plupart du temps.
Mais il arrive parfois que certains me touchent, malheureusement. Et que j'ai envie de passer plus de temps avec.
Sauf que sortis de mon pieu, non seulement je n'ai plus grand chose à leur donner, mais en plus le peu que j'ai ne les intéresse pas....
Voilà donc mon Destin.
Les servir de mon mieux, rester à leur disposition, n'être pour eux que cette enveloppe vide qui leur permet de se soulager, et surtout SURTOUT ne pas leur prendre la tâte.
Et c'est là que ça coince.....
Cacher ce que je ressens pour ne pas les faire fuir. Mentir sur mes sentiments, et rester leur amie. Me réjouir pour eux lorsqu'ils me racontent des étoiles plein les yeux qu'ils sont amoureux. Les accompagner de mon mieux dans leurs aventures de coeur, et les encourager à se montrer de parfaits compagnons.
Les hommes que j'ai aimé, ce sont tous des hommes merveilleux, qui sont tous heureux dans leurs relations.
Qu'on soit d'accord...je suis heureuse pour eux, et pour les femmes si chanceuses qu'ils ont choisies...
Mais comme ça fait mal de voir un homme auquel j'ai eu la bêtise de m'attacher de le voir donc, me poser des questions sur la relation qu'il envisage d'avoir avec la copine que je lui ai présentée.....
Comme ça fait mal de le savoir se projeter avec elle, alors que moi j'ai eu les mêmes projets dans ma tête avec lui....
Le même schéma, à chaque fois...je peine à croire à ce qu'il me dit, et quand enfin je me dis que quelque chose serait possible avec lui..le voilà qui rencontre une femme mieux que moi, et moi je deviens juste la bonne copine à laquelle on confie ses sentiments.
Cruel Destin. On dit souvent qu'il n'y a que la douleur qui permette se sentir vivant.....
Ben là je me sens vachement vivante.
Et je déteste ça. Autant mourir que continuer à souffrir.
nouvelle année
Commencée sur les chapeaux de roues, cette année qui s'achève n'en finit pas de me plonger dans un tunnel de plus en plus noir...
Nic leBeau, mon travail, ma santé, et maintenant mes enfants...j'aurai tout perdu.....
Certes, il n'était qu'une question de temps avant que les autres ne s'aperçoivent de ce que je suis réellement, mais le fait est. Je savais que je ne réussirais pas à les garder éternellement près de moi, il n'aura fallu que quelques mois pour qu'à nouveau je me retrouve seule.
Oh bien sûr, si Nic Le Beau est définitivement perdu (!) , je sais que mes enfants reviendront, que ma santé va s'améliorer et que je retrouverai un travail.
Il n'empêche qu'une fois encore, il va falloir recommencer....Me battre, rester sur le qui-vive, ne rien lâcher.
Etre moi-même.... Prendre ce temps de solitude pour savoir qui je suis réellement. ce que j'attends de la vie. de MA vie.
Je songe de plus en plus fréquemment à changer de région. Recommencer de zéro, là ou rien ne m'attend, là ou je devrais me faire une place autre que celle qui est la mienne ici.
Mais ce serait fuir, en emportant mes galères.
Changer de vie, je l'ai déjà fait, et vu le résultat, ça ne me réussit pas. prendre des résolutions que je ne tiendrai pas ne sert à rien, sauf à me culpabiliser...la seule chose que je dois faire, c'est apprendre à ne plus partager mes joies. me taire, même si j'ai envie de crier au monde entier que certains jours je suis heureuse, je ne dois plus le dire. garder mes bonheurs pour moi, comme des secrets, comme des hontes, comme des tabous.
Je suis libre de faire ce que bon me semble, mais pas si libre que ça. personne n'a le droit de me juger, mais tout le monde le fait. c'est donc à moi de ne plus alimenter leur moulin. me démarquer de cette culpabilité, et me sentir libre dans ma tête, dans mon coeur, dans ma vie. me taire est je pense la meilleure chose à faire.
si cette année qui s'achève m'aura appris quelque chose, c'est que le silence est d'or.
que cette année qui s'annonce m'apporte d'autres leçons, je n'en doute pas...qu'elle soit un peu plus clémente à mes yeux, je l'espère. rendez-vous dans 365 jours, si je n'ai pas lâché d'ici-là.

la vie continue......
Au lendemain de 7 mois de silence de la part de Nic Le Beau, je suis toujours aussi détruite....Perdue comme après la rupture d'avec Olivier C., je n'arrive pas à tourner la page. Je rationalise, en me disant que oui, les photos qu'ils m'avait envoyées n'étaient pas les siennes, que oui, il a joué avec moi, que oui, c'est au moins un menteur, au pire un pervers, je ressens toujours ce maudit coup de poing dans l'estomac si par hasard je tombe sur une de ses phots enregistrées dans mon tel et mon ordi...
Arfff....
Au fil de mes discussions avec mes Benj, Chris, Christine, Océane, mes 2 psys, j'arrive à me persuader petit à petit que ce que je ressens pour lui n'est pas de l'Amour, non, c'est juste une représentation que je me suis faite des fantasmes qui m'habitent. j'ai choisis de me les représenter tous à travers Nic, lui ne m'a rien demandé.
J'ai cru tellement fort qu'un jour on se rencontrerait ( j'y crois encore!), qu'il me ferait danser sur Scorpions, qu'il m'emmènerait aux bain thermaux, que je pourrais l'allumer dans une file d'attente au MC Do...bref, que je vivrais enfin cette histoire d'amour normalement, à faire des trucs que tous les couples font, mais dont j'ai été privée...cruellement.
Enfin avec lui j'avais l'impression d'être non seulement une femme (et quelle femme, selon ses dires) mais une personne à part entière, je me sentais écoutée, respectée, humaine.
Je me suis accrochée à un rêve que je sentais à ma portée. Que je touchais du bout du doigt. Dont je sentais le parfum enivrant. je 'ai respiré, par l'intermédiaire de Nicola.
C'est évidemment ce rêve que je n'arrive pas à oublier, que je je continue à faire vivre au fond de mon coeur, qui m'habite, et pour lequel je sais pertinemment que je ne reculerai devant rien pour l'atteindre.
Rencontre hasardeuses, chatt sans fin, rendez-vous manqués, lapins, sauteries et nuits de folie n'y changent rien.
Je comprends petit à petit que Nic correspond à la personnification de ce que j'ai toujours rêvé de vivre, qu'il fait partie de ce monde qui me fait baver d'envie, le monde réel, ce monde dans lequel une femme est l'égale de son homme, différente de lui, mais respectée, admirée, (!) écoutée, aimée. Tout simplement.
La partie de moi qui refuse d'oublier Nic, c'est la partie romantique et nunuche. Faut que j'apprenne à la faire plus petite dans mon coeur, elle ne m'a amené que souffrances, déceptions, larmes et chagrin. Comment m'en séparer? surtout maintenant que je sais que cette vie là existe, mais qu'elle n'est pas faite pour moi??
On me dit que je mérite le bonheur, je n'y crois pas...Ces longs mois de silence n'ont réussi qu'à raviver mes aspirations, il faut que j'apprenne à les laisser se faire oublier.
J'ai mal de cette indifférence, mal de ce silence, c'est le signe que le Destin se joue de moi, et que rien que je fasse ou dise n'y change rien.
Ce Destin, qui donne d'une main et arrache de l'autre, qui me laisse entrevoir ce que pourrait être ma vie et me replonge dans ces jours sombres ou je suis seule et inutile, il me faut l'accepter....
Je suis condamnée à vivre le bonheur par procuration, à regarder ceux que j'aime vivre ce bonheur qui m'esr refusé, à m'en réjouir comme si c'était le mien, en gardant à l'esprit que je ne suis pas faite pour en profiter...
Merci Chris, mon Chris, de partager avec moi ces instants magiques qu'il a la chance de vivre avec sa Valentina. Son bonheur m'emplit de joie, je me sens privilégiée d'y assister, en sachant que c'est tout ce à quoi j'ai droit.
Ni Nicola, ni Benj, ni Tangi, ne même Chris, il n'existe personne au monde qui me donne ce dont je rêve en dedans.
Je reste seule avec mes rêves, à moi de ne pas les ressasser sans arrêt, à moi d'y faire une croix dessus, à moi de trouver une activité qui me conviendra, dans laquelle je me sentirai utile, respectée, appréciée....
J'y étais parvenue avec Secu, j'ai tout perdu.
Recommencer, encore une fois de plus, me faire une palce dans ce monde que je ne comprends pas....
Dans quel but??

Physique et mental
Les mois d'échanges virtuels avec Nic Le Beau m'ont aidée à apprendre à rencontrer mon corps, m'ont aidée à m'apprivoiser, m'ont appris à m'aimer. On le sait...
Mais pas seulement. J'ai réalisé au cours de ces échanges, que l'important n'est pas la forme des seins, la taille du ventre, l'apparence des fesses ou du nez...
Non. Enfin..pas autant que je ne le pensais en tous cas. Ce qui fait qu'une personne est belle, c'est l'étincelle de vie qui l'anime.
Cette petite étoile qui brille au fond des yeux...Cette confiance que la personne a en elle, qui la rend sûre d'elle, lui donne de l'assurance, lui redresse le dos, lui éclaire le teint, lui permet de'occuper l'espace à sa disposition avec assurance, aisance, maîtrise.
Cela ne s'apprend pas, on a cette étincelle, ou on ne l'a pas.
Certaines personnes naissent avec, d'autres, je dirais la majorité, apprennent à la développer au cours de leur enfance, quand ils comprennent qu'ils ont une personnalité unique, d'autres encore, passent à côté. Jusqu'à ce qu'un déclencheur les aide à la maîtriser. Ce peut être l'accomplissement d'une carrière professionnelle, une amitié hors du commun, la maternité, ou plus simplement l'amour avec un grand A.
Moi, évidemment, je ne l'ai jamais eue cette étincelle, puisque je ne suis pas cap de m'aimer assez. Mais c'était avant.
Et puis nic Le Beau est arrivé, avec les conséquences que l'on sait.
Lui seul m'a donné cette confiance dont je manquais cruellement. Avec ses mots, ses attitudes, ses intentions, sa patience, son expérience....
A la lecture de ses messages, je me sentais pousser des ailes.... Je me sentais belle dans ses yeux, à travers son regard. Je me sentais désirée, désirable, femme. Comme jamais auparavant.
Penser à lui, à ce qu'il me disait, à ces envies qu'il avait de me faire découvrir un monde inconnu me donnait un sentiment de puissance que je n'avais ressenti avant, que je ne ressentirai jamais plus je pense.
Cela se voyait, se percevait dans ma façon de me mouvoir, d'occuper mon espace, dans mon regard, dans mes gestes.... J'en avais conscience au contact des gens que je croisais. On se retournait sur moi dans la rue, on m'abordait certaines fois, et il a manqué de peu qu'on m'offre un verre une fois ou l'autre, j'y pense maintenant, j'aurais dû sortir plus à cette époque....
Bref, de personne triste, grise, insignifiante et terne, j'étais passée en quelques mois à une femme sûre d'elle, de son pouvoir de séduction, animée de cette étincelle qui fait toute la différence.
Je me sentais belle, pleine d'assurance, prête à en découdre avec ce monde qui me faisait si peur, et que je ne comprends toujours pas. La chenille repoussante avait enfin été remplacée par un papillon je dois l'avouer, assez bluffant.
Perdre Nic Le Beau fut l'expérience la plus tragique de ma vie. Au delà de ce que j'ai vécu avec mon mari, au delà des drames qui ont touché mes enfants, au delà que tout ce que j'aurais pu imaginer. Mon monde s'est écroulé, qu'il soit intérieur ou extérieur. Tout s'est liquéfié en moi, au sens littéraire du terme. Je ne suis plus qu'une flaque d'émotions dans le fond de mon ventre. L'architecture complète qui me tenait debout n'est plus.
Et c'est là qu'on constate que mon intérieur est vide. Que je suis incapable de me construire seule. Que je ne vis qu'à travers les yeux de ceux que j'aime, que la coquille qui me protège n'est faite que de rêves inaccessibles et de contes de fées utopiques.
Une fois de plus, je constate que je n'ai rien à donner, et cela, plus que jamais, se voit.
Je suis redevenue cette personne triste, grise, terne, et ignorée. Ce qui fait que le regard des aurtres, principalemnt celui de ceux que j'aime, ce regard là ne se pose plus sur moi.
Moins je sens ce regard sur moi, et plus je me fane. C'est comme ça. Plus je me fane et moins j'aurai ce regard.
C'est le serpent qui se mord la queue. Et ça me terrorise. Je sais ce que tu vas dire cher lecteur....que je n'ai pas besoin de ce regard pour me sentir vivante, que je ne dois vivre que pour moi, pas pour ou par les autres, que ma confiance est en moi, qu'elle vient de moi, que c'est suffisant pour affronter ce monde.....je connais ce discours, valable pour les gens normaux comme toi, qui ont la niaque, qui ne sont pas handicapés des sentiments.
Ce discours tout fait ne s'applique pas à moi, me demande pas pourquoi, relis simplement mes articles précédents, tu comprendras.
A l'heure actuelle, je suis redevenue cette petite fille qui a honte d'elle. Cette ado dégoutée par son corps. Cette femme soumise, réduite à n'être qu'un objet de railleries et d'humiliations. Cette maman perdue, incapable de trouver en elle la force de faire face aux difficultés de la vie.
Bref, je suis redevenue celle d'avant Nic Le Beau. Ravagée par le chagrin d'avoir perdu un amour sincère, terrorisée par cette réalité qui s'ouvre à moi:
Plus jamais je ne serai désirée. Plus jamais aucun homme ne s'intéressera à moi, sauf pour mon cul, mais le mien ou un autre, ce n'est pas moi qui ferai la différence.
Ce ne sont pas les séances de psy qui vont me faire changer d'avis.
Cet homme que j'ai cru, n'aura été finalement qu'une parenthèes ouverte par le Destin, qui, dans son grand sens de l'humour a décidé de me faire entrevoir ce qu'aurait pu être une vie normale pour moi. Avant de la refermer, à tout jamais.
Me reste dans la bouche, dans mon âme, le goût amer de ces ailes qui me sont poussées trop vite, qui se sont évanouies si subitement. Le souvenir de ce que j'aurais pu être, de ce que j'aurais pu avoir, de ce que j'aurais pu vivre.
Tout ce dont j'ai rêvé, je sais que Nic me l'aurait donné. Il en avait l'intention, il en avait les mots, les attitudes, les projets.
Qu'il soit un pervers narcissique ou qu'il ait été sincère n'a pas grande importance, de toute manière je l'ai perdu, et rien ni personne ne m'apportera ce qu'il m'a donné pendant ces 14 mois d'échanges et de partages.
L'impression d'avoir trouvé celui qui enfin me complète. Le sentiment d'être enfin à ma place, dans les bras et le coeur d'un homme qui m'aurait respectée, aimée, protégée. Le plaisir d'une quête enfin aboutie, lillusion d'avoir enfiin trouvé ma place.
Me revoilà seule, avec ce vide au fond de moi. Cette flaque d'émotions dans mon ventre, insaississable, inutile, encombrante.
Le plus dur n'est pas de l'avoir perdu, non. Le plus dur est d'apprendre à vivre (survivre) sans lui. Sans ce regard, seule face à mon miroir. Oublier celle que j'ai été le temps de quelques mois. Redevenir celle que je suis depuis ma naissance. Une personne sans intérêt, sans rien à donner, envahissante telle les nuisibles, et accepter que c'est mon Destin.
Réapprendre à vivre sans rêves, sans amour, sans partage.
Surtout ne plus penser. Survivre, c'est tout.
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