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Culpabilité

19 Avril 2017 , Rédigé par Michèle

Tomber par hasard sur une photo de Matthias et Océane alors qu'ils fêtent leurs 3 et 4 ans, c'est me replonger dans les vécus de cette époque.....

C'est revivre la fierté d'être la maman comblée de deux petits monstres adorables et plein d'innocence.

C'est refaire tous ces rêves que j'avais pour eux à l'époque. C'est me rappeler mes efforts pour être cette maman aimante, présente, rassurante que j'aurais tant voulu être.

C'est me remémorer ces heures de combat pour faire d'eux des adultes responsables, en leur montrant l'exemple, en leur expliquant que dans la vie on a toujours le choix de faire du mal ou du bien, en leur inculquant le respect, la compréhenson de l'autre, l'ouverture d'esprit.

C'est revivre ces années d'enfer qui ont suivi. mes colères, mes doutes, mes décisions, la façon lamentable dont je les ai guidés, laissés tomber, livrés à eux mêmes. 

Je rêvais d'une famille unie, j'en ai fait une une explosion. Chaque élément est allé s'écraser au plus loin l'un de l'autre, parce que je n'ai pas su les unir par les liens du sang. 

Je me remémore ces deux ptits bouchons, en pleurs pour une raison quelcoque,mais que je n'avais pas le temps de consoler...je revis ces appels à l'aide de leur part, sans réponse de moi, leur maman.

Il aurait fallu que je passe leur bien être avant tout le reste. Avant le travail, avant leur père, avant les vaches, avant mon bienêtre, avant les soucis d'argent, avant le énage à faire, avant le regard de ma famille, avant le qu'en dira-t-on des voisins, avant moi, avant mes illusions, avant mes rêves.

Il aurait fallu, mais je ne l'ai pas fait.

Laisser ces 2 amours grandir seuls, sans personne pour les guider et les réconforter, c'est ce que j'appelle de la maltraitance.

Au cours de leur enfance, l'image que j'avais d'une famille heureuse et unie s'est étiolée, mes illusions sur ma capacité à rendre heureux ceux que j'ai aimés se sont envolées.

Oui, je réalise maintenant que j'ai fait de mon mieux, mais que j'ai foiré. Oh bien sûr, on en parle avec ces adorables ptits bouts de l'époque qui sont devenus 3 adultes merveilleux. Bien sûr qu'ils ont compris que j'ai fait de mon mieux, et qu'ils ne m'en tiennent pas rigueur. Bien sûr qu'ils m'ont pardonné mes erreurs et mes failles.

 Je me remémore pourtant encore tellement clairement le bruit de la clé qui tourne dans cette serrure chaque soir quand je les enfermais dans leur chambre. 

J'endends à nouveau les cris d'Océane qui me disait qu'elle ne m'aimait pas, et qu'elle préfèrerait avoir une autre maman. 

Je revois les yeux suppliants de Matthias quand il me disait qu'il ne vouolait pas que je parte et l'abandonne, mais qu'on devait divorcer d'avec son papa.

Je revis le chagrin de Julien quand il a compris que sa vie n'était pas celle qu'il méritait, son désespoir d'alors, quand il a compris que jamais sa famille ne serait normale, que jamais il ne pourrait compter sur sa maman pour grandir, mûrir, devenir un adulte responsable.

Pourtant seule la force au dessus de nous sait comme je les aime. Elle seule est témoin de mes larmes d'impuissance face à leur détresse. 

Je porte en moi la culpabilité de ne pas avoir su les amener là ils devaient arriver. Je ne parle pas des rêves de réussite professionnelle que j'ai faits pour eux. Je ne parle pas non plus de la façon dont ils gèrent leurs vies, tant bien que mal, en essayant de se cntenter de ce qu'ils ont. Je parle de n'avoir pas réussi à les accompagner sur ce chemin long, dur et ingrat qui s'appelle l'enfance. 

Je parle de mon échec à leur montrer que quoi qu'il arrive dans leur vie je serai là. Ils ne le savent pas, parce qu'ils ont grandi sans moi. 

Maintenant qu'ils sont adultes, c'est moi qui ai besoin d'eux, besoin de savoir qu'ils vont bien, qu'ils sont heureux. Besoin de m'appuyer sur leur bonheur pour trouver le mien. 

Je leur ai donné un rôle qu'ils n'avaient pas à prendre. Ils l'ont pris parce qu'ils n'avaient pas le choix. 

et je leur en suis reconnaissante, pourtant je me sens coupable de ne pas être à la hauteur. Coupable de les décevoir si souvent. Par mes rencontres, par mon attitude d'ado attardée, par mon inconséquence. 

Coupable de fondre en larmes devant eux, cherchant leur épaule solide, que je sais pourtant si fragile. 

Coupable de mon besoin d'amour, d'être reconnue, d'être protégée et choyée. 

Je leur demande ce que je n'ai pas réussi à leur donner. 

Objets de mes satisfactions personnelles, je psse à côté de leurs vies, parce qu'au fond, on le sait bien, seule compte à mes yeux ma petite personne. 

Coupable d'égoïsme, je leur prends ce dont ils ont manqué si souvent durant leur enfance.

Où ce besoin d'amour va-t-il me mener? 

Combien de personnes encore vais je perdre à force de pomper ce que je n'arrive pas à trouver chez moi, en moi?

Combien encore de larme sur ces personnes auxquelle je m'attache et qui me laissent tomber sans un mot, sans explication, sans au revoir?

Combien de temps enfin, avant que mes trois amours, la chair de ma chair, le sang de mon sang, mes 3 enfants ne se rendent enfin compte que je ne suis pas celle qu'ils pensent? ne réalisent que tant qu'ils me feront une place dans la vie ils n'avanceront pas? ne décident finalement de m'abandonner, comme tous les autres,?

Faudra t'il que je prenne les devants, et ne sorte définitivement de leurs vie, sans bruit, sans éclat, juste par la petite porte??

Aurai-je ce courage? 

Ou alors vais-je attendre de les regarder partir, s'éloigner sans un regard, au vu de tout le mal que je leur ai imposé?

Je sais déjà que je ne m'en remettrai pas. Les perdre, c'est perdre toute raison de vivre, de m'accrocher, de me battre. Tout ce que j'ai lutté jusqu'à présent c'est pour eux que je l'ai fait. 

Cela en valait-il la peine???????

 

 

 

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enfance

17 Avril 2017 , Rédigé par Michèle

Quand je regarde en arrière, je revois la petite fille que j'étais. et c'est as joli joli.

Je me rappelle très mal de ma petite enfance...Maman en train de crier de douleur, Papa à courir dans tous les sens dans la cuisine parce que le bébé arrive, et il ne sais pas ou trouver la chemise de nuit à mettre dans la valise pour le départ à la maternité.....C'est je crois mon plus ancien souvenir, j'ai presque 4 ans, et ma vie va changer radiaclement avec l'arrivée de cette petite soeur que je n'ai pas demandée. 

Finis les câlins de Maman, les chatouilles de Papa, je suis grande maintenant, et il a ce bébé qui prend toute la place. Mes grandes seurs sont de vraies petites mamans avec ce bébé, elles sont aussi très gentilles de racuspéter mes bêtises....on me gronde quand je coupe mes cheveux, quand je n'ai pas envie de ranger ma chambre, on me fait des reproches quand je fait un coloriage parce  que ce n'est pas joli de presser avec les crayons de couleur sur le papaier. Ce n'est pas juste comme je fais, je suis nulle, je ne me donne pas assz de peine, je dois faire comme il faut, sinon mon dessin ne sera pas beau. Soit. Je comprends à ce moment que pour faire partie de la famille, je n'ai pas le droit de faire comme moi ça me plait, que pour me faire accepter, je dois faire comme on me dit, même si ça me plait pas. 

Je n'aime pas la couleur de mes cheveux, je ne ressemble pas à mes soeurs... Je n'aime pas leurs jeux, jouer à la petite maman avec une poupée qui ne bouge pas, c'est inintéressant au possible. J'aimerais aller jouer dehors, dans la forêt, avec Troutrou (le fils du voisin, de 6 ans mon aîné). Il connait la forêt, les oiseaux, les animaux, il connait tout. Mais une fille ne traîne pas avec un garçon, ça ne se fait pas. 

Alors je joue avec la petite planche à repasser et le petit fer assorti.je m'ntraîne à repasser....mais ce n'est pas juste comme je fais. Il reste des faux plis sur les mouchoir de papa. Je ne suis pas une bonne fille, je ne trouverai jamais de mari, je n'aurai jamais d'enfants. Pas commme mes deux soeurs ainées...je dois prendre exemple sur elles, elle sont parfaites. 

A l'école, je n'ai pas une jolie écriture comme les autres. Les boucles de mes lettrs sont cochonnées, mes cahiers mal tenus, sales et illisibles. Alors que mes soeurs ont de bonnes remarques sur leurs cahiers, moi je récolte les mauvaises notes. Je m'applique pour retenir ces mots de voc, mais ils ont de la peine à entrer dans ma tête.....

C'est parce que je ne me concentre pas, et c'est mal..."Concentre toi Michèle ou tu n'arriveras à rien...Fais comme tes soeurs, elles y arrivent, tu dois y arriver aussi..."

Euh... Comment on fait pour se concentrer??? 

Je ne suis pas une gentille fille parce que je ne  m'occupe pas de ma petite soeur. Je ne suis pas une bonne fille parce que je ne vais pas aider papa à rentrer les vaches. Je ne suis pas normale, parce que mon écriture est sale. 

Mes soeurs font tellement mieux que moi...pourquoi est ce que je ne fais pas comme elles?? 

J'envie leur aisance à faire les choses. leur complicité. Ce qui lie Maman à evelyne, parce qu'elle se lève toujours pour aider, elle a le droit de récurer le fond de la cuisine, parce qu'elle fait comme il faut. moi j'ai essayé une fois, je me suis faite gronder parce que j'ai mal essoré la panosse et il y a eu de l'eau partout. alors je n'ai pas le droit d'aider, et faut pas que je m'approche de ma petite soeur, je pourrais lui faire du mal. 

Je suis jalouse du temps que Marie Jo passe avec Papa. Elle est toujours avec lui, elle a de la force, elle sait ce qu'il y a à faire, elle a du cran...c'est un peu le fils que Papa n'a pas eu. Je n'ai pas le droit d'aller aider Papa moi. la dernière que j'ai essayé, une vache m'a shootée, et je me suis cassé la clavicule. je ne sais pas traire, pas conduire le tracteur, pas cuisiner, pas écrire, je ne sers à rien, je ne sais rien faire. A part rêver. 

Rêver à un monde ou je serais l'égale de mes soeurs. Une vie ou quand je trouve une fleur jolie, mes soeurs sont d'accord avec moi, une enfance ou quand j'ai une idée, mon entourage est fier de moi.

Un monde ou  personne ne se moque de moi. Dans lequel je suis appréciée (on va pas aller jusqu'à rêver de respect hein ;-) ). Un monde ou j'ai e droit d'être juste moi même.

Soit. Je ne peux pas être moi, avec mes idées farfelues et mon coeur d'artichaut...tant pis, je vais devenir celle qu'on veut que je sois. La gentille fille qui obéit et fait son possible pour ressembler à ces soeurs si parfaites. 

La seule chose chez moi qui ne semble pas déranger les autres, c'est mon humour. Ma faculté à me ridiculiser pour faire rire les autres. Ce côté bouffonne, sans respect, aucune limite dans mes humiliations. Je fais rire, et c'est avec ça que je vais trouver ma place. 

Ma marque de fabrique. Taire cette sensibilité qui souffre dans ce monde injuste, et faire rire la galerie. Qu'importe su moi endedans je suis en larmes, le plus important c'est la joie des autres...

Leur joie de se sentir supérieurs face à mes erreurs. Leur sentiment de toute puissance au moment ou tous réalisent qu'il suffit de m'écraser pour exister. 

Les humiliations acceptées, en famille ou à l'école, ne sont que le reflet de mon besoin d'être aimée. Marie Jo ne s'en prive pas....("tu n'es pas un homme, un vrai, fais comme les indiens, souffre en silence...t'est trop femme arrête de te plaindre...."). Je ne lui jette aucune pierre, elle n'a fait que s'engouffrer dans un créneau ouvert.  Mes copains d'école non plus ne se privent pas... Je me revois enfermée dans le buffet au fond de la classe, attendant qu'un héros vienne me libérer, en général c'est le prof fâché sur moi qui ouvre la porte du palcard. 

Les boules de neige lancées dans le dos ou sur les fesses parce que je suis "La Grosse Sandoz" je ne les sens pas, on s'amuse à me viser...c'est très drôle, toute la classe rigole, alors moi aussi...

Michèle c'est cool, on peut tout lui faire....

Tant pis si elle souffre en dedans, elle rigole, alors on continue...

C'est de cette manière que j'ai réussi à me faire accepter par ce monde qui m'entoure....prendre le rôle que tout le monde attend que je prenne, et tant pis si ça me plait pas. j'ai besoin d'être aimée...ce que j'ai en dedans ne convient as, alors je me plis aux diktats de mon entourage. 

Quitte à oublier celle que je suis. 

Mon défi à l'avenir, c'est retrouver celle je suis. me réapprendre, retrouver ma vraie personnalité. quitte à décevoir ma famille, mais ce rôle que j'ai endossé ne m'a amené que des ennuis. 

Retrouver l'essence qui coule en moi. Assumer ma différence, en faire une force...

Morte de trouille, mais je n'ai pas le choix. C'est ça ou je continue à m'autodétruire. 

 

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Fantomes

15 Avril 2017 , Rédigé par Michèle

En "grave" dépression depuis bientôt 6 semaines, le temps est sérieusement venu de me pencher sur mon passé.

 Prendre dans mes bras la petite fille honteuse dont toute la classe se moque en la montrant du doigt, parce qu'elle suce encore son pouce....la réconforter, la consoler, lui dire que non, le monde n'est pas foncièrment méchant...

Expliquer à la même fillette que c'est pas grave si elle n'est pas comme ses soeurs, si elle a un esprit libre, si elle fait pas correctement ce qu'on lui demande, si elle est pas sage, si elle est blonde et pas brune. Lui dire que moi je l'aime quand même, et que son coeur est beau, que son âme est unique...

Montrer à cette préado laide et grosse qu'elle n'est pas obligée d'accepter les pires humiliations pour entrer dans un groupe, et se faire apprécier. Son humour suffit. 

Rencontrer cette ado en manque d'amour et d'identité, la rassurer sur sa personnalité si spéciale, lui dire que non, elle n'est pas handicapée, elle est juste différente dans sa tête. Que c'est sa force, son pouvoir, sa croix.

Emmener cette jeune fille loin dans ses rêves d'alors. lui faire comprendre que oui, elle mérite une vraie histoire d'amour, qu'il est urgent qu'elle arrête de perdre son temps avec ces gens qui se servent d'elle pour se rassurer sur leur pouvoir de manipulation.

Soigner cette jeune femme terrorisée par ce compagnon violent qui la bat, l'humilie, la terrifie. L'aider à réaliser que ce n'est pas elle qui a un problème, mais qu'elle a affaire à un homme dangereux, l'aider à dire STOP à ces coups, ces viols, ces vols d'identité et de personnalite. L'empêcher de se ruiner par peur des représailles...

Revivre ce passé, avec d'autres yeux que les miens, d'autres ressentis que ceux de l'époque, c'est arriver à comprendre.

Comprendre pour quelles raisons j'ai toujours eu honte de ce que je suis. 

Comprendre de quelle façon j'ai réussi à faire autant d'erreurs, réussir à les assimiler, les assumer, me pardonner. 

Comprendre pour casser cette spirale infernale remplie de doutes, de hontes, de déceptions dans les yeux de ceux que j'aime. 

Comprendre pour affronter ce passé plus récent, ma vie de femme, d'épouse, de maman, cette vie menée au mieux, mais tellement ratée. 

Comprendre pour apprendre à me pardonner tout ce mal que j'ai fait, tout ce bonheur que j'ai volé, toutes ces larmes que j'ai faites couler. 

Comprendre enfin pour me libérer. Pour enfin n'être que moi même. Faire fi de l'image ancrée en moi de cette femme parfaite à mes yeux que je n'ai jamais été, que je ne serai jamais. 

Puisque par lâcheté je suis incapable de mettre fin à ce calvaire que certains appellent la vie, il faut bien continuer à vivre, justement. Autant le faire le plus sereinement possible. Et pas de sérénité sans remise en question de tout ce qui m'a été inculqué, de tout ce que j'ai assimilé, de tout ce que j'ai cru bon de mimer. 

C'est morte de trouille que je vais revenir sur cette vie fausse, mensongère, luopée. Mais je n'ai pas le choix. 

Va falloir que je m'y replonge, non pour pleurer, au contraire. Simplement dans le but d'apprendre à m'accepter, à m'aimer, à me respecter. C'est le seul moyen d'arriver à ne plus penser à hier, de ne pas prévoir demain, mais de juste vivre aujourd'hui. M'aimer pour aimer correctement les autres. 

Ouvrir mon coeur. A la petite fille que j'étais, à la femme que je suis,  la vieille que je serai. 

Et par là, à tous ceux qui, de près ou de loin, aurint envie de m'accompagner sur cette dernière partie de ma vie.

Revivre ces douleurs, pour ne plus les ressentir.Cicatriser ces blessures, pour faire peau neuve. Apprendre à me connaître, pour enfiin, profiter de ce qui m'est donné.

Des années de travail m'attendent,  pour tourner la page sur ces années de galère. Pour enfin, laisser dormir ce passé, et m'ouvrir à l'avenir. 

Le plus grand défi de ma vie, mais celui dont je pense je serai le plus fière. 

Ca fait peur, et ça fait mal. Mais l'espoir et le détermination sont là, alors je me lance...

 

 

 

 

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Etat liquide

28 Mars 2017 , Rédigé par Michèle

L'abandon de Nic Le Beau m'a laissé à terre. Penser à lui, plus de 3 semaines après son dernier message, me liquéfie de l'intérieur...Un mur s'écroule en dedans chaque fois que je revois sa photo, pour finir en flaque au fond de mon ventre. Accompagné de tremblements, disparition de mes forces, battements accélérés de mon coeur, respiration haletante....les symptomes physiques sont là, je ne les invente pas.

Comment cette relation virtuelle à présent terminée peut elle me mettre dans un état pareil?? 

A force de réflexion, j'ai réalisé que si Nic Le Beau me manque, et que je n'arrive pas à l'oublier, son abandon n'est pas seul responsable de mon état. Il est comme on dit chez nous, l'arbre qui cache la forêt, la goutte d'eau qui a fait déborder le vase....

J'explique. Nic Le Beau fut d'un grand soutien, je refais pas le topo, j'en parle assez dans mes derniers articles....je me suis appuyée sur lui, croyant qu'au dela de la vision de mon image qu'il a réussi à changer, c'est mes blessures intérieures qu'il guérissait. 

C'était sans compter que mon vécu n'allait pas se laisser oublier aussi facilement. 

Au delà de tout ce que Nic Le Beau m'a apporté dans la découverte de ma sexualité et de mon pouvoir de séduction, il a été un roc sur lequel je me suis appuyée pour continuer à assumer mon passé. Longtemps ce fut Olivier C., mais après notre rupture, c'est Nic Le Beau qui a fait office de point d'ancrage dans ma vie dévastée.

Le perdre, c'est non seulement perdre l'espoir de vivre un jour tout ce dont j'ai rêvé de vivre avec un homme, c'est avant tout, perdre cette sécurité que tout allait enfin bien se passer désormais. 

Le perdre, c'est me retrouver seule, avec mes démons, mes regrets, mes angoisses. C'est voir revenir en courant ce passé que je m'épuise à fuir. 

C'est enfin réaliser que je ne pourrai pas le régler seule. et que ce n'est ni un Nic Le Beau, ni un Olivier, quelqu'il soit, qui m'aidera à accepter mes erreurs, et assumer mon passé. 

J'ai besoin de quelqu'un d'extérieur, quelqu'un qui ne me jugera pas, quelqu'un dont c'est le métier.

Soit....c'est donc complétement paumée que je prends rdv chez le médecin....en burn out total, somnifères, antidépresseurs, psychothérapie....tout est mis en place pour me remonter, physiquement autant que mentalement. 

Bine décidée à enfiin vivre sereinement les années qu'il me reste, il va falloir fournir un effort surhumain pour revenir sur tout. 

Mon enfance, perdue entre mes oseurs au comportement exemplaire et mes efforts pour leur ressembler....mon adolescence, passée avec un mec immature qui n'a pas su me donner la confiance en moi dont j'avais besoin....mon histoire avec Vait, qui m'a terrorisée au delà de ce que l'imaginaire peut concevoir...mon mariage, et cette descente aux Enfers, lente mais sans espoir de retour.... Mon départ, la perte de mes deux grand, la culpabilité de ne pas avoir été la maman dont ils avaient besoin, les efforts fournis pour trouver un travail, faire mes preuves, faire ma place au milieu de ces collègues machos, brutes, mais si touchants. mon amitié avec Nico, ce lien qui nous unissait, mais qui, sans raison m'a laissée tomber du jour au lendemain. Ma perte dans les bras de mecs qui, s'ils n'ont pas été si nombreux que ça, ne m'ont apporté aucun réconfort, au contraire...maon image que j'ai actuellement, celle d'une femme, même pas mère, juste sale, traînée, déchéante..........

Oui, mon passé est lourd de mes erreurs, de mes errances, de mes fautes. 

mais je n'ai pas le choix.....si je veux aller meux un jour, je vais devoir tout affronter. ça je l'ai compris. Et je suis morte de trouille...

L'abandon de Nic Le Beau, dans ce qu'il a de plus brutal, m'a au moins peris de prendre conscience que le moment est venu de faire la paix avec mon passé. 

Et juste pour ça (au delà de tout ce qu'il m'a apporté auparavant), je lui en serai toujours reconnaissante. 

Sauf que je n'ai aucun moyen de le lui démontrer....

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froid

4 Mars 2017 , Rédigé par Michèle

Une fois de plus, cher lecteur, c'est une pluie de larmes qui accompagne mon texte. Moi qui avais juré ne plus jamais verser de larmes pour un homme, quelqu'il soit, ben je suis coton. Voilà maintenant trois jours (seulement!) que je ne dors plus, ne mange plus, verse toutes les larmes que mon corps est encore capable de produire.

La personne responsable de ce nouveau chagrin??? moi, évidemment...je n'ai pas besoin d'ennemis, je me débrouille toujours très bien pour me faire du tort...

Alors que tout se passait très bien avec Nic Le Beau, cet homme génial de patience qui m'a, tout au long de nos messages appris à connaître et aimer mon corps, il a fallu que j'impose ma volonté pour le faire fuir. 

Exceptionnel de générosité, de calme, d'ouverture d'esprit, de virilité aussi (avouons-le, ça ne gâche rien!) beau comme un Dieu, patient, objectif, bourré d'humour...bref, il a tout pour me faire craquer, et ses mots gentils, ses attentions envers moi, ses encouragements son soutien, tout chez lui m'a conquise. 

Pendant les 14 mois au cours desquels nous nous sommes écrit, il ne s'est jamais passé plus d'une semaine sans que ne soyons en contact (enfin..si...une fois, il m'a laissée 3 semaines sans nouvelles, problème de bloquage du site).

14 mois de bonheur, de partage, de fous rires, d'exercices visant à me mettre à l'aise avec mon corps.

14 mois d'orgasmes puissants par écran interposés, de mises en scènes pas toujours très catholiques, mais toujours effectuées dans le plus grand respect l'un de l'autre.

14 mois de connexion surprenante...cette impression de se connaitre depuis toujours, cette façon de terminer les phrases de l'autre,

14 mois d'attente aussi, suspendue à mon ordi à attendre qu'il se connecte.

14  mois d'amour virtuel, pleins de promesses, de mots doux (il m'appelait tour à tour bébé, Ma Reine, chérie...)

14 mois à tout vivre en virtuel, avec cette éternelle question: quand va t on se rencontrer en vrai?

Au fil de temps, ces messages sont devenus importants, nécessaires, addictifs, puis frustrants

Frustrants, parce que je crevais d'envie de respirer son odeur, d'entendre le son de sa voix, de ressentir l'étreinte des ses bras sur moi

Il a commencé à me manquer. Physiquement. d'où une impatience grandissante de le rencontrer. Il avait prévu une rencontre exceptionnelle entre nous, me l'avait racontée, j'en ai rêvé si souvent! pourtant, il ne voulait pas de cette rencontre.....Il disait que si on se rencontrait, c'était pour se mettre en couple, il avait envie de ça avec moi....mais n'était pas prêt. Moi je lui disais que c'était pas le mariage que je lui demandais, juste une rencontre....Tout en étant consciente que si on se rencontrait, on courait le risque de perdre cette complicité unique qui nous unissait. Au risque de vivre des instants de bonheur intense, ou au risque que notre relation, tel un soufflé, ne retombe et ne nous laisse un arrière gout amer....

Plusieurs fois, j'ai demandé cette rencontre....avec à chaque fois un refus, souvent sans explications. D'où mon impatience grandissante...tant et si bien que l'autre j'ai fait ce que je savais qu'il ne supportait pas. je lui ai lancé un ultimatum...

Je lui donné mon adresse, rdv à 21:00 ce soir, si tu as pas envie de venir, ma contacte plus....

Ce qui m'a pris de lui dire ça?? j'en sais rien. mais je le regrette amèrement. 

En ligne au moment ou je lui ai écrit cette horreur, il n'a pas pris la peine de répondre....passée l'heure du rdv, (lapin évidemment!) je lui ai réecrit en disant ma déception, que je pensais que comme les autres il se foutait de moi, que je le regrettais, mais que je comprenais et ne lui en voulais pas. 

J'ai espéré 3 jours qu'il lise ce message et réagisse, en me rassurant sur ses sentiments, qui sont, je le pense encore actuellement, forts à  mon égard....il m'a simplement remerciée pour tout, et plus de nouvelles.

Voilà. Aussi simple que cela. Je l'ai perdu, pour le moment en tous cas, et j'en suis malade.

J'ai multiplié les messages pour qu'il daigne me parler, mais rien n'y fait. Il a balayé notre complicité d'un revers de la main, et je pense lui avoir fait mal, très mal, pour qu'il réagisse de cette façon...je ne sais pas si un jour il me pardonnera, mais le savoir blessé par ma faute est une torture permanente.

Et rien de ce que je pourrais faire n'y changera quelque chose.

Voilà..

A nouveau seule dans ce monde qui me fait si peur, à nouveau détruite pour avoir cru en un bonheur possible, à nouveau à la recherche de cette personne qui saura me prendre telle que je suis, me prendre dans ses bras, et me dire

"Ne crains rien, tout ira bien, je suis là maintenant". J'aurais voulu que ça soit lui, tant pis pour moi

 

 

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AIIIE

20 Août 2016 , Rédigé par Michèle

AIIIE

Une fois de plus je m'adresse à toi cher lecteur, pour, comme de coutume, pleurer sur mon triste sort....

Moi qui me croyais guérie, qui pensais que plus rien ne me toucherait, qui m'imaginais être sortie tellement forte de cette malheureuse histoire avec Olivier C., moi qui me figurais que plus jamais de ma vie je souffrirais pour un homme......

Me voilà de nouveau en proie aux pires tourments.

Mais qu'est-ce qui cloche chez moi?? Pourquoi ne suis je pas capable de simplement fermer mon coeur, et jeter la clé au fond d'un puits?

Alors que je sais que l'amour n'est pas pour moi, que je ne vaux rien, et que personne n'est assez stupide pour s'intéresser à ce que je suis vraiment. Que ce soit l'amour avec un grand A, ou l'amitié.

Début de cette année, j'ai réalisé que l'Amour n'existe pas. Du moins, pas dans le sens ou je le conçois. Mes rêves de partage, de communion, d'échanges intenses avec la personne aimée ne sont que chimère, inventées de toutes pièces dans le but de mieux vendre des livres ou des films. Soit, je l'ai accepté. Personne ne m'aimera de la façon dont moi j'aime. Ok, pas de soucis. Je ne donnerai plus mon coeur, ou alors juste à mes amis, mais je lutterai contre ce sentiment tellement abêtissant qui me bouffe les neurones chaque fois que je tombe amoureuse...Plus jamais je n'attendrai autre chose d'un homme que ces moments de plaisir physiques,au cours desquels je m'interdirai même de leur appartenir totalement. Plus jamais je ne permettrai que le pouvoir de me blesser leur appartienne.........

Comme ça a bien fonctionné...Avec Doug, qui est devenu mon ami, avec Amir, qui vient régulièrement, mais à qui je en pense jamais en dehors de ses visites, avec Ivan, que je ne vois plus, mais qui m'a fait comprendre que c'est pas grave de pas être importante, avec Christophe, qui se débat dans son couple, et que j'essaie d'aider au maximum...avec Benj, qui, si il refait sa vie avec une autre, ne m'a pas laissée indifférente..

Oui, tout est bien allé, maîtrisé, sous contrôle......

Jusqu'à Nic Le Beau....

Evidemment, une machine gérée par moi-même...fallait bien qu'elle grippe...

Avec sa vision de la vie, sa perception des choses, son expérience, sa patience, sa tolérance, sa gentillesse, il a fait de moi une autre femme.

De complexée par ce corps dont j'avais honte, il m'a transformée en une femme sûre d'elle et de son image, sexy même. Je me trouvais insignifiante, invisible, il m'a appris à me montrer, à assumer ces formes qui e sont que le reflet de ma féminité.

Au cours de nos interminables échanges, il m'a appris à ressentir mon corps, à le comprendre, à le maîtriser. Il m'a emmenée sur des sommets de plaisir dont je n'aurais jamais soupçonné l'existence.

Sincère avec moi? je le pense oui. Pour le moins quand nous sommes en ligne...

Mais ça ne l'empêche pas de faire l'amour à sa cousine, et de me raconter comme elle est bonne (moins que moi, mais au fond, il n'en sait rien hein)....

Tout comme ça ne 'empêche pas de rester parfois plus d'une semaine avant de se remettre en ligne, me laissant seule à penser à lui, à me poser des questions, à douter...ça ne l'empêche pas non plus de continuer à refuser de me rencontrer en vrai, soi disant qu'il n'est pas prêt...mais prêt à quoi?? il ne le dit pas...

ça ne l'empêche pas non plus de vivre sa vie, de son côté, et de ne venir que quand le besoin s'en fait sentir....

Comment me perçoit-il? Il me dit magnifique, belle, sexy, il m'assure avoir envie de moi, il me raconte ne penser qu'à moi au moment de se coucher....

Je n'ai vu que ça jusqu'à présent, et je me rends compte qu'il me dit ce que j'ai envie (ou besoin???) d'entendre...

Manipulateur de première???

Ou sincèrement impressionné par la connexion de nos pensées, de nos désirs, de nos envies?

Monstre d'égoïsme passé maître dans l'art des messages sexo???

Ou Ou réellement surpris par notre complicité hors du commun???

Et c'est là que le bât blesse...

Je crois en cette histoire comme on croit en dieu. Sans explication valable, elle existe, c'est tout. Je plonge dans le piège d'une expérience rare mais pas impossible impliquant deux âmes seules, mais tellement semblables qu'elle se reconnaissent au contact l'une de l'autre.

Eternelle romantique, j'ai envie que cette histoire soit LE récit de ma vie. Comme j'y ai cru avec Olivier O., Olivier C., Vait, Martial.

Je me sens vibrer à la simple pensée d'une romance avec Nic Le Beau. Je me sens revivre un amour enfin partagé, enfin assumé, enfin réciproque.

Au mépris de tout ce que la vie m'a appris jusqu'à maintenant, Olivier P. a raison, je suis toujours à la recherche de cet homme qui me rendra heureuse...Alors que je sais qu'il n'existe pas...

Je me sens comme la petite fille dont les parents n'ont pas les mayens de lui offrir la poupée qui est exposée dans la vitrine. Je sais que je ne l'aurai pas, mais je ne peux me résoudre à faire l'impasse dessus..

Et putain qu'est-ce que ça fait mal !!!!!

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rencontres

8 Avril 2016 , Rédigé par Michèle

rencontres

Ma fille m'a fait le plus beau des cadeaux: elle m'a inscrite sur un site de rencontres. Pendant des années j'ai refusé. Ces sites sont pour les personnes désespérées, moi j'avais Olivier...

Ces sites sont pour les personnes perverses, en manque de sexe, ou pire: qui ne pensent qu'à ça. des obsédées. Homme et femmes. Moi je suis pas de ce bois-là, toute manière si je n'ai pas Olivier, je n'aurai personne d'autre, je suis trop laide et conne pour intéresser quelqu'un à mon âge...

Donc...après avoir rempli un questionnaire basique, fait deux photos ( calvaire moi qui déteste ça!!), me voilà balancée sur un site connu pour ses rencontres sexuelles plus que pour ses rencontres amoureuses. Qu'importe, Olivier m'a tourné le dos, mon coeur brisé n'est pas à la recherche de l'âme soeur, et faut bien s'amuser un peu....

C'est là que les surprises, toutes plus belles les unes que les autres commencent à arriver

Première surprise: Je suis encore cap de plaire à un homme...enfin, à plusieurs même. A beaucoup. A trop...

En quelques jours, je me retrouve à tchatter avec une trentaine d'hommes différents, certains quelconques, d'autres beaux gosses, quelques uns vraiment canon... Le choix est grand, ils veulent tous la même chose, j'en conviens, et je n'ai que l'embarras du choix...

De quoi faire tourner a tête à la pauvre ignorante que je suis...évidemment..

Luigi le cuisinier, Amir le libanais, JM la brute, Florian le surfeur, Christophe le tout doux, Fred le libertin, Michel le battant, Julien le joueur, Vincent le bûcheron, les deux Laurent, Alain l'artiste....

Tous sont venus, tous ont vu, tous ont vaincu. Certains mieux que d'autres, tous à leur manière, tous avec leur fougue et leur personnalité.

Tous m'ont apporté quelque chose. Moi qui me pensais "expérimentée" je découvre qu'en fait je ne connaissais rien en matière de sexualité

Moi qui pensais connaître mon corps, je me rends compte que je n'ai jamais écouté cet inconnu.

J'ai compris qu'avoir un corps de rêve n'est pas important pour eux. Que savoir leur donner ce qu'ils demandent, c'est pas une question de maîtrise ou de savoir faire. Que pour la majorité d'entre eux ce que leur partenaire ressent est bien plus important que leur propre plaisir. Qu'enfin, certains hommes ont un sens de l'humour fabuleux

Même si je reste en contact avec chacun d'eux, il m'a bien fallu mettre un terme à ces rencontres, je n'ai pas envie de passer pour une traînée, et c'est ce qui serait arrivé si je n'avais pas mis un stop à ce manège. Tous les jours, ce sont plusieurs hommes différents qui me contactent en me demandant un rdv, tous les jours je reçois des messages disant que je suis belle, gentille, drôle,...tous les jours ce ne sont que compliments et beaux mots. De quoi perdre la tête, je l'ai déjà dit, mais c'en est effrayant.

Moi qui 'avais pas confiance en moi, me voilà rassurée: je plais. un peu, beaucoup, trop.

Des jeunes, des vieux, des beaux, des moches, des cons, des intelligents.

Je demande sur mon profil à être surprise...c'est inimaginable ce que les hommes peuvent déployer comme trésors de surprises et d'humour pour arriver à leurs fins.

Tous les jours, c'est avec plaisir que je visite ma boite mess de ce site, je me marre sans discontinuer.

La palme cependant revient à Doug ( ce n'est même pas son vrai nom, en couple oblige...), qui par ses simples "tchô" me fait hurler de rire. Un homme hors du commun par ses traits d'esprit, sa philosophie, son côté enfant, qui a su me toucher particulièrement lors de notre premier tchatt en me disant que sa spécialité culinaire par excellence ce sont les blancs d'oeuf en neige. Un homme qui, avec une patience infinie a répondu à toutes les questions que je lui ai posées, avec humour, bonté et honnêteté. Un homme malheureux, terrifié par l'idée de changer de vie, qui n'hésite pas à me confier ses problèmes, un homme qui, de "bon à pècho" est passé en quelques semaines au statut de véritable ami, un de ceux sur lesquels je sais que je pourrai compter quoiqu'il se passe, un pour lesquels je serais cap de soulever des montagne si il le fallait.

Mais aucun d'eux n'arrive néanmoins à la cheville de Nic. Nic Le beau. Tout un programme....

Au premier contact nous sommes restés connecté plus de 5 heures. Se découvrant, me rendant compte qu'il a cumulé dans sa vie plus de conquêtes que je ne peux l'imaginer, un homme avec une écoute à la hauteur de ses expériences vécues. Un homme calme, patient, sûr de lui, très drôle, beau comme un Dieu, et qui s'intéresse à moi!

Rapidement conscient que je ne suis rien, il m'a prise en amitié dans un premier temps. M'a rassurée, à décidé de me prouver que oui, je suis désirable, oui je suis quelqu'un de bien, non je ne suis pas la merde que je pensais être.

Pratiquement tous les jours nous avons parlé. De moi, beaucoup.De lui un peu. De sexe...évidemment! De la beauté d'un corps, et de ce qui se passe entre un homme et une femme...bien sûr.

Patiemment, il m'a appris à découvrir mon corps. Me forçant à me déshabiller et à me regarder nue devant un miroir. Me poussant à me décrire, m'encourageant de toutes les manières possibles, il a réussi son pari:

M'apprendre à m'aimer. A aimer ce corps dont j'avais honte. A aimer cette personnalité qui est mon moi. A aimer ce que je suis, tout au fond.

Oui, je le sais, je suis pas parfaite, au contraire, mais il a réussi là où j'ai toujours échoué: faire de moi une femme sûre d'elle, épanouie, en accord avec elle-même.

Chaque moment passé en sa compagnie me comble de joie, chaque mot reçu de lui m'apporte un sentiment de plénitude, un peu comme si il me remplissait le coeur avec sa gentillesse, sa patience, sa tolérance.

Il ne juge pas. Jamais. Il n'a encore jamais écrit rien de méchant, ou de mauvais. Sur personne, pourtant je lui ai tout confié de mon passé. Patiemment, il a su trouver les mots pour me rassurer, pour me donner cette confiance en moi dont j'avais tellement besoin.

Soutien sans faille de tous les instant de ma nouvelle vie, je lui dois cette renaissance. Me voir avec ses yeux m'a apporté un regard neuf sur les désastre que j'ai créé, m'a aidé à accepter la triste réalité de mon moi profond.

Oui je ne suis rien, mais c'est pas grave, ce que je donne, il le prend. Comme un cadeau, alors que moi, ce qu'il me donne change ma vie. Chaque jour un peu plus.

Nous avons décidé de ne pas nous rencontrer tout de suite, pas encore, prendre le temps.

Trois mois de messages presque quotidiens, intenses, francs, honnêtes. Je peux tout lui demander, il a une réponse à chacune de mes questions, si stupides soient-elles. C'est tellement rassurant de ne pas avoir à justifier mes questions, je m'en sens plus forte. Avec lui spécialement, j'ai oublié Olivier. Définitivement.

Je ne peux pas dire que ce que je ressens pour lui c'est de l'Amour, je ne sais même pas à quoi ressemble son parfum corporel, et oui, avouons-le, nous avons peur tous les deux de cette rencontre qui un jour va nous voir enfin réunis.

Peur de décevoir, de pas être à la hauteur, de perdre ce que nous avons construit sur ce site.

Pourtant, j'en suis intiment persuadée, c'est une belle histoire qui nus attend. Le temps d'une nuit, de quelques, ou de la fin de notre vie, je n'en sais rien, mais je sais que quelque chose nous unit, lui et moi.

Laisser faire les choses, vivre et laisser mourir...toute manière les dés sont jetés.

Ma fille m'a fait le plus beau des cadeaux, elle m'a inscrite sur un site de rencontres.

Cela a changé ma vie.

Désormais je me tourne vers l'avenir, en profitant de chaque seconde que le présent me donne.

Finalement, la vie est peut-être belle???

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Nico

24 Janvier 2016 , Rédigé par Michèle

Nico

Nico c'est mon ami. Collègue consciencieux, frère de galères, clown à ses heures, fiston quand i en a besoin, mentor quand j'en ai besoin.

Ptit gars de 29 ans, venu d'un coin perdu de France, à se demander comment il a atterri au Vallon, c'est l'ami qui a eu le plus d'importance dans ma vie jusqu'à présent. Plus que Charla, et c'est pas peu dire...

Exemplaire de patience pendant les mois où j'ai perdu mon dernier fils et Olivier O. c'est lui qui m'a sortie du trou que je m'étais creusé, lui qui m'a aidée à déménager, lui qui a su remettre de l'ordre dans mes idées, dans ma vie, dans mon coeur.

Les heures de services nocturnes passées avec lui au téléphone ne se comptent plus, les galères d'Inter résolues ensemble, les froids de canard, les peurs des fantômes du château,....nous avons tout partagé.

Nos expériences avec le sexe opposé aussi, au cours d'interminables discussion durant lesquelles nous refaisions le monde, autour d'un café, d'une bière, d'un repas partagé.

Les fous rires aussi. Une phrase, un mot, une attitude, et me voilà pliée en deux, les larmes de rire au bord des yeux, le ventre douloureux de ce rire que lui seul arrive à me tirer.

Pudique dans ses sentiments à l'extrême, il reste pour moi un homme que je respecte du fond du coeur, tant je connais les galères et les désillusions auxquelles il a dû faire face, même si il ne s'en est jamais ouvert à moi.

C'est un homme blessé mais debout que je regarde parfois en me disant: " Putain...ce type est un rescapé.."

J'admire son courage, se force de caractère, sa façon de tenir bon dans la tempête.

J'aime sa vision du monde, tellement vraie de justesse, tellement juste de vérité.

Il sait mes faiblesses, connaît mes travers, mais n'a jamais usé de son influence sur moi, sauf pour me diriger dans le chemin qui me convient.

Comment arrive-t'il à me connaître aussi intimement? Je pense que je lui en ai beaucoup dit.

Bizarrement il ne m'a jamais jugée, au contraire, il m'a toujours encouragée à me dépasser, me faisant comprendre que ce que je faisais n'était pas bien sans le moindre mépris, me persuadant de continuer ce que je faisais de bien par son respect, il m'a tant apporté que je ne sais comment lui prouver ma reconnaissance.

Le jour où il a été engagé chez Secu, ce n'est pas un collègue supplémentaire que j'ai eu, c'est une rencontre avec mon ange gardien, tout simplement.

Son amitié m'est devenue indispensable, comme de boire ou manger.

Je sais pourtant qu'il ne sera pas toujours là, il a sa vie à construire, et je doute y avoir ma place. Inimaginable à présent je vois pourtant le jour des adieux arriver, j'en suis malade, mais ne saurais le retenir.

Raison pour laquelle chaque minute passée en sa compagnie est pour moi une fête, un cadeau du Destin, un privilège.

Je pense que je vais encore rencontrer plein de gens formidables dans a vie, mais jamais aucun n'aura la place qu'il a prise dans ma vie, dans mon coeur.

Il 'y a qu'un seul Nico, j'ai la chance inouïe d'être son amie...

Rein que pour ça je suis contente de ne pas en avoir fini avec la vie.

Merci ptit, je sais ce que je te dois, et je n'aurai jamais assez de ma vie pour te le rendre.

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La vie continue

16 Décembre 2015 , Rédigé par Michèle

La vie continue

Voilà. Après des mois de larmes, de chagrin, de désespoir, j'arrive pas à oublier cet homme que j'aime profondément, mais il faut bien avancer.

Je sais tout au fond de moi qu'il reviendra, mais qu'il faudra du temps. Temps qui passe, qui me voit chaque jour dépérir, me décharner, devenir l'ombre de moi-même.

Et qu'il faut malgré tout habiter.

Nico, mon collègue, mon ami, mon mentor, m'a dit un jour: "Montre-lui que tu es cap de te relever, de t'épanouir, d'être heureuse sans lui, ce jour-là il verra que tu es cette femme qu'il aime, et il n'aura qu'une envie-revenir."

Soit. Je veux bien, mais comment?

Comment sourire à la vie, rire, même, alors que mon coeur est en miettes, que mon corps me fait honte, que plus rien ne m'intéresse?

La réponse viendra d'elle-même. Une fugace envie de sortir, un soir. Une invitation à aller boire un verre avec Christine, quelques semaines plus tard. Le plaisir de ne pas rester prostrée derrière la télé, de voir du monde. Une autre envie de sortir, un samedi soir.

Envie dont je fais part à Océane, qui m'emmènera en boîte le samedi suivant.

Soirée porno exceptionnelle ce soir-là. C'est bien ma veine, moi qui m'efforce de tirer un trait sur tout ce qui est sexe ou attirance quelconque, faut que j'arrive dans une soirée spéciale adultes...

De cette soirée, je ne verrai jamais le spectacle. Je rencontre un homme, jeune (37 ans), qui n'est pas plus à sa place que moi dans cette soirée de débauche où la moyenne d'âge doit être de 22 ans à tout casser.

Rapidement, nous décidons d'aller boire un verre ailleurs. En bonne mère indigne je laisse tomber ma fille, et m'échappe de cet endroit sombre, bruyant, surpeuplé.

Nous resterons une bonne heure de temps dans un troquet, à discuter, il se trouve que nous sommes collègues, moi ici, lui dans une autre ville. Le pauvre, gelé, (on est en décembre, et la boîte d'où l'on vient est un nid à courants d'air) n'arrête pas de grelotter. Il me fait mal au coeur. Je lui prpose tout gentiment de venir chez moi se réchauffer, sous une bonne doouche bien chaude. Sans vraiment avoir envie d'aller plus loin avec lui, il est mignon, mais je ne suis pas prête à ça.

Il accepte, et après un bon café dans ma cuisine, le voilà à poil en train de chanter sous ma douche.

Galant, il prend le temps de se rhabiller en sortant, s'asseoit près de moi dans mon canapé, regarde la télé, me prend dans ses bras.

Le simple fait de me sentir entourée de ces bras réconforte la pauvre désespérée que je suis.

Evidemment, il ne nous faut pas bien longtemps pour qu'on se retouve en sous-vêtements pour moi, nu et en forme pour lui....

Se pose alors LA question: T'as une capote??? Non je n'en ai pas, parce que je n'y ai jamais pensé (comment penser un seul jour de ma vie en voir jamais besoin, moi qui ai tellement honte de ce corps que je déteste, moi qui n'aime qu'Olivier C., moi qui suis persuadée de faire fuir n'importe quel homme sain d'esprit???). Et toi? Non.

Heureusement, à part quelques caresses bien agréables, nous aurons la force de nous arrêter à temps.

Ouf, nous avons échappé au pire. Comment gérer l'après? Pour lui, c'est une question de fidélité, (il m'expliquera pendant que je le ramènerai qu'il est marié, et que sa vie n'est pas top, mais qu'il est encore très amoureux de sa femme....) pour moi c'est une question de faiblesse de ce coeur qui n'en fait qu'à sa tête, (aurais-je pu encore me regarder en face alors qu'à mes yeux je n'aurais agi guère mieux qu'une chienne?)

Nous nous quittons en amis, ce que je pense que nous resterons, même si je doute le revoir un jour.

Qu'importe!!! ces quelques heures passées en sa compagnie m'ont montré que malgré mon corps difforme je suis encore une femme, avec des réactions de femme, et que je suis encore désirable, même aux yeux d'un homme marié, et pas seulement parce que je représente "l'attrait du péché", juste parce qu'il me trouve à son goût.

Cet homme, je lui serai infiniment reconnaissante, il m'a montré que je peux encore être désirée, même si il avait un peu bu, il a bien dessaoûlé pendant ce temps que nous avons partagé.

Je n'oublie pas Olivier C.,(ça jamais!!), mais je me rends compte que grâce à Michael, j'ai repris (un peu!!) confiance en moi.

Chemin tellement long et tortueux jusqu'au retour d'Olivier C., qu'il va falloir parcourir seule. sauf les soirs où j'aurai la chance de tomber sur homme qui aura envie de tout ce que je pourrai lui donner en dehors de mon coeur, en échange d'une certitude, fugace, mais nécessaire:

Je suis une femme. Avec ses besoins de tendresse, de douceur, de sexe.Oui, la vie n'est peut-être pas toute rose, mais si par moments, mais il y des moments qu'il fait beau vivre.

En atendant SON retour

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mortel

25 Octobre 2015 , Rédigé par Michèle

mortel

Comme je déteste ces dimanches où y'a rien à faire. Juste la télé, mon ptit dans le canapé, s'abreuvant d'images débiles, pas un mot, pas un geste, juste compter les minutes qui me séparent encore de la mort.

Alors je pense. Je reviens sur mon passé, je m'interroge, ne trouve aucune réponse, sauf l'évidence que le monde se porterait mieux sans moi.

Cet homme que j'aime du plus profond de mon âme ne veut plus de moi. C'est un fait, mais je refuse de l'accepter. tout mon être s'y refuse. J'ai beau me dire qu'il n'y a rien à faire, qu'il faut aller de l'avant, passer à autre chose, je n'y arrive pas. Ce n'est pas de la mauvaise volonté, je lutte pour y arriver de toutes mes forces, mais je bloque.

Il me manque. Cruellement. Douloureusement. Désespérément.

J'en perds le sommeil, impossible de m'endormir sans m'être assommée à coup de somnifères.

J'en perds l'appétit. Impossible d'avaler ne serait-ce qu'une bouchée de quoi que ce soit de solide, ne passent que le café et la cigarette, au point que si je mange je vomis.

J'en perds la raison, je me rends bien compte que je ne suis plus que l'ombre de moi-même, une pâle copie de cette femme qu'il a aimée si fort, dont il était tombé éperdument amoureux.

Lui qui fut ma force au cours de toutes ces années, est devenu ma faiblesse.

Chaque jour qui passe, j'ai mal. Chaque minute qui s'écoule j'ai envie de hurler. Chaque seconde disparue, la douleur de l'avoir perdu me diminue.

Pourquoi?

Pourquoi je n'arrive pas à m'en remettre? Quel malin plaisir est-ce que je trouve dans cette complaisance à me lamenter sur mon sort? Comment me sortir de ce trou dans lequel je m'enfonce toujours plus bas?

On dit que les choses n'ont que l'importance qu'on leur donne.rien n'est moins sûr.

Il est des fois où le subconscient revient torturer le conscient, et je sais de quoi je parle.

Sinon comment expliquer que quoi que je fasse tout me ramène à lui?

On est dimanche aujourd'hui, il ne se passe pas une minute sans que je pense à ce temps qu'on pourrait passer ensemble, ce travail que l'on effectuerait l'un à côté de l'autre, ces balades que l'on ferait, main dans la main....ou pas.

Mon coeur en est brisé, mes larmes coulent sans que je puisse les refouler, mon corps souffre, mon âme est torturée.

Jusqu'où cela va-t'il me mener? Combien de temps encore vais-je souffrir? Y aura-t'il un moment dans ma vie où tout ceci sera derrièreOh bien sûr, je pense au suicide, fatiguée que je suis de souffrir minute après minute, cahcune que s'écoule étant plus douloureuse que la précédente.

Mais je sais que ce n'est pas la solution, que mes enfants ont besoin de moi (!), que même dans la tombe j'emporterai cette souffrance.

Alors quoi?

Faut-il me laisser aller? Refuser désormais toute relation humaine en dehors de mes enfants? Fermer mon coeur à tout sentiment? Et devenir une vieille folle aux chats, pétrie de rancune, de jalousie, de méchanceté et d'amertume?

Je ne sais pas ce que demain me réserve, et je sais même pas si j'aurai la force de l'affronter ce demain.

Je sais juste que j'ai mal, que j'en peux plus, et ça me détruit.

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